Mouchkétov, Le Turkestan, I, p. 593 et suiv
2. V. Obroutchev, Rapport préliminaire sur les observations géologiques faites en Boukharie et dans le district du Zaravchan, r. (Matériaux pour la Géol. de la Russie, Xlil, 1889, p. 165-184), et Les gisements de graphite et de béryl des Monts Kara-Tioubé près de Samarkand, r. (Verhandl. Russisch-k. Mineralog. Ges., 2. Ser., XX V, 1889, p. 59>66). I^s plus méridionales de ces branches sont attribuées au Khazreti-Sultan. Peut-être ce nom s*appliquc-t-il à la partie supérieure do ces chaînes qui divergent en éventail.
quables de la structure du Tien-Chan. Encore près de Pâstigaou, à plus de 180 verstes en amont de Samarkand, Mouchkétov a trouvé que le pied des versants est formé par un synclinal crétacé, Le même savant a constaté qu*à la naissance de la vallée, dans le cirque de névés auquel s'alimente le glacier du Zaravchan, les Monts du Turkestan, sur le versant nord, sont le prolongement direct de la grande chaîne de granité et de gabbro de TAlaï, tandis qu'au Sud les Montagnes du Karatégin (Hissar) consistent en granité, en gneiss et en schistes métamorphiques; le nœud intermédiaire du Karamouk est surtout formé de diàbase*.
Or comme nous savons que la vallée du Kyzyl-Sou, à Teridroit où ce cours d'eau quitte la grande dépression de l'Alaï, est une vallée d'érosion récente, dont il n'y a pas lieu de tenir compte dans la recherche des lignes tectoniques, il en résulte que celles-ci doivent être tracées à travers le Karamouk et que la vallée de l'Alaï doit être regardée comme le prolongement du Zaravchan. Là aussi, du reste, on signale des sédiments crétacés et tertiaires, et à l'extrémité orientale de l'Alaï, au col de Taoumouroun (3 400 m.), Mouchkétov mentionne encore des couches tertiaires ^
Ce col est situé sur la ligne de partage des eaux du Yarkend- Daria. Du Zaravchan jusqu'au Taoumouroun se suit une ligne de démarcation très importante, qui représente peut-être l'une des anciennes voies par où communiquaient les mers.
Un fait remarquable, c'est que malgré l'allure presque rectiligne de ce sillon, les montagnes qui s'étendent au Nord n'affectent pas un tracé en ligne droite. L'Alaï s'oriente nettement W.S.W., comme toutes les avant-chaînes qui le précèdent au Nord jusqu'à Margelan; et sur le méridien d'Oura-Tioubé, un peu à l'Ouest du coude du Syr- Daria près de Khodjent, le bord septentrional des montagnes se décompose en une série de coulisses qui courent au N.W. La plus longue de ces arêtes est le Noura-Taou, dont nous avons déjà parlé.
9. Montagnes du Syr-Daria. — L'analogie de leur structure avec celle des Montagnes de l'Amou-Daria est véritablement étonnante. D'un côté comme de l'autre, des sédiments récents, débutant avec la transgression du Crétacé moyen, prennent part au plissement, quoique discordants eux-mêmes sur les terrains antérieurs. Dans le
i. I. Mouchkétov, Expédition géologique au glacier du Zaravchanen i880, r. (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Géogr., XVII, 1881, p. 79-103, 2 cartes). Dans cette région, les couches à Gryphea Eszterhazyi n'ont pas encore été distinguées du terrain crétacé.