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A. Geikie, Trans. Royal Soc Edinburgh, XXXV, 1888, p

4. H. Bäckström, Beiträge zur Kenntnnis der isländischen Liparite (Geol. Foren, i Stockholm Förhandl., Xlll, 1891, p. 637-682, notamment p. 671 et suiv.). — Sur la jonction de la Norvège au Spitzberg et sur V* Arctide • de Pettersen, voir le tome II du présent ouvr., p. 98.

[5. Voir Th. Thorkelsson, The Hot Springs of Iceland (K. Danske Vidensk. Selsk. Skr., 7. Raekke, Naturvid. og mathem. Alf., VllI, 1910, n«» 4, p. 181-264, 13 pi. phot.); Th. Thoroddsen, De varme kilder paa Island, deres fysisk-geologiske forhold og geograftske udbredelse (Danske Vidensk. Selsk. Forhandl., 1910, n"* 2, p. 97-257, carte).]

6. Voir surtout Th. Thoroddsen, Island. Grundriss der Geographie and Geologie (Pelermanns Mitthcil., Ergänz.-Heftc No. 152-153), 358 p., 3 pi. : carte hypsométrique, carte géologique, carte tectonique et itinéraires, Gotha, 1905. [Voir aussi Th. Thoroddsen, Geolo-

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alors que les contours de Tiie avaient été affectés par des effondre* ments, qui vont seuls maintenant retenir notre attention.

On sait que l'ile consiste en une épaisse table de basalte. Cette table est traversée par des formations volcaniques plus récentes et de nature très variée.

Nous commencerons par la presqu'île nord-occidentale. L'examen des conditions de gisement du c Surtarbrandur » a révélé un fait inattendu : c'est que le substratum basaltique y est traversé par des cassures circulaires, concentriques, disposées en croissant, et que des compartiments étendus se sont affaissés le long de ces cassures en formant des échancrures arrondies*.

Le Breidi Fjordr, sur la côte occidentale, et le Hunaflôi, sur la côte septentrionale, sont des effondrements qui entament le basalte et réduisent à une largeur de 7 ou 8 kilomètres à peine l'isthme rattachant la presqu'île, découpée comme une feuille, à l'Islande. Plusieurs cassures circulaires concentriques, — quatre, semble-t-il, — jalonnées par places de sources chaudes, traversent la presqu'île. La première et la plus importante va de l'Isafjördr au Tâlknafjordr. Chaque voussoir présente un abrupt vers l'intérieur, et une pente douce vers l'extérieur (fig. 215).

En 1879, il se produisit à Pearlette (Kansas), par dissolution, un effondrement circulaire qui donna naissance à un petit lac salé; les abrupts concentriques regardaient au contraire vers l'extérieur-. En 1895, un lit de sables boulants situés au-dessous d'une partie de la ville de Brüx se vida latéralement dans les puits d'une mine de lignite; on observa que les tassements commençaient à la périphérie et s'étendaient de proche en proche dans la direction de l'écoulement souterrain.

gical Map of Iceland, t : 600 000. Surveyed in the years 1881-1898. Edited by the Carlsber^ Fund. Copenhagen, 1901 : H. Pjetursson, Ont Islands Geologi (Meddelelser Dansk Geol. Foren., Nr. 11, 1905, p. 1-104), et Einige Hauptzüge der Geologie und Morphologie Islands (ZeiUchr. Gesellsch. f. Erdkunde, Berlin, 1908, p. 451-467, pl. 5); K. Sapper, Island (Geogr. Zcitschr., XIH, 1907, p. 225-243 et 316-329^); H. Spethmann, Der Aufbau der Insel Island (Centralblatt f. Mineralogie, 1909, p. 622,646); H. Pjetursson, Island. In-8% 22 p., Heidelberg, 1910 {Handbuch der Regionalen Geologie, herausgegeben von G. Sleinmann und 0. Wilckens, IV, 1. Abt.): W. von Knebel, Ueber die Lava-Vulkane auf Island (Zeitschr. Deutsch. Geal. Gesellsch., LVIII. 1906, Monatsber., p. 59-76); K. Sapper, Ueber einige isländische Vulkanspallen und Vulkanreihen (Neues Jahrb. f. Min., Bcilage-Bd. XXVI, 1908, p. 1-43, pl. I-VIII); H. Spethmann, Vulkanologische Forschungen im ösllichen Zentralisland (Ibid., p. 381-432, pl. XXXl-XXXVI); H. Reck, Isländische Masseneruptionen (Geol. u. Palaeontol. Âbhandl. hersg. von E. Koken, Neue Folge, XIII, 1910, p. 83-186, pl. MX : photogr.).]

1. Th. Thoroddsen, Nogle lagttagelser over Surtarbrandens geologiske forhold i det nordvestlige Island (Geol. Foren, i Stockholm Förhandl., XVIII, 1896, p. 114-154, pl. I : cartes, en particulier p. 147); Islandske Fjorde og Bugter (Geogr. Tidsskr., Kjöbenhavn, XVI, 1902, p. 58-82, pl. II : cartes): sur Tisthme, voir le même : Hoj landet ved LangJokuU paa Island (Ibid., XV, 1900, p. 3-14, pi. I : carte).

2. W. D. Johnson, U. S. Geol. Survey, 21st Ann. Hept., 1899-1900, part 4, p. 708-711* en parüculier pl. CXXXVl-CXXXVIIl.

Lorsque, quelque temps après, le phénomène se répéta, des fissures se produisirent d'abord en dehors des limites atteintes par la première catastrophe, après quoi l'affaissement se circonscrivit dans la même direction que précédemment*.

L'exemple de l'écoulement survenu à BrQx concorderait mieux que l'affaissement par dissolution de Pearlette avec ce qui s'est passé en Islande. Lorsqu'une pièce de fonte se solidifie irrégulièrement, et qu'une

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FiG. 215. — La presqoMle nord-occidentale de Tlslande, d*après Th. Thoroddsen.

Échelle do 1 : -2 000 000 environ.

certaine quantité de métal restée liquide s'échappe de côté en laissant un vide, les fondeurs allemands disent qu'il se produit un Lunker. Nous dirons de même que le Nord-Ouest de l'Islande est comparable à une cavité de ce genre, dont la couverture de laves aurait crevé. Le Faxa-Fjördr est un effondrement en forme de cuvette régulière, sur le bord occidental; il est jalonné par des volcans et des sources chaudes. Le horst basaltique allongé qui le sépare du Breidi Fjördr porte à son extrémité le volcan du Snaefells JökuU. Il est limité au Sud par la presqu'île volcanique de Reykjanes'-.

1. Franz E. Suess, Jahrb. k. k. Geol. Reichsanst.. XLVIU, 1898, p. 491 et suiv.

2. Th. Thoroddsen, Snœfellsnes i Island (Ymer, X, 1890, p. 144-188, pi. I : carte); Geologiske lagttagelser paa Snœfellsnes og i omegn af Faxebugten i Island (Bihang K. Svenska Vetensk.-Akad. HandL Stockholm, XVII, Âfd. II, n** 2, 1891, p. 95, 1 carte); et Reisen in Island und einige Ergebnisse seiner Forschungen (Verhandl. Gesellsch. f. Erdkunde, Berlin, XX, 1893, p. 203-214); le même, Geograflske og geologiske Undersögelser ved den sydlige Del af Faxaflöipaa Island (Geogr. Tidsskr., XVII, 1903, p. 2641, 93-109, 123-144, carte), et ailleurs.

Dans les fjords de la côte Nord, on ne voit pas d'effondrements circulaires avant d'atteindre 17° 30' de long. W. On arrive alors à un large fossé d'effondrement, qui traverse toute l'Islande, d'abord dans Ja direction du Sud, puis en se recourbant vers le S.W., de sorte qu'au Sud, la Presqu'île de Reykjanes, déjà mentionnée, en forme la limite septentrionale. Ce fossé, nettement marqué dans le Nord, embrasse la plupart et les plus remarquables des accidents volcaniques récents de l'Islande. En même temps, il enveloppe en arc de cercle toutes les cassures circulaires précédemment signalées.

Son bord occidental part de la côte Ouest du Skjalfandi Fjordr et se poursuit vers le Sud sur 150 kilomètres de distance, en formant une paroi basaltique qui domine le fond du fossé et présente un rejet de 500 à 600 mètres. Le bord oriental apparaît à la base de la presqu'île de Langanes. Le Skjalfandi Fjordr, Hùsavik, Tjornes, l'Axar Fjordr et le Thistil Fjordr sont situés à l'intérieur du fossé. Les tremblements de terre y sont fréquents. Jusqu'au delà du Lac aux Moucherons (Mj^vatn). la bande affaissée est coupée de nombreuses fissures N.-S., parallèles aux bords du fossé. Elles séparent des horsts élevés et des fossés profonds; sur leur parcours, les sources chaudes et les volcans s'alignent en chapelets; de ces fissures sont sorties de vastes coulées de lave^

A partir de 65° 15' environ, les crevasses tournent au S. S.W. et se rapprochent du S.W. dans la partie occidentale; elles atteignent avec cette direction le bord septentrional du Vatna Jokull, dont la calotte de glace, s'avançant de l'Est, recouvre une bonne partie de la zone affaissée^. Sur sa lisière S.W. apparaissent de longues crevasses de direction S.W. : la fissure, longue de 30 kilomètres, de l'Eldgjâ, la fissure bien connue et non moins longue de Laki, qui est jalonnée par une centaine de bouches d'éruption, etc. '. C'est ainsi que la grande zone volcanique principale, avec ses multiples alignements de direction S.W., et sur une largeur considérable, atteint la côte méridionale, pour se continuer au large de la Presqu'île de Reykjanes par la chaîne

1. Th. Thoroddsen, Vulkaner i det nordostlige Island (Bihang K. Svensk. Vetensk. Akad. llandL, XIV, Âfd. II, n" 5, 1888, 71 p., 3 pi., carte); trad. sous le titre de : Vuleane im nordöstlichen Island {SViiiheW, k. k. Geogr. Gesellsch. Wien, XXXIV, 1891, p. 117-145 et 245-289, 3 pi.); Fra det nordostlige Island. Rejseberetning fra Sommeren 1895 (Geogr. Tidsskr., XIII, 1895-96, p. 99-122, pi. 111 : carte), et Fra det nordlige Island, Rejseberetning fra Sommeren 1890 (Ibid., XIV, 1897>98, p. 7-28, carte), et surtout : Die Bruchlinien Islands und ihre Beziehungen zu den Vulkanen (Pelermanns Mittheil., LI, 1905, p. 49-53, pl. V : carte et plans).

[2. Sur les massifs restés en saillie dans cette dépression, voir H. Beck, Das vulcanisehe Horstgebirge Dyngjufjôll (Abhandl. K. Preuss. Akad. Wiss. Berlin, 1910, 100 p., cartes et pl.)/

3. A. Heiland, Lakis Kratere og lavaströmme (Univorsitätsprogramin for 2. Sem. 18S5. Kristiania, 1886). In-4% 40 p., 2 pl.; Th. Thoroddsen, Fra Islands indre Hôjland. En Rejseberetning fra Sommeren 1889 (Geogr. Tidsskr., X, 1889-90, p. 149-172, pl. III : carte), et Rejs.* i Wester-Skaptafells Syssel paa Island i Sommeren 1893 (Ibid., XII, 1893-94, p. 107-234, pl. Il : carte), et dans d*autres publications.

des Iles Vestmanna et par les Fuglasker. Dans la Presqu'île de Reykjanes, Thoroddsen compte au moins 30 volcans et plus de 700 cratères. Au large des Iles Fuglasker, les sondages de V « Ingolf » ont révélé Texistence d'une crête sous-marine qui s'avance dans la même direction très loin au S.W *.

Au Sud-Ouest et à TOuest de THekla se trouve une région basse.

FiG. 216. — Extension de quelques tremblements de terre en Islande (1806), d'après Th. Thoroddsen.

Échelle de 1 : 750 000.

tournée vers la mer, qui se distingue assez nettement du haut pays situé plus au Nord. Les tremblements de terre y sont fréquents et violents. Lors des sismes de 1896, on crut pouvoir y distinguer plusieurs compartiments, de forme plus ou moins polygonale, qui furent ébranlés à des jours différents. Cette région aussi est une aire affaissée; en 1896, les secousses partirent toujours de la lisière, du côté du haut pays. Malgré leur violence et leur proximité, l'Hekla ne s'émut pas-.

1. Th. Thoroddsen, Undersögelser ved den sydlige Del af Faxaflôi, Ht, p. 133 et 143; Islands Fjorde og Bugter, p. 164. La croupe sous-marine, telle que la représente la carte de l'Expédition de 1'« Ingolf • (Geogr. Tidsskr., XIV, 1897-98), est tellement allongée et étroite qu*elle fait penser à Tentratnement des cendres par la mer, à peu près comme dans les Kouriles.

2. Th. Thoroddsen, Jordskjœlv i Islands sydlige Lavland, deres geologiske Forhold og Historie (Geogr. Tidsskr., XIV, 1897-98, p. 93-113, pi. IV; XV, 1899-1900, p. 93-121); extr. sous le litre de : Das Erdbeben in Island im Jahre 1896 (Petermanns Mittheil., XLVIl, 1901, p. 53-56, pl. V : cartes).

Ces phénomènes ne sont que la continuation du grand épisode, au cours duquel le champ de basalte de l'Atlantique Nord s'est abîmé dans la profondeur. Cependant, malgré la puissance du substratum basaltique, que l'on évalue à plus de 3 000 mètres, on ne peut guère les considérer comme des dislocations tectoniques profondes; tous ces phénomènes n intéressent que la carapace (Panzer); Vislande est un horst superficiel, un horst de carapace (Panzerhorst).

Suess,

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