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EUD

Fig. 208. — Carte géologique des Environs de Sainte-Engrace (Basses-Pyrénées), d'apK»:« A. Bresson {Bull. Service Carte géol. de la France, XVI, 1904-1905, n' 110, p. 390, fig. 1).

1. Ordovicien; 2. Gothlanàion; 3. Schistes mâcUrëres gothlandiens ; 4. Dinantien; 5. Poudingnes ])ermiens; 6. Permien supérieur et moyen ; 7. Trias avec diabases ophitiques; 8. Cénomaoien : Caicatir à Caprines et conglomérats; 9. Calcaire à Hippurites, Calcaire des Canyons; 10. Flysch gréseux â FucoYdes; 11. Danien et Éocène. — Échelle de 1 : 100000.

Nord; Adân de Yarza a fait paraître une carte du Sud-Ouest, et Mallada une carte du Sud-Est. Termier a décrit le granité de la Haya*.

d^écailles vers le Sud, constaté aux environs de Sainte-Engrace, ne serait qu'un phénomèop local, lié à l'existence de replis secondaires dans ces nappes; L. Bertrand, Sur la prolongalion des nappes nord-pyrénéennes dans les Pyrénées Occidentales {C R. Acad. Se, CLII, 1941, 1*' sera., p. 476-478), et Sur la structure des Pyrénées Occidentales (Ibid., p. 639-642).]

1. P.-W. Stuart-Menteath, Sur la Géologie des Pyrénées de la Navarre, du Guipuzcoa et da

ALTAIDES POSTHUMES.

A l'extrémité Nord-Est du massif, près d'Hasparren, se trouve du gneiss granitique, formant la Montagne d'Ursouia (673 m.), qui se détache à peine de la plaine siluée à son pied. Ce gneiss est suivi par une ellipse irrégulière, allongée du N.E. au S.W. sur 60 kilomètres environ, dans laquelle affleurent des terrains paléozoïques et, plus près du bord, le granité de la Peûa de Aja (816 m.). Du Crétacé supérieur transgressif se montre sur quelques points.

La carte de Stuart-Menteath prouve, sans qu'il puisse subsister aucun doute, que Tanticlinal de Trias et de Jurassique qui vient de Sainte-Engrace, en formant le côté Nord des Basses-Pyrénées, se moule sur le flanc oriental du Massif du Labourd et se dirige au N.W. vers

Ouest j

FiG. 209. — Coupe des lambeaux de recouvrement situés au Sud de Sainte-Engrace, d'après A. Bresson {Bali. Service Carte géol. de la France, XVI, i904-1905, n° iiO, p. 301, flg. 2).

8'"'. Ordovicicn; S^. Schistes m&clirères ^othlandiens : hiv-vi. Dinantion; r„. Poudinguos permiens; V~*. Trias avec diabascs ophitiques; c*~*. Calcaire à Hippnritcs, calcaire des Canyons; c*. Flysch gréseux à Fucoïdcs; c,. Danien et Éocène. — Échelle des longueurs 1 : 100 000 environ.

Hasparren. De là, cette même zone s'infléchit vers l'Ouest autour du massif ancien; et les observations d'Adân de Yarza et de Mallada nous apprennent que le reste du massif, sur presque tout son pourtour, jusque vers Roncevaux, est entouré de sédiments semblables. Par dessus s'étale un large manteau de calcaire crétacé et de Flysch, qui longe la côte par Fontarabie, se poursuit dans le Guipuzcoa et vient se réunir, au Nord de Pampelune, avec le Flysch de la chaîne principale des Pyrénées.

Il résulte de là que les Pyrénées sont séparées de la mer, sur la

Labourd (Bull. Soc. Géol. de Fr.» 3* sér., IX, 1880-81, p. 304-333, pi. VI : carte), et Note sur une carte géologique de la haute et basse iVai'arrc (Ibid., 3" sér., XIX, 1890-91, p. 917-921, pi. XX : carte) ; H. Adàn de Yarza, Descripcion fisica y gealôgica de la Provincia de Quipuzcoa (Mem. Gomision del Mapa Geol. de Esp., 1884, 173 p., 9 pi. dont 1 carte géol.), et Provincia Guipuzcoa; Geologia agricola, Hosquejo petrografico. In-4°, 26 p., carte, San Sébastian, 1900; L. Maliadn, Reconocimiento geolôgico de la Provincia de Navarra (Bol. Gomision del Mapa Geol. de Esp., IX, 1882, p. 1-04, pi. A : carte géol.); Termier, Le granité de la Haya ou des Trois Couronnes, Pays-Basque (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4« sér., VII, 1907, p. 9-17). [Voir aussi R. Adàn de Yarza, El pais vasco en las edades geotôgicas (Bol. Com. del Mapa Géol. de Esp., XXVIII, 1906, p. 45-63, pi. 1 : carte géol. à 1 : 400 000).]

Bidassoaet près de Saint-Sébastien, par une zone de Flysch continue. Sur cette étendue, elles sont plissées vers le N., d'après Adân de Yarza, et même couchées par endroits. Le Flysch du Guipuzcoa est également plissé vers le N. Dans le Flysch surgit un massif d'ophite, long de 16 kilomètres et large de 6 à 8 kilomètres.

Les klippes de Biarritz sont parallèles à la direction que le Flysch affecte dans la vallée inférieure de la Bidassoa; mais en Biscaye, la direction N.W. s'accuse nettement dans un territoire encore occupé par le Flysch. Elle se traduit par une longue traînée d'ophite, qui est peut-être la Continuation de Taffleurement mentionné plus haut, puis par un long anticlinal de Crétacé inférieur passant par Bilbao, et enfin par un long synclinal d'Eocène, qui s'étend de TAlava vers la Province de Burgos et qui suit en partie le cours supérieur de TEbre. En Biscaye, le plissement est énergique et dirigé vers la mer, c'est-à-dire vers le N.E. * .

Non loin, àrOuest, de la région dans laquelle l'anticlinal de Bilbao se rapproche de la mer, près d'Entrambasaguas, au voisinage de Santander, et de ce point jusqu'au delà des Picos de Europa (Pefta de Cerredo, 2 642 m.), Termier a suivi un système de nappes empilées, formées de terrains allant du Trias à l'Eocène et comprenant au Sud des couches paléozoïques ; ce massif montagneux, d'après sa situation dans l'ensemble, doit être regardé comme sortant au Sud de la zone du Flysch *. Son extrémité, plissée vers le N., atteint Oviedo (II, p. 204).

On peut penser, dès lors, que ce chaînon ne doit pas être attribué aux Pyrénées '. —

Nous n'avons que quelques mot» à dire sur le Sud. Il y a d'ailleurs peu à ajouter aux descriptions déjà anciennes d'Emm. de Margerie et Schrader et de Mallada *.

1. R. Adân de Yarza, Descripciôn fisica y geolôgica de la Provincia de Àlava (Mem. Comision del Mapa GeoL de Esp., 1885, 175 p., 3 pi. dont 1 carte géol.); et Descripciôn fisica y geol()giea de la Provincia de Vizcaya (Ibid., 1892, xiT-i92 p., 8 pi. dont 2 cartes géol.).

2. P. Termier, Sar la structure géologique de la Cordillère cantabrique dans la Province de Santander (C. R. Acad. Se, CXLl, 1905, 2* sera., p. 920-922).

3. La même opinion a été exprimée par Penck {Die Picos de Europa und das Kantabriseke Gebirge, Hettiier, Geogr. Zeitschr., UI, 1897, p. 278-281), qui, en conséquence, cherche le prolongement tectonique de cette chaîne dans les Sierras de la Demanda, de Urbiùn et de .Moncayo. Dans les premières domine la direction E.-W. (Larrazet, Recherches géologiques sur la région orientale de la Province île Burgos et sur quelques points des Provinces d* Alava et de Logrono. In•8^ 310 p., 3 pi., Paris, 1896; [du même. Notes stratigraphiques et paléonlologiques sur la Province de Burgos (Bull. Soc. Géol. de Fr., 3" sér., XXII, 1894. p. 366-384, pi. XIU; trad. espagnole dans le] Bol. Comision del Mapa Geol. de Esp., XXll, 1895, p. 121-143. pi. XXX-XXXl). tandis que plus au Sud, vers Soria et le Moncayo, la direction S.E. de rÉbre devient prépondérante (R. Chudeau, Contribution à Vétude géologique de la VieiUe- Castille, thèse de doctorat. I^-8^ 92 p., carte, Paris, 1896).

4. Emm. de Margerie et Fr. Schrader, Aperçu de la Structure géologique des Pyrénées, p. 605 et suiv. L*une des sources principales est toujours la monographie de L. Mallada, Descripciôn fisica y geolôgica de la Provincia de Huesca (Mem. Comision del Mapa Geol. de Ksp.). ln-8o, XV-43Ü p., 2 pi. : carie et coupes, 1878. [Voir surtout la thèse, déjà citée, de

ALTAIDES POSTHUMES. 923

En partant du Nord-Ouest, le bord méridional de la haute chaîne est accompagné par une zone mésozoïque assez étroite, principalement crétacée, à laquelle appartient d'ailleurs le Flysch crétacé des environs de Sainte-Engrace. Ensuite vient une large zone d'Eocène médiocrement plissé, qui s'étend de Pampelune jusqu'au delà de Jaca {zone de V Aragon). Celle-ci est limitée au Sud par un retour de Trias avec ophite et de Crétacé, qui débute par une bande longue et étroite entre le Rio Aragon et le Rio Gallego, recule vers le Nord suivant une ligne irrégulière au N.E. de Huesca, et bientôt augmente de largeur et d'étendue; elle va rejoindre les Pyrénées, sur les bords du haut Segre (Sierra del Monsech, 1 693 m.), par une série de tronçons disposés en arc de cercle. C'est la zone des SieiTas. La zone de TAragon se trouve ainsi barrée en même temps vers le Sud-Est. Ce retour des terrains secondaires affecte, au Nord-Ouest, la forme d'un anticlinal ou d'une fracture, et Ton peut encore y discerner quelques indices d'un mouvement vers le Sud.

Des dépôts miocènes remplissent la vallée de l'Ëbre.

Coup d'œil général. — En avant des Pyrénées se trouvent deux massifs étrangers, celui de Mouthoumet, qui est manifestement une partie de la Montagne Noire, et celui du Labourd. Des plissements qui se relient à ceux des Pyrénées les enveloppent. N'était cette circonstance, on serait tenté de dire que les Pyrénées se terminent déjà à l'Est du Labourd et que ce massif est situé en dehors des Pyrénées.

A rencontre des autres chaînes récentes de l'Europe, les Pyrénées montrent nettement des poussées dirigées vers le Nord et des poussées dirigées vers le Sud. Quand ces deux mouvements se superposent, les couches prennent une disposition plus ou moins redressée, en éventail, qui a pour effet, comme nous l'avons vu sur le Gave de Pau, de mettre le Dévonien inférieur en contact avec l'Albien.

Le mouvement vers le Nord peut se suivre, en partant du Var, à travers toute la Provence; il entoure et influence le Massif de Mouthoumet, dont le bord Ouest montre une intrication (Verfaltung) de sédiments mésozoïques. A cette même allure obéit également le Massif du Roc de France, qui s'étend au Sud-Est du Tech jusqu'au bord méridional des Pyrénées. Les grands charriages du versant Nord des Pyrénées (Trois-Seigneurs, Saint-Barthélémy, etc.), les Petites Pyrénées, tous les plis qui se prolongent vers le N.W. jusqu'à Dax et bien au

M. Dalloni, Élude géedogique des Pyrénées de V Aragon, In-i**, 444 p., carte tectonique, carte géol., 1 pi. coupes générales, 56 flg. dans le t. Marseille, 1910 (Kxtr. des Annales de la Fac. des Se, t. XIX); et L. Garez, Sar quelques points de la géologie du Nord de V Aragon et de la Navarre (Bull. Soc. Géol. de Fr., 4« sér., X, 1910, p. 682-090).]

delà sous la plaine, et avec eux la lisière externe des Basses Pyrénées, qui enveloppe de même le gneiss du Labourd, la zone du Flysch de la Bidassoa, les montagnes de Biscaye et enfin tout le Nord de TEspagne jusqu'aux Picosde Europa participent également à ce mouvement vers le Nord. Il règne des environs de Cannes jusqu'au delà d'Oviedo, etil a été général, peut-être avec un rebroussement dans TOuest du Guipuzcoa. Non seulement le Massif de Mouthoumet, mais aussi celui du Labourd ont été « flottés » (geflossl) vers le Nord; il en a été, de même, évidemment, pour toute la partie aujourd'hui poussée vers le Sud.

Le mouvement vers le Sud est très énergique, mais il est limité en étendue. D'après l'état actuel des observations, il commence sur le Tech, au Sud-Est du Canigou, mord bientôt profondément sur les Pyrénées, et affecte ensuite toute la largeur de la Haute-Chaîne; puis, il s'atténue au delà d'Urdos, et ouvre le synclinal pincé de Flysch dans la direction des Basses Pyrénées, mais règne encore dans celles-ci jusqu'à leur extrémité, àTexception de la bordure septentrionale. Au Sud, dans les avantmonts crétacés et tertiaires des Sierras, le plissement est également dirigé vers le Sud; mais il s'atténue bientôt et n'atteint pas l'Ebre.

Cette localisation parle en faveur d'un effondrement. Le fait que, près de Gavarnie, au fond de la fenêtre ouverte par les Gaves, le Crétacé recouvre en liaison autochtone le Silurien inférieur, et que ce substratum représente par conséquent une surface érodée, que surmontaient des couches allant jusqu'au Campanien et à l'Eocène, tend à suggérer la même hypothèse.

On pourrait concevoir qu'une masse poussée vers le Nord, donc, en toute hypothèse, soumise à des tensions énergiques, se serait trouvée interrompue par un effondrement, et que ces tensions auraient été compensées par un mouvement dirigé en sens inverse, c'est-à-dire vers le Sud. Cette conception cadrerait très bien avec la structure en éventail redressé qui, autrement, serait difficile à concilier avec les charriages vers le Nord constatés dans le voisinage immédiat.

Une circonstance tout à fait énigmatique doit, d'ailleurs, entrer en ligne de compte.

Les Pyrénées occupent un niveau plus profond, à l'intérieur de l'édifice anté-permien des Altaïdes, qu'aucune autre des chaînes récentes de l'Europe. Ce qu'on y désigne sous le nom de « série primaire » correspond exclusivement à des fragments des Altaïdes. La direction W. 30° N. de la partie poussée vers le Sud coïncide avec celle des « lignes de Karpinsky » (W.N.W. ou N.W.). Comme pour ces lignes, l'intensité décroît vers l'W.N.W. Comme pour ces lignes encore, le côté méridional est affaissé et le mouvement passe au Sud, en opposition avec le mouvement général vers le Nord.

ALTAIDES POSTHUMES. 925

Nous avons, dans cet ouvrage, qualifié d'asiatiques les caractères qui viennent d'être rappelés. On ne pourra se demander si leur rencontre dans les Pyrénées est due simplement au hasard, ou si elle a une signification plus profonde, que quand la nature de ces lignes sera mieux connue. Le fait que le mouvement vers le Sud cesse, en avant du massif du Roc de France, n*est guère favorable à l'hypothèse de relations avec l'Asie. —

Les intrusions basiques récentes des Pyrénées sont instructives pour d'autres chaînes de montagnes. Lacroix a montré d'une manière irréfutable qu'elles ont métamorphisé à leur contact les roches voisines *.

Elles apparaissent, ici encore, tant(^t à l'état de massifs aux contours irréguliers, tantôt comme des fragments de filons, tantôt sous forme d'intercalations pouvant atteindre de 1 à 4 kilomètres de longueur et davantage. D'après les indications détaillées de Garez, on peut distinguer deux groupes d'intrusions. L'un appartient au Lias inférieur et ne comprend que des ophites. Le second s'étend jusqu'au niveau du Gault et, à côté de l'ophite, il fournit également de la Iherzolite, de la serpentine, de la diorite, de la péridotite et de l'anorthosite (celle-ci en filons dans la péridotite)'.

Là se reproduit donc la série des roches vertes qui se présentent à différents horizons, près d'Ivrée et dans les Alpes Piémontaises, dans le Trias salifère des Alpes Calcaires Orientales, dans les lambeaux de recouvrement lépontiens, dans l'Apennin, dans le Nord-Est de la Corse et à l'Ile d'Elbe, enfin sur tout le pourtour de l'Atlas Méditerranéen et de la Cordillère Bétique, depuis la Tunisie jusqu'à Gibraltar et même jusqu'aux Baléares. Lacroix montre que, dans les Pyrénées, du granité à biotite s'est transformé, par digestion du calcaire, en péridotite à hornblende. Ici nous accepterons l'hypothèse que ces roches vertes, et avec elles les péridotites, étaient originellement, au moins pour la plupart, des roches abyssiques. La présence des minerais de nickel parle en faveur de cette manière de voir.

i. À. Lacroix, Les phénomènes de contact de la Lherzolite et de quelques Ophites des Pyrénées (Bull. Service Carte géol. de la Fr., VI, 1894-1895, n" 42, p. 307-446, 3 pi.); Étude minéralogique de la Lherzolite des Pyrénées et de ses phénomènes de contact (Nouv. Archives du Muséum d'Hist. Nat., 3* sér., VI, 1894, p. 209-308, pi. 5-10); el Livret-guide des Excursions en France du VIII* Congrès Qéol. Internat.^ Paris, 1900, n" IIl, Pyrénées {roches cristcUlines), 34 p., en particulier p. 16. Lacroix signale un exemple où des projections de labradorile et des laves andésitiques ont apparu pendant Tépoque rhétiennc; Les tufs volcaniques de Ségalas (Ariège). Conclusions à tirer de leur étude au point de vue de Vo^^igine des ophites (C. R. Acad. Se, CXXll, 1896, 1" sem., p. 146-149). [Sur le mécanisme et l'histoire des intrusions pyrénéennes, voir L. Bertrand, mém. cité, p. 502-511 (métamorphisme des terrains secondaires, roches basiques de la région nord-pyrénéenne, âge des granités, etc.).]

2. L. Garez, La Géologie des Pyrénées françaises y 111, p. 1694 et suiv. ; en particulier p. 1702.

Steinmann a insisté sur les rapports fréquents que ces intrusions présentent avec les schistes à Radiolaires de mer profonde, et il a cherché à établir une relation de cause à effet entre les roches vertes et les grandes profondeurs marines*. Cette coexistence se réalise souvent, en effet, et elle peut être observée sur des points très éloignés les uns des autres; nous aurons en outre à signaler l'apparition fréquente de roches très basiques au milieu des océans. Mais, dans les Pyrénées, dans le Sud de TEspagne et dans le Nord-Ouest de l'Afrique, ces roches sont associées à des sédiments qui ne peuvent pas être considérés comme des dépôts de mer profonde; et là, les faits ne sont pas d'accord avec une telle généralisation.

En Europe, on rencontre ces roches vertes intrusives ou leurs traces très morcelées sur des centaines de points, à l'intérieur des régions profondément disloquées qui s'étendent du Lac de Sankt Wolfgang jusqu'au bord du Sahara. On ne les voit pas dans Tavantpays, pas plus au Nord qu'au Sud, et nous les considérons par conséquent, en Europe, comme un cortège des mouvements tectoniques.

1. G. Steinmann, Die geologische Bedeutung der Tiefseebildungen und d. ophioUikische Erupiim (Berichte Naturforsch. Gesellsch., Freiburg i. B., XVI, 1905, p. 44-46).

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