Obroutchev, L'Asie Centrale^ II, p
2. Roborovsky et Kozlov, Rapport préliminaire^ p. (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Oéogr.. XXXIII, 4897, p. 155); V. F. Ladygin, Rapport préliminaire sur une traversée du Gobi de Dalyn-tourou à Sou-tchéou, r.{Ibid., XXXVI, 1900, p. 169 197, carte). [Voir aussi la carte reprod. dan« La Géographie, Bull. Soc. Géogr. Paris, III, 1901, pi. 1].
désert Narin-Khoukhou-Gobi, qui est limité au Sud par de hautes montagnes. Le sol y descend jusqu'à 1 100 pieds (33S m.), la cote la plus faible qu'on rencontre sur tout cet itinéraire.
Ladygin a eu le mérite, en particulier, de longer sur une grande distance, aussi bien vers TOuest que vers TEst, les montagnes qui bordent ce désert du côté du Sud. A l'Ouest, il s'est avancé assez loin pour apercevoir les cimes blanches des contreforts orientaux du Karlyk-Tagh, et à l'Est il a vu le haut sommet du Noïn-Bogdo, à l'Est du méridien de l'Edzin-Gol. Là, il constata que de l'Adji-bogdo (environ 5800 pieds [1 766 m.]) et du Baga-Bogdo, attribués encore l'un et l'autre aux avant-chaînes de l'Altaï Mongol, une jonction avec la crête du Noïn-Bogdo est ménagée par la longue arôle du Koukou^Tymyrty , qui, à l'Est de l'itinéraire suivi, s'étend vers l'E.S.E. et l'E.; c'est-à-dire qu'un même faisceau de chaînes, disposé en croissant^ s'avance à travers le désert au Nord des lacs qui forment la cuvette terminale de l'Edzin-Gol {voir p. 132).
Au Sud du Koukou-Tymyrty vient le désert Chiourten-Kholy-Gobi (2 000 pieds [600 m.], 40 verstes de large), puis le Boro-Oula, la première chaîne du Beï-Chan.
Dans l'Ouest, si la fosse bordiere du Tien-Chan peut être considérée comme formant une limite sinon tectonique, du moins morphologique entre le Tien-Chan et le Beï-Chan, et s'il est admissible, à la rigueur, de regarder l'angle que le Metchin-Ola fait près de Barkoul avec le versant nord du Karlyk-Tagh, comme une limite entre le Tien-Chan et les accidents de la Dzoungarie, qui ressemblent davantage à l'Altaï Mongol, — ici, ces particularités disparaissent et une même allure en arc de cercle paraît dominer de plus en plus dans la totalité des chaînes.
Le Boro-Oula est formé de schistes; le Chan-Choui-Nourou, qui vient ensuite, représente dans cette région la chaîne la plus élevée du Beï-Chan, et deux autres chaînes lui succèdent jusqu'au lai^e désert Khounkyr-tsagyn-Kholy, aligné àl'W.N.W. etd'où s'élèvent des collines d'argile rouge (Tsosytyn-Nourou) qui doivent appartenir aux dépôts du Gobi. On arrive à une chaîne basse où se trouvent des gisements de houille, puis aux sables de Narin-Khouloussou et à la ville de Sou-tchéou.
Enfin nous devons à Obroutchev une coupe transversale du Beï-Chan qui se développe du S. au N., non loin de l'Edzin-Gol, vers son extrémité orientale*.
1. V. Obroutchev, Esquisse orographique et géologique de la Mongolie Centrale, etc.,
L'ALTAi ET LES ALTAIDES. 219
Au Sud, à peu de distance au Nord de Ting-tkha-hsi, on atteint le long de la rivière Lin-choui une bande de terrain qui, à TEst comme à l'Ouest, conserve l'aspect d'une plaine déserte et qu'Obroutchev regarde comme faisant partie d'une fosse séparant le Nan-Chan du Beï-Chan. C'est le prolongement des sables de Narin- Khouloussou. On arrive alors au pied du Beï-Chan. Les roches dominantes sont des porphyres et des porphyrites, associés à des calcaires métamorphiques, cristallins. En même temps apparaît aussi du granité. Un peu plus au Nord se présente une chaîne de gneiss et de schistes anciens, dont la direction générale est encore W.N.W. ou N.W. ; toutefois une déviation vers l'E.N.E. et leN.E. commence à s'y faire sentir, déviation destinée à prendre une importance croissante plus au Nord. Ensuite les porphyres et les tufs recommencent, puis viennent des calcschistes, au milieu desquels de la diorite forme un petit laccolithe. Des conglomérats de la série du Gobi longent les montagnes. Obroutchev donne à la puissante chaîne centrale le nom à'Edzin-Oula, Celle-ci offre d'abord du granité, du porphyre, de la diorite et du calcaire cristallin, puis, sur une grande largeur, du calcaire avec fossiles du Carbonifère inférieur; la direction est déjà E.N.E. ou N.E. Après une interruption par le désert, l'on atteint la branche la plus septentrionale du Beï-Chan, le Boro-Otila, qui est formée dans cette région par le même calcaire carbonifère inférieur. Déjà, pins au Sud, quelques chaînons, sur la rive droite de rEdzin-Gol, indiquaient le prolongement et en même temps la déviation du Beï-Chan vers le N.E. Deux contreforts du Boro-Oula so montrent au delà du cours d'eau : le Mont Tserdjin-Vantchik et la chaîne plus allongée du Kökö-Oula, qui se dirige vers l'E.N.E.
Les frères Groum-Grjimaïlo,de même qu'Obroutchev, supposent que les branches du Beï-Chan vont rejoindre au-dessous des sables de l'Ala-Chan les contreforts des Montagnes du Hoang-ho, qui s'avancent en sens inverse. L'inflexion de l'extrémité de l'Edzin- Oula et du Boro-Oula, de même que le prolongement de la seconde de ces chaînes au Nord-Est, par delà l'Edzin-Gol, sont des indices de ce raccordement. Il est confirmé au Nord par les découvertes de Ladygin, qui a montré que de FAdji-Bogdo, dans l'Altaï Mongol, un arc se rattache au Noïn-Bogdo par le Koukou-Tymyrty . Mais on ne voit plus les chaînes proprement dites du Tien-Chan, et quoique, dans l'Ouest, nous ayons vu les deux branches principales du Beï- Chan sortir du Tien-Chan lui-même, dans l'Est, la façon dontles deux
r. ;izviestiia Soc. Imp. Russe rie Ocogr., XXX, 1894, p. 239-244); et WAsie Centrale, etc., II, p. 362-397.
faisceaux se comportent Tun vis-à-vis de l'autre est différente. Là, il semble bien plutôt que, dans l'angle que les chaînons de TÂltaï Mongol (Adji-Bogdo, etc.) font avec ceux du Beï-Chan (Boro-Oula, etc.), par conséquent dans l'épanouissement vers l'Ouest de la région du Chiourten-Kholy-Gobi, les diverses coulisses du Tien- Chan oriental (Emir-Tagh et Karlyk-Tagh, Bogdo-Ola, etc.), toujours rejetées un peu àl'W.S.W., apparaissent en biaisl'unc après l'autre.
7. San-sian-tsy. — Ce tronçon montagneux appartient à un autre groupe de chaînes, l'arc de Yarkend; il y a lieu d'en parler ici pour rendre cet exposé plus clair.
Kozlov décrit la route qui, venant du Sud-Ouest, passe au Sud du Lob-Nor. A droite se trouvent les sables duKoum-Tagh, qui longent sur une grande largeur le pied de l'Anembar-Oula (Montagnes de Yarkend), et à gauche la silhouette du Kourouk-Tagh (Beï-Chan) se précise en se rapprochant de plus en plus. Entre le campement de Korot-Boulak (par 91® 28' de long.E. environ) et Atchik-Khoudouk, situé à peu près à 150 verstes plus à l'Est, l'aspect du désert se modifie. Les marais salants cessent et la végétation des environs du Lob-Nor reparait peu à peu. Le Kourouk-Tagh présente des versants escarpés. Vers Atchik-Khoudouk, la plaine qui correspond au prolongement du Lob-Nor se rétrécit beaucoup. Enfin, les langues de sable que le Koum-Tagh projette vers le Nord atteignent les avant-monts du Beï-Chan et ferment la dépression du côté de l'Est. Kozlov appelle cette dépression la « Vallée des Chameaux sauvages ))*.
A partir de là, Kozlov a gagné au Sud-Est Sa-tchéou, à travers les sables. Mais continuons en suivant la direction de l'Est. Les sables, en butant au Nord contre le Beï-Chan, ont constitué un faite qui sépare les cours d'eau du Nan-Chan nord-occidental des tributaires du Lob-Nor et du Yarkend-Daria. A l'Est, au delà de cette ligne de partage, on voit bientôt reparaître une série de petits lacs; enfin se présente la vaste région, parsemée de lacs et de marais, à laquelle on donne le nom de Khalatchi et qui reçoit les anciens affluents du Lob-Nor, désormais arrêtés, le Dan-Khé au Sud et le Souleï-Khé ou Bouloundsir à l'Est. Là, sur les rives basses du Khalatchi, au Sud, affleure du granité à amphibole ^.
1. P. KozloT, Le Lob'Nor, r. (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Géogr., XXXIV, 1898, p. 60-M6, 2 cartes; voir surtout p. 90 et suiv.); Roborovsky, Ibid., p. 15.
2. D'après une observation de Kozlov, qu*a bien voulu me communiquer M. Obroutchev.
Ce pointement est la première indication d'une longue bande de roches archéennes que le Souleï-Khé (Bouloundsir) croise obliquement plus au Nord-Est, en amont d'An-si, sous la forme d'une arête rocheuse. Au Sud-Ouest, assez loin de là, cette arête se détache du versant nord de TAnembar-Oula en formant une série de coulisses de peu de longueur, et c'est seulement au coude du Dan- Khé au-dessus de Sa-tchéou qu'elle paraît acquérir une certaine continuité. Mais à partir de ce point, elle se prolonge encore sur plus de 200 verstesau delà du Souleï-Khé, en suivant toujours une
Fio. 22. — Environs d' An-si-fan, d'après Loczy.
</, Granite, Diabase; iNT, Grès du Nan-Chan ; grn, Gneiss, Micaschistes; Ca, Carbonifère; CaS, Grès supra-houiller. — Échelle de 1 : 2 400000; hauteurs en mètres.
direction parallèle à celle des branches de rAnembar-Oula(E.N.E.), jusqu'au voisinage immédiat du pied méridional du Beï-Chan.
Je n'ai pas à ma disposition de nom d'ensemble pour cette longue arête rocheuse; Loczy appelle les parties septentrionales, jusqu'au Souleï-Khé, Ta-pan-Chan et Lo-an-Chan ; la carte russe à l'échelle de 40 verstes au pouce donne aux mêmes massifs le nom de San-siàn-tsy . Michaelis les a le premier visités, et les échantillons de roches qu'il en a rapportés ont été décrits par Steuer^.
1. Cette figure, comme l'indique le texte, devrait être modifiée dans plusieurs de ses détails conformément aux observations subséquentes ; c'est toutefois la seule carte géologique que je connaisse d'une partie du San-sian-tsy.
2. H. Michaelis, Von Hankau nach Sulschou. Reisen im mittlem und westlichen China, ^Ä79-Ä/ (Petermanns Mitteil., Erganzungsheft Nr. 91), 58 p., 3 cartes, 1888; A. Steuer a décrit des micaschistes cbloriteux provenant de ces amas de rochers nus,
D'après Löczy, cette chaîne est formée de rochers nus et fendillés dont le point culminant (2045 m.) se trouve au-dessus de Sa-tchéou; vers le Nord, elle domine de 300 à 400 mètres le pays environnant, qui est aride et tout encombre de débris, tandis qu'au Sud elle s'abaisse en pente douce. Sur les bords du Souleï-Khé, en amont d'An-si, elle est constituée par des gneiss gris, des schistes amphiboliques, des micaschistes et des calcaires cristallins, percés de filons de granité et de diorite quartzifère ; les directions varient entre E.-W. et N. 60 à 70** E. Un grès ancien s'adosse au versant sud-est \
Obroutchev a décrit les tronçons qui s'élèvent au Nord du Souleï-Khé. Ce sont les mêmes schistes et grès anciens que Ldczy a trouvés sur le versant oriental; direction N. 50 à 60** E., correspondant à celle de la chaîne elle-même. Ensuite, à l'Ouest de son extrémité N. E., on aperçoit encore un groupe de collines sombres ; la nappe de débris qui les recouvre consiste en porphyrite à hornblende. Elles sont situées à peu de distance du talus d'éboulis de la bordure méridionale du Beï-Chan, le Poustynnii Khrébet ou « Montagne Déserte ». Encore un peu plus à l'Ouest et presque aussi près du Beï-Chan se montre un large massif archéen dénudé, dans lequel les gneiss et les schistes quartzeux prédominent et où les directions paraissent osciller entre N. 70® et 100** E. Ce massif forme un plan incliné, tout comme son prolongement au Sud du Souleï-Khé, descendant doucement vers le Sud et coupé brusquement vers le Nord, comme s'il avait été séparé du Beï-Chan par une large déchirure dont le désert occuperait l'emplacement. Le pied sud du Beï-Chan, dans cette partie de son tracé, n'est pas une ligne droite, mais présente une série de baies et de promontoires ; à deux verstes de sa base, où le talus d'éboulis commence déjà à se relever, l'altitude est de 1 420 mètres^
C'est ainsi que se comportent au voisinage l'un de l'autre le San-sian-tsy, coulisse extrême de l'arc de Yarkend au Nord-Est, et le Beï-Chan. Les dépressions comprises entre les derniers contreforts du San-sian-tsy sont aujourd'hui occupées par des marais
dans 868 Mittheilungen über Gesteine aus den chinesischen Provinzen Kansu, Schensif Hupe und Honan {Neues Jahrb. f. Min., Beilage-Bd. X, 1893-96, p. 477-494; en particulier p. 489).
i . Die wissenschaftlichen Ergebnisse der Reise des Grafen Bcla Szcchenyi in Ostasien 1877-1880. Nach dem im Jahre 1890 erschienenen ungarischen Originale. In-4«, I,Wien, 1893, atlas in-folio; Beschreibung der geologischen Beobachtungen und deren Resultate, von L. V. Löczy, p. 499-359, etc.
2. Obi'outchcv, L*Asie CentralCj etc. I, p. 598-613, itinéraire n» 8.
salants, mais les ruines de tours-frontières ou de temples et les canaux d'irrigation desséchés témoignent d'une antique prospérité. C'est une région où l'homme recule devant les forces de la nature.
8. Loun-Ghapii. — En avant du pied nord du Nan-Chan s'étend une dépression allongée. Vers le Nord, elle est séparée par une chaîne de montagnes du désert de sable de l'Ala-Chan. Les cours d'eau qui descendent des névés et des glaciers du Nan-Chan, et en particulier les affluents de TEdzin-Gol, arrosent cette dépression avant de traverser la chaîne du Nord et de se perdre dans le désert. Cette chaîne a reçu un grand nombre de noms; dans le langage des habitants du pays elle est connue surtout sous celui de Beï-Chan, c'est-à-dire « Montagnes du. Nord », par opposition au Nan-Chan ou « Montagnes du Sud » ; mais depuis longtemps déjà, F. von Richthofen a reconnu qu'elle n'est pas le prolongement direct du Beï-Chan au delà de l'Edzin-Gol. Certaines parties de cette chaîne s'appellent Pa-lin-Chan, Bo-Chan, Tsa-joui-gouan- Chan, etc. ; le tronçon principal de l'Est est connu sous la dénomination àeLoun-Chan, c'est-à-dire <t Montagne du Dragon», dénomination que nous adopterons , suivant l'exemple d'Obroufchev, en l'étendant à la chaîne entière. Quant à la dépression comprise entre le Loun-Chan et le Nan-Chan, dépression dont la largeur, ordinairement très réduite, ne dépasse nulle part 60 verstes, elle forme la région des Oasis du Kansoii.
Le Loun-Chan présente dans sa constitution deux caractères très frappants, qui se retrouvent l'un et Tautre dans les hautes chaînes du Nan-Chan.
Le premier, que Löczy a signalé tout d'abord, est la discordance très générale et très nette du Carbonifère supérieur. Ce terrain est représenté à la fois par des couches riches en houille et par des couches marines, qui renferment une faune très abondante et absolument semblable à celle du Carbonifère supérieur d'Europe {Spirifer mosquensis, Enteletes Lamarckii, Fusulina cylindrica, etc.). 11 a d'ailleurs subi depuis son dépôt des mouvements violents; dans le Loun-Chan, comme dans le Nan-Chan, plusieurs des lignes de dislocation maîtresses sont jalonnées par des lambeaux de Carbonifère supérieur contenant des bancs de houille \
1. L. von Löczy. Wissenschaftliche Ergehnisse der Reise des Grafen Bcla Szëchenyi in Ostasien 4 877-1 880 j UI, in-4», Wien, 1897 : Beschreibung der fossilen Reste von Wiröelthieren und von Mollusken und die palaeonlologisch stratigraphischen Ergebnisse; voir notamment p. 207.
Le second caractère est la présence autour des montagnes d'une ceinture de couches fort épaisses de grès, de marnes et de conglomérats, rouges, jaunes ou brunes, la « série du Gobi », qui dans cette région arrive à une puissance de plusieurs milliers de pieds. Obroutchev a montré qu'en général ces couches faiblement inclinées, s'adossent contre les montagnes, mais que souvent néanmoins elles se montrent violemment disloquées, et non seulement affectées de failles, mais plissées. Les bancs de grès qui s y intercalent rappellent parfois le grès supra-houiller.
A rOuest, à peu près suivant le méridien de la ville de Jouimyn, se détache du pied septentrional du Nan-Ghan une large crête indépendante, désignée par Obroutchev sous le nom de Pestraïa Griada ou « Chaîne Bigarrée ». Elle est constituée par ces dépôts diversicolores de la série du Gobi*. D'après Obroutchev, leur allure au pied même du Nan-Ghan est des plus tourmentées, et leur direction à travers la Pestraïa Griada, en allant vers Tcha-tien, devient ensuite N. 68® E., ce qui ne rappelle en rien le régime des hautes montagnes *. Près de Tcha-tien affleure du gneiss, dirigé N. 35 à iO^ E. ; il forme manifestement le substratum de la Pestraïa Griada et de toute la chaîne traversant la dépression. Löczy supposait que ce gneiss représente un « avant-poste » des roches archéennes du Ta-pa-Chan (San-sian-tsy). En fait, sa direction correspond à celle de l'Ancmbar-Oula, et non à celle du Nan-Chan*.
A environ 30 ou 40 verstes au S.E. de Tcha-tien, Obroutchev a traversé cette chaîne à l'Est du Palin-Chan.On n y voit guère que des traces de terrains anciens; des conglomérats puissants et des grès appartiennent probablement au grès supra-houiller. Dans la partie sud-ouest des montagnes, la direction tend à devenir E.-W. ou même W.N.W., tandis qu'au Nord-Est on trouve la direction N. 45 à 80® E. A une distance de 25 verstes environ, on voit des schistes et des ^rès métamorphiques affectés de plis très aigus, parfois même, à ce qu'il semble, renversés vers le Nord, et percés de filons de porphyre syénitique. Mais en ce point, la direction a déjà tourné à l'W.N.W. et au N.W. La chaîne devient alors une simple crête, dont la Grande Muraille longe le pied sud jusqu'au voisinage du Lin-Tchoui, tributaire de l'Edzin-Gol.Sur les bords de
1. Sur la fig. 22, ces dépôts ont ëtc désignes par ]e symbole CaS (Grès suprahouiller), conformément à l'interprétation admise tout d'abord.