Bogdanovitch, dans PievtFOv, II, p. 59 et suiv
gara. Au Sud de cette cuvette, dans une seconde avant-chaîne appelée Karangou-Tagh, le gneiss reparaît*.
Ces avant-chalnes et la chaîne du San-sian-tsy sont, chose singulière, les seuls points du bord interne de Tare où, jusqu*à présent, on ait signalé du gneiss. Une ceinture de calcaire carbonifère, toujours caractérisé par des teintes claires, se montre d'ailleurs vers rOuest au pied des hautes montagnes ou dans les avant-chaînes au S. de Sandjou, puis au S.W. de Karghalyk et à TW.S.W. d'Akkaaryk près de Yarkend, par conséquent sur presque toute la partie occidentale de Tare.
Ensuite vient la grande bande de terrain dévonien. Elle forme les Montagnes de Kachgar jusqu'au Moustagh-Ata, le Kouen-lun occidental (dans le sens que Bogdanovitch donne à ce nom), la Chaîne de Kéria et toute la Chaîne Russe jusqu'aux montagnes calcaires adjacentes et moins élevées du Tibet septentrional, au Sud, ainsi qu'une grande partie des chaînes situées plus à l'Est, et constitue par conséquent l'arc presque entier. A l'intérieur de cette zone dévonienne surgissent de puissants culots de granité. Ils forment un grand nombre de sommets atteignant ou dépassant 6 000 mètres, par exemple sur la ligne de Karghalyk au Moustagh près du Col de Takhta-goroum et dans la Chaîne Russe. 11 est manifeste que ces énormes culots de granité jouent le même rôle dans la structure de ces montagnes que ceux du Cornwall ou du Harz, qui surgissent si souvent au milieu du terrain dévonien. Les Montagnes de Yarkend possèdent des pointements de granité analogues dans le gneiss, mais non dans la zone carbonifère.
Au Sud et à l'Ouest de la zone dévonienne régnent des conditions différentes. La Chaîne Russe s'abaisse vers le Sud, aussi bien sur le lac Dach-Koul (Ousiou-Tagh) que sur le lac Chor-Koul (Astyn-Tagh), par d'eflFrayants précipices, au Sud desquels s'étalent les chaînes calcaires plissées du Nord-Ouest du Tibet. Vers l'Ouest, cette limite des schistes dévoniens et de la région calcaire passe par Dong-lung sur le haut Karakach (dans le Lingtzi-thang) et par Ak-tagh sur la route du col de Karakoroum (36Me lat. N., 78« 10' de long. E.). Dans ces montagnes calcaires du Sud, on connaît des Ammonites permiennes, du Trias marin et du Jurassique moyen marin *.
Il en est autrement plus au Nord-Ouest. Cette zone calcaire dis-