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Schrenk, Reise, II, p

3. 0. Finsch, Der Isthmus zwischen dem Karischen Meere und dem Oh (Petermanns Mitteil, XXIII, 1877, p. 216-220, pl. 12 : carte), et Reise nach West-Sibirien, in-«-, 1879, p. 436, 447, 466. — Erman a gravi les avant-monts orientaux par 67«»12' de lat. N. ; il a trouvé la diorite divisée en lames verticales orientées N. 35* E., et à une plus grande hauteur des roches amphiboliquei passant à, des talcschistes analogues à des gneiss; A. Erman, Reise um die Erde, I. Abth., I. Bd., in-8% 1833, p. 692 et suiv., 702, 708, Atlas, pl. III; voir aussi Erman's Archiv, f. Wiss. Kunde von Russland, II, 1842, p. 769. — K. M. Derjougin a fait le récit d*une ascension au sommet du Soukhar^Kéou, dans les Trav. Soc. des Naturalistes de S^-Pétersbourg, Sect. de Zool., XXIX, 1898, p. 58.

Feilden décrit l'île de Vaïgatch comme étant haute de 300 pieds et consistant en calcaires et en schistes; les tranches des bancs, fortement redressés, courent à travers toute Tîle suivant la direction du N.W. Nordenskjöld a signalé les couches verticales, dirigées N.W., du Cap Grébeni. Tschernyschew et lakovlev ont réuni toutes les données relatives- à ces îles ; il résulte de leurs recherches que les fossiles du Cap Grébeni, considérés comme siluriens supérieurs, appartiennent au Dévonien *.

Le voyage de Tschernyschew à la Novaïa Zemlia a révélé le fait inattendu qu'il y existe une dépression large et profonde, résultant peut-être d'un effondrement linéaire, et traversant l'île du Sud d'un bord à l'autre, de la Baïede Möller, sur la côte occidentale (TS^» 20-30', au Nord du Cap septentrional des Oies), jusqu'à l'intersection du méridien 72** avec la côte orientale ; cette dépression est occupée par des couches de l'étage d'Artinsk*.

Du Sud au Nord, on constate successivement les directions suivantes : Vaïgatch, Silurien supérieur (Dévonien), 70*> de lat. N., direction N.W., d'après Feilden et Nordenskjöld; île à l'embouchure de la Nekkvatovüy avec la plus grande partie du Kostin Char (schistes argileux, calcaire dévonien, et aussi porphyre), 71^10' à 20', direction hora 9-10 ou môme 11 (N.W. â N.N.W.),plongement N.E. à E.N.E., fort, d'après Lehmann'; rives de la Terre des Œe$ dans la Baie de Rogatchev et les îles adjacentes (Dévonien avec intercalations de porphyre augitique et d'amygdaloïde), 71° 30' de lat. N., direction N.N.W., d'après Hoefer*; dans la dépression comprise entre la Baie de Möller et la côte orientale (étage d'Artinsk), de 72*> 20-30' à 72«, direction 335« (= N.N.W.), d'après Tschernyschew; Matotchkin Char (terrains paléozoïques inférieurs, schistes anciens, gneiss à l'île Noire et peut-être culot de protogine),

i. Th. Tschernyschew und N. Jakowlew, Die Kalkslein fa una des Cap Greben auf der Waigalsch-Insel und des Flusses Nechwatowa auf Nowaja-Semlja (Verhandl. Russischk. Mineralog. Ges. S»-Petepsbupg, 2. Ser., XXXVI, 1898, p. 55-99, pl. VI- VIII; voir notamment p. 56 et suiv.) ; yoir aussi G. Lindström, Silurische Korallen aus Nord-Russland und Sibirien (Bihang k. Sv. Vetensk.-Akad. Handl. Stockholm, VI, N» 18, 1882, P.4).

2. Th. Tschernyschew, L'Expédition à la Novaia-Zemlia en 1895, r. (Izviestiia Soc. Imp. Russe de Gëogr., XXXII, 1896, p. 1-26, carte; publ. aussi en suédois, Ymer, Stockholm, XVI, 1896, p. 129-149, pl. 5 : carte).

3. Lehmann, in Baer, Expédition à Novaïa-Zemlia et en Laponie (Bull. Scientifique Âcad. Imp. Sc. S*- Pétersbourg, II, 1838, p. 154). Tschernyschew et lakovlev ont publié une intéressante description des bords de la Nekhvatova, tirée du journal de Lehmann, et fixé Tage dévonien dos fossiles; ùie Kalksteinfauna des Cap Greben, etc., p. 84 et suiv.

4. H. Höfer, Graf Wilczek's Nordpol^ahrt im Jahr 1879, IL lieber den Bau Nowaja Semlja's (Petermann's Mitteil., XX, 1874, p. 303).

37M5' à 73« 25' de lat. N., direction générale hora MA2 (de N. un peu W. à N. vrai), d'après Lehmann, confirmée par les observations plus récentes; îles Pakhtoiissov (probablement Silurien supérieur), côte orientale, 74« 24' de lat. N., plongement W. (= direction N.-S. environ), d'après Feilden; îles Barents (Carbonifère supérieur, et peut-être aussi Permien, d'après Toula) \ 76M6' à 76*> 25' de lat. N., couches verticales, direction N.E. d'après Hoefer. Ces îles ne forment qu'une partie d'une zone carbonifère, qui suit le bord nordouest de la Novaïa Zemlia et dont les traces ont été reconnues de Yîle Berkh (75® 55') au Cap Nassau (76° 30). D'après une remarque do Nordenskjöld, le Carbonifère supérieur ou le Permo-carbonifère affleure on outre sur le bord externe de l'île, beaucoup plus au Sud, dès la partie nord de la Terre des Oies *.

Tschernyschew a exprimé l'opinion que, dans la Novaïa Zemlia, il existerait deux directions indépendantes, courant l'une au N.W. et l'autre au N.E. L'inflexion symétrique des directions maîtresses, de N.W. ou N.N.W. dans l'île de Vaïgatch à l'orientation plus ou moins exactement méridienne qui règne sur le Matotchkin Char et aux îles Pakhtoussov, et enfin à N.E. aux îles Barents, est en harmonie avec l'opinion adoptée jusqu'à présent, et d'après laquelle un mémo arc, dirige parallèlement à la chaîne de montagnes, court du Paé-Khoï à travers Vaïgatch ot jusqu'à l'extrémité nord-est de la Novaïa Zemlia. En résumant ces observations, nous reconnaîtrons trois éléments, qui sont : a) VOuraly puis ses deux branches, b) la chaîne Timan-Kanin, et c) la chaîne Paé Khoï'Vaïgatch-Novaia Zemlia.

L'Oural qui, par 65<* de lat. N., se replie en arc de cercle vers le Nord-Est et qui sur toute sa longueur est plissé dans la direction de l'Est à l'Ouest, éprouve une sorte d'arrêt aux environs d'Oufa. Mais au Sud de ce tronçon, les plis recommencent à s'avancer en diver-

{, F. Toula, Eine Kohlenkalk-Fauna auf den Barents-înseln (NowajaSemlja N.W,). (SiUungsber. k. Akad. Wiss. Wien, Mathem.-naturw. Cl., LXXl, 1875, Abth. 1, p. 527- 608, 6 pl.).

2. A. E. Nordenskjöld, Redogörelse for en expédition til mynningen af Jenissej och Sibirien (Bihang k. Sv. Vetensk.-Akad. Stockholm, IV, 1877, n" l,p. 24); ce gisement pourrait bien se rattacher au tcnûtoire décrit par Tschernyschew. — Les faits connus usqu'en 1886 sur la Novaïa Zemlia ont été rassemblés par A. Wichmaon, dans son article : Zur Geologie von Nowaja Semlja (Zeitschr* Deutsch Geol. Ges.,XXXVlII, 1886, p. 516-550).

Fio. 82. — Schema de rOural Septentrional. — 1:40 000 000.

géant, peut-être jusqu'aux Erghéni, et au Nord on voit se détacher à plusieurs reprises des « parmas » (coulisses) ; le Timan représente une de ces coulisses, de même peut-être que le Paé-Khoï. Le développement de ces avant-chaînes n'est pas absolument unifoime. Au Nord, du moins dans le Timan, il paraît amorcé dans un substratum beaucoup plus ancien, tandis qu'au Sud de pareils indices manquent. Mais dans un cas comme dans l'autre, rien ne rappelle le contraste si

€UeM^

Fio. 83. — Schéma des guirlandes insulaires de TÂsio OrienUle. 1 : 40000 000.

marqué avec l'avant-pays qui caractérise, par exemple, la bordure septentrionale des Alpes et des Carpathes. On verra bientôt, au contraire, que les parties les plus anciennes de l'avant-pays qui soient visibles affectent une direction analogue. Les plis de l'Oural, malgré l'obstacle d'Oufa et en dépit de leur fréquent renversement vers l'Ouest, ne correspondent pas à des rameaux isolés, maintenus par des horsts de constitution différente et se recourbant comme l'arc de la Mer de Banda. Ils ne s'arrêtent à aucune limite précise du côté de l'Est, et témoignent également par leurs annexes occidentales d'une certaine identité de constitution avec l'avant-pays (I, p. 670). Ce sont

ui.

en quelque sorte des accidents internes d'une unité d^ordre plus élevé, commune et plus ancienne. Par sa situation et par sa longueur, l'Oural rappelle les plis périphériques de l'Eurasie orientale, comme le Djougdjour, le Sikhota-Alin, peut-être aussi le Grand Khingan. De fait, dans cette partie de l'Europe septentrionale, on obtient des directrices qui présentent une grande analogie avec certaines parties des guirlandes insulaires de l'Asie Orientale.

Les deux figures 82 et 83 indiquent cette ressemblance d'une façon tout approximative. 11 faut remarquer à propos de la iig. 82 que les alignements de l'Oural, dont le raccord ne peut guère être représenté exactement à cette échelle, occupent une latitude beaucoup plus élevée que ceux de l'Asie, et que nous sommes habitués à les voir reproduits sur nos cartes sous un aspect très déformé. Quant à la fig. 83, on doit faire observer qu'un rôle spécial revient à l'arc de Verkhoïansk, dont nous n'avons pas encore parlé. L'arc des Riou-Kiou devrait être recoupé par l'arc du Sud du Japon. C'est ainsi que, à Yéso, les Kouriles sont recoupées, mais l'alignement volcanique, dans le groupe de TOptateshiké, empiète sur l'arc qui détermine le recoupement (III, p. 179).

5. La plate-forme précambrienne. — En avant de TOural s'étend la vaste plaine russe. Ce n'est qu'à une assez grande distance à l'Ouest et au Sud-Ouest que son subslratum ancien est visible. Dans les plis du versant oriental de TOural, au fond des vallées de rOuest de la Sibérie, le Dévonien et probablement aussi le Carbonifère inférieur participent au plissement. Sur le bord occidental de l'Oural, des terrains beaucoup plus récents se montrent affectés. Les plis du substratum de la plaine sont bien plus anciens, et Ton peut voir sur le pourtour du Golfe de Finlande qu'ils étaient déjà rasés à Tépoque précambrienne.

En dépit de cette différence d'âge, on constate un remarquable accord entre la direction de ces plis anciens et celle des plis de l^OuraL

Dans son très intéressant mémoire sur « les conditions physicogéographiques de la Russie », M. Karpinsky a essayé de figurer les lignes directrices méridiennes (ouraliennes) de ce pays, dans leur contraste avec les lignes latitudinales (caucasiennes). Une première ligne de ce genre est m«née des Mougodjars le long de TOural, puis au N.W., dans la direction des Monts Timan, jusqu'au Kanin Nos. Cette ligne, légèrement concave vers l'Ouest, est suivie sur l'esquisse de Karpinsky d'autres lignes analogues, passant graduel-

lemcnt à la direction N.-S., jusqu'en Finlande et jusqu'au Dniepr (fig. 84).

Le contraste non seulement avec le Caucase, mais aussi avec la

FiG. 84. — Principales lignes de dislocation de la Russie d'Europe, d'après A. Karpinsky (Annales de Géogr., V, 1895-1896, p. 184, fig. 13). — 1 : 30000000.

1. Dislocations du Cambrien ot du Silurien inférieur des gouveroements de Pskov et de Tver; 2. Smolensk -, 3. Faille transouralienne ; 4. Andoma; 5. Oural et Timan; 5'. Kara-Taou, Oui- Kach, etc. ; 5". Chaîne de Kanin; 5"'. Paé-Khoï, Vaïgatch, Novaïa Zemlia; 6. Dislocations méridiennes de Viatka; 7. Caucase; 7'. Crimée; 7". Balkhan; 8. Donetz; 8'. Chaîne de Kielcc- Sandomierz ; 8". Kanev; 8'". Issatchki; 8iv. MontPivikha; 8v. Manghychlak; 8vi. Sultan-Ouiz- Dagh; 9. Grandet Petit Bogdo, Tcbaptcbatchi, Bicb-Tchoko; 10. Dislocations N.E.-S.W. de VîatkarKazan ; 11. Monts dlndcr; 12. Kourmych; 13. Gégouli; 14. Grodno ; 15. Koulandy; 16. Erghéni.

Crimée, lesCarpalhes et toutes les lignes directrices de l'Europe cen-

1 . A. Karpinski, Uebersicht der pkysiko-geograpkùchen Verhältnisse des europäischen Russlands während der verflossenen geologischen Perioden. Iii-S", 41 p., 12 cartes (Beitr. zur Kcnntniss des Russischen Reiches, 3. Folge, 1887).

SOO LA FACE DE LA tERRE.

trale ressort ainsi en toute évidence, et cet état de choses réclame un examen détaillé.

6. L'Est du bouclier baltique. — Une ligne tirée de Kexholm, sur les bords du Ladoga, à Tangle nord-est du Golfe de Finlande sépare les terrains anciens du massif finlandais des dépôts récents de la plaine qui, sur toute la largeur du Lac Ladoga aussi bien que du Golfe de Finlande, s'étend au Sud jusqu'au delà de Saint-Pétersbourg. Cette ligne est regardée comme correspondant à une faille. D'après Ramsay, l'île de Hogland est un horst*. Néanmoins on a atteint le gneiss, au-dessous de Saint-Pétersbourg, entre 195 et 200 mètres de profondeur*.

La Ladoga et TOnéga sont reliés de même par des sédiments récents, et du Golfe de Botnie jusqu'à la Mer Blanche, le bouclier baltique parait être séparé des territoires situés plus au Sud à la façon d'un horst. Et cependant, après l'exposé donné par Karpinsky, notamment, on ne peut conserver aucun doute sur le fait que les roches archéennes affleurant dans le Sud de la Russie sont la continuation des terrains anciens du Nord'.

Sederholm distingue dans les terrains précambriens de la Finlande trois groupes différents. Le plus récent, le groupe ;otnien, n'est pas ou est peu plissé, recouvre en discordance les termes antérieurs et consiste surtout en grès. Le second groupe ou groupe jatulierif formé de quartzites, de schistes, de dolomies et de roches eruptives basiques, est plissé. 11 correspond probablement, dans l'ensemble, à 1' « Algonkien ». Au-dessous du Jatulicn vient, séparé par une nouvelle discordance, le groupe archéen, où le rôle principal appartient au gneiss granitoïde *.

Nous commençons au Nord du Lac Ladoga.

i. W. Ramsay, Om Hoglands geologiska byggnad (Gcol. Foren, i Stockholm Fôrhandl.» XII, 1890, p. 471-490, pi. 9-10 : carte et coupes).

2. A. Inostranzeflf : « C'est le gaeiss qui forme le sous-sol profond de S*.-Pétcrsbourg » (Travaux Soc. des Naturalistes de S^-Pôtersbourg, XXIII, Sect. Géol., 1895, p. 45-51 ;r., 0.

3. Outre les gisemenls connus du GouTcrnement de Pskov (II, p. 290), on a signale récemment des dépôts cambricns et siluriens inférieurs à une distance encore bien plus grande du bouclier baltique, à Ravanitchi (entre Minsk et Mohilcv). Bork a trouvé do Silurien inférieur à Vichny-Volotchek (Gouv* do Tver); A. Karpinsky, Mélanges géol. et paléont. tirés du Bull. Acad. Imp. des Se. de S'-Pétersbourg, I, 1892, p. 139-145 (BnlL, Nouv. Série, III, p. 1).

4. J. J. Sederholm, Ueber eine archaische Sedimenlformation im SädwesÜichen Finland (Bull. Commission géol. Finlande, n<> 6, p. 1-254, 5 pi. de cartes, 1 890) ; pour les interprétations antérieures, voir son mémoire Om bärggrunden i sodra Finland (Fennia« VIII, 1893, n» 3, 166 p., 1 carte, 4 pi.; résumé ail«»).

Dans ces parages domine la direction N.N.W., avec déviations locales au N. W. Mikloukha-Maklay a observé dans des schistes anciens la direction N.W,, hora 7 Vr^O*. Berghell a retrouvé la même orientation sur la rive nord*. A Textrémité nord-est du Ladoga apparaît la limite occidentale d'un grand massif archéen; cette limite court ensuite le long de la rive ouest du Pielisjärvi et de l'extrémité orientale de rUleàjurvi dans la direction du N.N.W. A l'Est de cette limite, sur une longueur de 800 kilomètres et une largeur de 500, les terrains archéens, d'après Sederholm, sont disposés en plis s'orientant N.N.W. Les observations faites en Russie montrent que l'étendue affectée est encore plus grande.

Lisitzin a constaté que la direction N.N.W. règne au Pielisjärvi et au delà jusqu'à Nurmes ', et Tigerstedt a trouvé qu'il en est de même à l'Ouest et au Sud-Ouest du Pielisjärvi, où des bandes de diorite longues de 20 à 50 kilomètres se montrent avec la même direction N.N.W. dans des quartzites anciens*. Enfin Rosberg a déterminé la direction des terrains, à partir du 63® de lat. N. environ, entre les méridiens 31® 30' et 32® 30', jusqu'aux rives du Tuoppajärvi, par 65® 45' de lat. N. A Kallionemi (62® 47' de lat. N., 31® de long. E.), on constate dans le gneiss la direction aberrante N.50® E. ; bientôt cette direction tourne au N., puis un peu plus à l'W., et jusqu'au Tuoppajärvi règne, sauf un très petit nombre d'exceptions, la direction N.N.W. ou N., plus rarement N.W. Mais au bord sud-est de ce lac (65® 28' de lat. N., 33® de long. E.) apparaît la direction N. 10®E.^

Ces observations viennent se rattacher aux recherches étendues qu'Inostrantzev a exécutées entre le Lac Onega et la Mer Rlanche*,

1. M. N. Miklucha-Maklay, Geologische Skizze des Kreises Olonelz und der Inseln des Ladoga-Sees in der Umgebung von WalaamOy r. (Matériaux pour la Géol. de la Russie, XVni, 1897, p. 171-264, carte).

2. H. Bergboll, Geologiske iaklaggelser längs karelska Jâmvagen, II (Fennia, V, n- 2, 1892, 18 p., 1 carte; résumé ail«").

3. Gr. Lisitzin, Nâgra geologiska iaklaggelser gjorda i Iraklerna norr om Ladoga Sj'Ô sommaren 1889 (Mddelander fr. Industristyrelseu i Finland, Helsingfors, XIV, 1891, p. i27-15(, carte). Aux environs de Pitkâranta, sur la rive orientale, des roches eruptives très développées empêchent de déterminer la direction originelle; comp. A. E. Tomebohm, Om Pilkäranla malmfall (Geol. Poren, i Stockholm Fôrhandl., XIII, 1891, p. 313-334, pl. 4-5 : carte et coupe).

4. A. F. Tigerstedt, Om irakiens mellan Hôyliâinen och Pjelisjurvi geologiska och topografiska byggnad (Fennia, V, 1892, n" 10, 22 p., 5 cartes; résumé alH).

5. J. E. Rosberg, Ylbildningar i ryska och finska Karelen mid särskild hansyn tili de karelska randmoränema (Fennia, VII, 1892, n" 2, 128 p., 2 pl., 2 cartes, résumé ail**; en particulier p. 17-27).

6. A. Inostrantzev, Aperçu géologique des régions comprises enlre la Mer Blanche €t le tac OnégOy r. Inr8»„ carte, SS-PétersbAUf g, 1871 ; ÉUudes g^ologiq;ues dans le Nord de

Dans cette région, et pour autant que le sol n*est pas recouvert par les dépôts glaciaires, on retrouve les mêmes terrains qu'en Finlande. Du gneiss, accompagné de traînées de granité affeclant la même orientation, et aussi des schistes talqueux et chloriteux forment une grande partie du sous-sol. Au-dessus viennent des conglomérais quartzeux, des quartziteset quartzschisles, puis des dolomies. Celte couverture de quartzite, d^apr^s Inostrantzcv, est discordante, mais elle est néanmoins plissée suivant la même direction. Ceci atteste des mouvements orogéniques discontinus, à une époque extrêmement reculée. Il n'y a guère à douter de l'identité de ces roches avec Tétage jatulien de Sederholm *.

On peut résumer les résultats des travaux d'Inostrantzev de la manière suivante :

La direction N.N.W. observée par Rosberg se poursuit dans toute la partie occidentale du cercle de Poviénetz et se traduit avec une netteté particulière dans un grand lambeau de quartzites, accompagné de bandes de roches eruptives, qui s'allonge au S.S.E. par le Segozero et la région située plus à TOuest. Il est remplacé plus au S.S.E. par un lambeau de schistes cristallins qui, associés également à des bandes eruptives, forment sur une grande étendue les rives de rOnéga. Au Nord et à TEst du lac, jusqu'au delà du Poudochgorskii Pogost, il y a aussi du gneiss; la direction est, ici encore, N.N.W. et même sur un point W.N. W. Mais un peu au Nord de Poviénetz, sur le petit lac Matkozcro, par environ 63® 10' de lat. N., cette direction change et devient N.N.E. Vers le Nord, le pays est d'ailleurs recouvert sur de grandes étendues par les dépôts glaciaires, mais quand le substratum rocheux apparaît, la direction N.N.E. règne presque sans exception, jusqu'aux rives de la Mer Blanche. A l'extrémité nord du grand Vygozero, il y a des schistes talqueux et chloriteux; sur le bord de la mer, ce sont partout des gneiss, aussi bien au Sud, sur la côte de Pomor, qu'à l'Ouest, jusque vers Tembouchure du Kem. Là, dans le gneiss graphiteux de l'île Varbarloud, apparaît même la direction N.E.

la Russie faites en i869 et 1870,T.y in-8«», 1872: Esquisse géologique du Cercle de Poviénetz dans le Gouvernement d'Olonelz, r., in-S«», cartes, 1877 (notamment p. 495 et suiv.); [voir aussi son mémoire : Studien über melamorphosirte Gesteine im Gouvernement Olonez, in-8*, viii-275 p., 3 pi., 1 carte, Leipzig, 1879]. Voir aussi B. Z. Kolenko, Description géologique de la région du Sa^Onéga^ r. (Matériaux pour la Gcol. de la Russie, XII, 1885, p. 23-103, pi. 1 : carte).

1. Une ancienne indication sur la découverte d'un Polypier dëvonien dans le gouvernement d'Olonetz a conduit à des vues différentes, mais cette trouvaille n'a pas été confirmée ;R. Ludwig, Die Gegenden am Ssuna- und Snnlsche-Flusse im Olonezer Gouvernement (Bull. Soc. Imp. des Naturalistes Moscou,XLVIII, 1874, II, p. 108-127, pl. II : carte).

En avant de la côte, l'archipel Solovetzkii ne présente que des accumulations de débris erratiques.

Il est très probable que Tamorce de la direction N.N.E., observée par Rosberg à l'extrémité du Tuoppajärvi, doit être attribuée à ce district Pomorskii, qui toutefois ne comprend pas la bordure entière de la baie. A l'Ouest de Tembouchure de TOnéga, sur la Koucheretskaïa, le gneiss s oriente E.N.E. (260®), puis 285°; à Kii Ostrov près d'Onega, localité déjà visitée par Murchison, on retrouve au contraire la direction N.W. ou N.N.W. (320«»-345«»), qui est très fréquente, comme en Finlande.

La question se pose dès lors de savoir si, dans les gneiss et les gneiss amphiboliques qui forment la plus grande partie de la presqu'île de Kola, la direction N.N.E. (Pomorskaïa) continue à régner. Ramsay a publié un tableau des directions. Il ne signale que sur un point de la côte orientale, à Karabelnaïa Navolok, non loin de Ponoï, la direction N. 10** E. ; près de Ponoï on trouve N.-S., et plus au Nord, au SviatoïNos et jusqu'à Yokonsk, c'est-à-dire jusqu'au delà du 40<» de long. E., règne la direction N.N.W. Ensuite, plus à l'Ouest, la direction tourne au N.W. et à l'W.N. W. Près de Kola, la direction W.N.W. prédomine, et d'après Koudriavtsov, entre Kantalaks et rimandra, les terrains suivent aussi la même direction*. C'est encore la même orientation, W.N.W., que suit au début la grande traînée de granulite — probablement le plus vaste affleurement de cette roche que l'on connaisse jusqu'à présent — qui apparaît à l'Ouest du lac Imandra pour se prolonger au Nord du 68® de lat. N., sur une grande largeur, à travers la paroisse de Sodankylä, où Tigerstedt et Rosberg l'ont décrite*; elle atteint ensuite l'extrémité sud-ouest du lac Enare

l.W. Ramsay, Geo/o(7wcÄe Beobachtungen auf der Halbinsel Kola (Fennia,III, 1890, n« 7, 52 p., 2 pl. dont 1 carte; en particulier p. 6-8). Près du massif éruptif de l'Umpjavr, le gneiss est toutefois dirigé N. 20-30" K. ; W. Ramsay, Das Nepheiinsye nilgebiet von Kola (Fennia, XI, J894, n* 2, p. 70). Les études de Rabot sur les lacs Imandra et Enare, très importantes pour la connaissance générale du pays, ne renferment pas d'indications sur la direction des roches; Ch. Rabot, Explorations dans la Laponie Russe ou presqu'île de Kola (Bull. Soc. Géogr. Paris, T sér., X, 1889, p. 437-517, 2 cartes, 2 pl.) ; Gb. Rabot et Ch. Vélain, même recueil, XII, 1891, p. 49-102 (esquisses gcol., p. 60 et 71).

2. A. F. Tigerstedt, Beskrifning af de geologiske formationema i sydöstra delen af Enare samt nordöstra delen af Sodankylä socknar (Sällskap. f. Finlands Geografi, 1884, p. 1-24, carte); J. E. Rosberg, Nordöstra Sodankylä (Geograf. Foren. Tidskr., Helsingfors, III, 1891, p. 1-51, carte; en particulier p. 25). — L'ancienne description de la paroisse de Kuusamo par Holmberg n'indique pas la direction dos roches : H. J. Holmbcrg. Hydrographische und orographisch-geognostische Beobachtungen im Nördlichen Finnland in den Jahren i 847 y i 848 und 1849 (Verhandl. Russisch-K. Mineralog.Gcs. St.-Petersburg, 1855-1856, p. 1-62, carte). La bande de gneiss dont D. Hammel a cru reconnaître la présence en 187&, le. long de la frontière russo-suédoise {Geologisk

et, plus à rOuest, tourne brusquement en demi-cercle vers le Nord, direction qu'elle conserve d'après Jernström jusqu'au Tanajoki, par 70« de lat. N. *.

Ces études de Jernström ont fait faire un grand pas à la connaissance de ces régions du Nord. M. Sederliolm, qui a visité à nouveau en 1898 le pays situé au Sud du lac Enare, confirme les observations anciennes de Jernström; on outre, ce savant m'annonce que les quartzites jatuliens de Kittilil se prolongent vers le Sud-Est et atteignent la rivière Kitinen au Nord de l'église de Sodankylâ. Leur allure est donc analogue a celle du bord sud de la bande granulitique. Cette bande de granulite se voit avec la plus grande netteté sur la carte de Finlande de Sederholm.

Dans une grande partie de la Finlande, puis au Nord du Ladoga et de rOnéga jusqu'aux îles de la Mer Blanche, sur la presqu'île de Kola et dans les régions désertes situées entre les lacs Imandra et Enare, on voit donc les terrains les plus anciens, y compris la série jatulienne discordante, disposés en plis allongés; et il est possible dès à présent de déterminer le tracé de quelques-uns de ces plis, et d'en déduire par conséquent le dessin d'ensemble de ces chaînes de montagnes primitives. D'une façon générale, on peut dire, que la direction N.N.W. prédomine du Golfe de Botnie à l'extrémité sud-est du Tuoppajärvi, jusque par delà le Ladoga et rOnégaet jusqu'un peu au Nord de Poviénetz, et que cette direction reparaît sous le manteau des formations erratiques au voisinage de l'embouchure de TOnéga. Mais dans l'intervalle se trouve une région où la direction N.N.E. règne presque exclusivement. Cette région s'étend des points indiqués, sur le Tuoppajärvi et au Nord de Poviénetz, jusqu'à la côte Pomorskaïa et au voisinage de l'embouchure du Kem. Peut-être une trace en reparaît-elle sur la côte orientale de la presqu'île de Kola, mais, pour autant que l'intérieur de cette péninsule est connu, la direction N.N.E. tourne aussitôt à N.-S., plus à rOuest à N.N.W. , puis à W.N.W. jusqu'au delà du

öfversigtskarta Ö/ver den kûnda delen af Norrboitem lân^ 1875, dans ses Underdanig berûttelse om malmfyndingheter inom Gellivare och Jukkasjärvi Socknar af Non^botlens län (Sreriges Oeol. Undersökn., in-i"*, 1877), ne ressort pas avec une pareille netteté à beaucoup près, sur les nouveUes cartes de la région du Muonio de Syenonius et de StjernvaU. De rastes affleurements de granité rendent la détermination des directions difficile; F.Svenonius, Bergrundet i Norbottens Lan (Sveriges Geol. Undersôkn., N» 126, 1892, carte); Hugo J. StjernyaU, Bidrag tili finska Lappmarkens Geognosi {Heddéi&nder fr.IndustristyrelseniFinland, XIV, 1891, p. 71-125, carte).

1. A. M. Jernström, Material tili finska Lappmarkens Geologi, L UUfoki och Enare Lappmarker (Bidrag tili Känned. af Finlands Nat. och Folk, XXI, 1874, p. 94-229, carte), et Z/. Kitinendalen i Sodankylâ socken (Ibid., XXIV, 1875, p. 49-3.6)^

lac Imandra; la traînée granulitique suit la même direction W.N.W. jusqu'au Sud du lac Enare, et tourne enfin vers le Nord.

Les directions qui viennent dêire signalées sont les mêmes que celles de FOural et du Paé-KhoL

La direction N.N.W. qui règne au Nord de TOnéga et du Ladoga et dans la Finlande moyenne, et qui parfois se rapproche beaucoup de celle du méridien, correspond au tronçon principal de TOural, au Sud du Telposs. La direction N.N.E. (Pomorskaïa), qui d'après les observations dlnostrantzev dérive probablement de la direction N.N.W, par une inflexion graduelle, au Nord de TOnéga, pourrait être comparée à la partie de TOural située plus au Nord.

Nous avons vu que dans la presqu'île de Kanin, le Silurien supérieur recouvre en discordance des schistes sériciteux dont la direction reproduit celle du Paé-Khoï. Or, la traînée de granulite du Nord de la Laponie répète d'une façon singulière la courbe de la Novaïa Zemlia. Déjà Tschernyschew note le parallélisme du Paé-Khoï, du Timan, puis de la bordure septentrionale du horst Scandinave et de la presqu'île de Kola'. Le plan de la traînée granulitique de Laponie nous conduit encore plus bas, jusque dans la charpente de la plateforme archéenne elle-même. C'est comme si le plan d'un nouvel arc avait été esquissé dès avant l'époque jotnienne ou du moins à l'époque précambrienne, arc qu'il y aurait lieu d'ajouter sur la figure 82. Cette question est d'une telle portée pour l'intelligence des guirlandes insulaires en général, qu'il peut suffire d'en avoir provoqué l'examen.

7. Le Centre et l'Ouest du bouclier bal tique ^ — Revenons à la limite du gneiss granitoïde, au Nord-Est du Ladoga et au Pielisjärvi. Ce gneiss granitoïde représente sans doute la roche la plus ancienne qui affleure en Finlande, et Sederholm l'assimile au « Jerngneiss » ou gneiss ferrifère de la Suède occidentale. Nulle part il n'envoie de filons dans les roches encaissantes. Les terrains stratifiés qui lui succèdent à l'Ouest, en premier lieu une large zone de schistes amphiboliques avec intercalations de calcaire, puis des micaschistes, des quartzites schisteux, etc., se rapprochent peu à

i. Tschernyschew, Izviestiia Soc. Imp. Russe do Géogr. XXXII, 1896, p. 25. Au delà de la Baie Sans-Nom, Tschernyschew distingue une autre direction, qui est un retour de celle de l'Oural. Les raisons pour lesquelles la Novaïa Zemlia est regardée ici comme im segment d'arc unique ont déjà été indiquées.

[2. Voir les feuilles Cil, GUI, DU, DIU de la Carte géologique internationale de l'Europe j livr. IV, Berlin, 1902, et la carte générale (sans les dépôts superficiels) ù i : 1 50p 000 publiée par le Service Géologique de la Suède en 1901.]

peu des sédiments normaux. 11 y a aussi des roches gneissoïdes, et au début, la direction des plis paraît être encore à peu près la même, et aboutir au N.N.W. dans le Nord de la Suède*. La situation change alors.

La région du « Jerngneiss » dont il vient d'être question, c'està-dire le territoire vaste et monotone occupé par le gneiss granitoïde suédois, associé aussi à du gneiss amphibolique, est située

bien plus à FOuest. Elle est limitée vers TEst par une longue ligne méridienne, déjà reconnue par Erdmann. Cette ligne commence sur la côte sud au voisinage de Sölvisborg, court par 15® 20' de long. E. environ vers l'extrémité sud du lac Vettern, passe à l'Est du Venem et se poursuit le long du Klar Elf dans la direction du glint. Sa longueur est déplus de cinq degrés de laiiiude{lig. 85).

Le bord occidental de cette ligne, c'est-à-dire l'Est de la région gneissique, est recoupé par de nombreux liions d'hypérite qui s'allongent parallèlement au méridien ; et la différence des conditions, de part et d'autre de cette ligne, est telle, que Nathorst a émis Tidée qu'elle pourrait bien représenter une grande faille primitive, dont la lèvre occidentale se serait affaissée ^

On ne peut pas dire que les questions concernant la nature de cette limite soient résolues. Je ne possède de renseignements précis et récents, à cet égard , que pour un court tronçon de l'extrême Sud. Après la découverte par De Geer, au Nord de Sölvisborg, près de la ligne de démarcation supposée, d'un conglomérat dans les micaschistes,

Fig. 85. — Accident méridien du Sud de la Suède, d'après Nathorst (Geol. Föron.

i Stockholm Forhandl., VIII, 1886, p. 99).

Los traits noirs représentent dos filons d'hypérite. Échelle de 1 : 9 000 000.

1 . J. J . Scderholm, Ueber eine archaische Sediment formation im Südwestlichen Finland, p. 211 et suiv.

2. A. G. Nathorst, Ett försok ait förklara orsaken tili den skarpa gränsen mellan, södra Sverigcs vestra och östra urterritorium (Gool. Foren, i Stockholm Förhandl., VIII, 1886, p. 93-102).

Bäckström a montré que, sur ce point tout au moins, la limite ne se présente pas avec la netteté qu'on lui attribue plus au Nord. Une traînée d amphibolite jalonne, il est vrai, cette prétendue limite et le « Hälleflinta », ainsi que la série dans laquelle est intercalé le conglomérat, dessine une sorte de bifurcation; mais on retrouve aussi plus à TEst des pointements isolés de gneiss granitoïde, et une faille N -S. n'existe pas; peut-être passe-t-elle plus h l'Ouest. S'il y a eu affaissement, dit Bäckström, c'est le voussoir oriental qui représenterait la partie affaissée*.

Or, entre ces deux lignes si éloignées l'une de l'autre, c'est-à-dire entre le Ladoga et le Vettern, il existe au milieu du bouclier baltique une région dont la structure est différente. Tandis qu'à Texterieur, à l'Est comme à l'Ouest, le gneiss le plus ancien occupe presque exclusivement la surface du sol, une plus grande diversité apparaît dans rintervalle, grâce à la présence de roches eruptives de différents âges, quoique anté-paléozoïques, et aux discordances précambriennes. La croupe d'un grand batholithe granitique occupe le centre de la Finlande; il y en a un second dans le Smâland, et un troisième au Nord de celle-ci ; entre ces deux derniers massifs granitiques, on voit une bande de gneiss orientée E.-W. ; d'autres centres éruptifs plus petits se montrent encore. Comme en tant d'autres champs d'abrasion, les directions semblent être influencées par le contour des balholithes, et souvent, l'on croirait plutôt avoir sous les yeux une disposition en pelures d'oignon que le plan des plissements primitifs.

Cohen et Deecke ont trouvé à Bornholm des granités analogues formant le fond de l'île, d'où l'on a conclu que la limite méridienne se prolonge à l'Ouest de Bornholm*.

Dans le domaine si varié d'aspect qui s'étend entre le Ladoga et le Vettern, on chercherait en vain les traces du plan primitif, et c'est seulement au delà de la limite occidentale, dans le gneiss du Sud-

4. 0. do Geer, Om ett konglomerat inom wherget vid Vesfanâ i Skâne (Gcol. Foren, i. Stockholm Förhandl., VIII, 1886, p. 30-54, pi. I : carte; trad. allemande par Wahnschaffe, Zeilschr. Deutsch. Geol. Ges., XXXVIIl, 1886, p. 269-294, pi. VI); G. de Gccr, Rladet Bâckaskog de la Carte géologique détaillée do la Suéde, 1 : 50 000, avec notice; H. Backstpôm, Veslânâ faltet, en pelrogenetisk studie (K. Sv. Vetensk. Akad. Handl., Stockholm, XXIX, n» 4 [et Sveriges Geol. Unders., Ser. C, n» 168], 1897, 127 p., carte, 8 pi.; notamment p. 104).

2. E. Cohen und W. Deecke, Ueher das krysialline Grundgebirge der Insel Bornholm; aus d. IV. Jahresber. d. Geograph. Gesellsch. zu Greifs wald, 1889-90; in-8«, 61 p., 1891; en particulier, p. 38 et suiv. Aux environs de Stockholm, la direction E.-W. est encore prépondérante; Svedmark, Geol. Foren, i Stockholm Förhandl., VU, 1884-85, p. 709.

Ouest de la Suède, qu'on peut espérer les retrouver. Gomme cette partie médiane renferme de nombreuses roches postérieures aux gneiss de TEst et de l'Ouest, on doit la regarder, au point de vue tectonique, comme relativement déprimée; et il suit de là, en outre, que la limite occidentale, même si elle ne coïncide ni avec une faille, ni avec ime flexure, doit néanmoins répondre à une inclinaison générale de la surface du gneiss vers le contre, comme on Ta constaté pour la limite finlandaise.

Le gneiss granitoïde lui-même est très généralement dirigé N.-S. dans le Sud-Ouest de la Suède; cette direction se présente non seulement le long de la limite, au voisinage des filons méridiens d'hypérite, mais encore à l'Ouest, de la Scanie occidentale au Bohuslan, au Dalsland et au Vermland*. Mais en territoire norvégien, la direction finlandaise N.N.W. reparait et continue à régner jusqu'à la fosse de Kristiania, au lac Mjöson et jusqu'à Trysil (Klar Elf) vers le Nord*. Nous arrivons ainsi au voisinage de l'ancien massif éruptif du Dovrefjeld. Mais à l'Ouest de la fosse, aux environs de Kristiansand, le granité recommence à prédominer.

8. Russie méridionale. — On ne voit d'abord, en Volhynie et dans le gouvernement de Voronèje, que des pointements tout à fait isolés de terrains anciens, qui percent à de grandes distances les uns des autres la nappe des dépôts plus récents. Us se montrent çà et là sur les bords des vallées ; puis ces affleurements prennent plus de continuité, moins au Nord, davantage sur le cours supérieur des rivières qui descendent au Sud à travers le gouvernement de Kherson, entre le Boug et le Dniepr, mais pour disparaître ensuite un peu au Sud du 48« parallèle. Au Nord du Dniepr, ils ne sont visibles qu'en peu d'endroits, et le coude de ce fleuve sépare à la surface deux régions, l'une à l'Ouest et l'autre à l'Est, mieux découverte, celle-ci s'étalant au Nord de la Mer d'Azov.

Ce sont toujours les mêmes roches que dans le Nord; un gneiss étroitement lié au granité et souvent qualifié de gneiss granitoïde

1. G. de Geer, Om algonkisk bergveckning inom Fennoskandias granssomrâden (Gcol. Foren, i Stockholm ForhandL, XXI, 1899, p. 673-694.) L'auteur a vu dans le fait qu'un lambeau de grès jotnien s'allonge du N. au S. dans le Dalsland l'un des arguments en faveur d'une interprétation complètement différente de la structure du pays. D'après cette manière de voir, c'est à partir des massifs granitiques du centre que se seraient propagées les modifications (u Umoricntirungen ») qui ont donné aui territoires gneissiques de l'Est et de l'Ouest leur aspect actuel. Ce travail a eu le mérite de provoquer une discussion très instructive (Geol. Foren, i Stockholm Forhandl., XXII, 1900, p. Ii6-142).

2. Th. Kjcruir, Geologie des südlichen und mittleren Norwegen, Deutsche Ausgabe voa Â. Gurlt, in-8*, Bonn, 1880, p. 89.

forme le terme le plus ancien; des terrains stratifiés plus récents sont pinces dans sa masse, et en particulier des quartzites associés à des minerais de fer ; en outre se montrent des roches massives : granités, syénites, gabbros, etc.

Au Nord de Jitomir, puis entre cette ville et Kiev, on rencontre au fond des vallées des roches eruptives anciennes, qu'on désignait autrefois sous le nom de labradorites et pour lesquelles Kroustchov a créé le terme de « Perthitophyres »*. L'affleurement le plus occidental connu du terrain archéen se trouve près de Chepetovka (vers 27*» de long. E., entre les rivières Goryn et Sloutch); non loin de là, sur le Sloutch, Laskarev a trouvé du gneiss dirigé N. 300® W.'. Près d'Ostropol en Volhynie, un gneiss à hypersthène en bancs verticaux suit, d'après Mikloukha-Maklay, la direction N.-S., qui, au Sud-Ouest de Jitomir, passe à N.N.W. {kora 10 7i)> et plus près de cette ville à N.W. [hora 9)\

Au Sud du Dniepr, Domher a trouvé dans le gouvernement de Kherson que la direction du gneiss est N.W. « ou plus exactement N.N.W. »*, et d'après les levés de Sokolov, on observe dans les gneiss de ce gouvernement une direction méridienne, avec déviations vers l'E. et beaucoup plus souvent vers TW., de sorte que la direction N.N.W. est indiquée comme dominante\ En suivant les bords du Dniepr entre Novo-Georgievsk et lékaterinoslav, le terrain archéen, d'après Piatnitzky, s'oriente presque sans exceptions au N.W.«.

Pour la connaissance des directions, un intérêt particulier s'at-

1. K. V. ChrustschoËf, lieber die sogenannten Labradorile Volhyniens (Tschermak, Min. u. Petrog. Mittheil., Neue Folge, IX, 1888, p. 470-527, pi. X); signale la direction N.W., sauf une longue bande orientée N.E. sur la rivière Ouz ; mais comme il s'agit de roches eruptives et en partie de filons, je n*ai pas tenu compte de ces indications.

2. V. Laskarew, Recherches géologiqites au partage des eaux entre le cours supérieur de la Goryn et de la Sloutch, r. f. (Bull. Comité Gëol., XVIII, 1899, p. 161-194; notamment p. 189).

3. M. N. Mikloukha-Maklay, Description géologique des cercles de Novograd-VoHinsk et de Jitomir dans le gouvernement de VolhyniCi r. (Matériaux pour la Géol. de la Russie, XIV, 1890, p. 4-91, pi. Mil, dont 1 carte; en particulier p. 13, 14, 16).

4. V. A. Domher, Rapport préliminaire sur les observations géologiques faites pendant Vétéde 188$, r. (Bull. Comité Géol., Ill, 1884, p. 183-214; en particulier p. 90).

5. N. Sokolow, Hydrogeologische Untersuchungen im Gouvernement Cherson, r. a. (Mém. Comité Géol., XIV, n« 2, 1896, p. 227, etc., carte).

6. P. P. Piatnizky, Compte-rendu préliminaire d'une excursion le long des rives du Dniepr entre Novo-Georgievsk et lékaterinoslav , r. (Trav. Soc. des Naturalistes à l'Univ. de Kharkow, XX, 1886. p. 104-110). Aux environs de Ramennopototsk règne, par exception, la direction N.E. ; près de Krementchoug, d'après Lewakowski, on trouve les deux directions, N.E. et N.W.; aux rapides entre Krementchoug et lékaterinoslav, la direction N.W. prédomine, d'après P. Krotoff, Einige Bemerkungen über die Tektonik des Dnjprowschen kristallinischen Gesteinstreifens, r* a. (Krlchtafovitsoh, Annuaire géol. et minéralog. de la Russie, I, n** 2, 1897, p. 3(K37)<

tache aux quartzites et aux talcschistes associés à des minerais de fer de Krivoï-Rog, sur Tlngouletz. lis occupent le fond de synclinaux longs et étroits, pinces dans le gneiss. Leur allure a été étudiée avec soin, à cause de la présence de ces gîtes minéraux. Près de la localité de Krivoï-Rog, leur direction semble passer graduellement de N. à N.N.E. ; d'après Sokolov, il se produit vers le Nord une séparation des bandes, dont la plupart tournent au N.N.W. D'après les données de Monkowski, la direction méridienne règne au Nord de Krivoï-Rog; l'ensemble dessine une courbe légèrement concave du côté de l'Ouest, résultant d'une pression exercée sur les roches archéennes de l'Est à l'Ouest. Ces observations embrassent une distance de 60 à 70 kilomètres environ, du Nord au Sud*.

Près d'Alexandrovsk, au coude du Dniepr, la direction du gneiss, d'après Sokolov, oscille entre N.N.W. et N.N.E. *.

Nous devons au même observateur, qui a tant fait pour la connaissance exacte du Sud de la Russie, une carte de la partie occidentale du territoire archéen situé au Nord de la Mer d'Azov. Sur cette carte, la direction N.W. ou N.N.W. est indiquée comme se présentant sinon toujours, du moins d'une façon tout à fait prépondérante. Les quartzites métallifères existent également dans cette région; au Sud-Ouest de Berdiansk, au voisinage de la Mer d'Azov, la direction N.N.W. y domine'.

Plus à l'Est, dans le district de Marioupol, Morozewicz a trouvé un développement remarquable de roches massives, en particulier de syénite; ce géologue y a découvert en outre, et la chose est assez inattendue, des laves d'épanchement basaltiques et andésitiques, et aussi des tufs andésitiques. Sauf une seule exception, ces pointemenls jalonnent la limite entre la région archéenne et les couches houillères du bassin du Donetz, et au-dessus de laccolithes d'andésite viennent des lambeaux de sédiments paléozoïques. Ces roches eruptives

1. Les gites de Krivoï-Rog ont été décrits à plusieurs reprises ; je me contenterai de citer : N. Sokolow, Recherdies géologiques dans la partie nord du rayon mélallifère de Kriwoï Rog et le long de la rivière Joltaïa, r. f. (Bull. Comité Géol., XV, 1896, p. 201- 223, carte, p. 203), et Tsch. Monkowski, Zur Geologie von Krivoi-Rog (Zoitschr. f. prakt. Geol., hcrausgeg. v. Krahmann, 1897, p. 374-378 : trad. de K. Milkowski, carte dans le texte, p. 182). Monkowski pense que les bandes septentrionales ont pu subir un rejet (Blatt?) qui les aurait déplacées vers l'Ouest. La carte de Chimanovsky (Oornyi Journal, 1892, IV, pi. II) indique une direction N.N.E.

2. N. Sokolov, Recherches hydro-géologiques dans le district Alexandrovsk, gouvernement d'iekaterinoslav, r. f. (Bull. Comité Géol., XV, 1896, p. 157-188).

3. N. Sokolow, Allgemeine Geologische Karte von Russland, Blatt 48. Melilopoly Berdiansk, Perekop, Berislxmly r. a. (Mém. Comité Géol., IX, n» 1, 1889, ▼iii-261 p., 1 carte) ; Note sur les gisements des minerais de fer dans le district de Berdiansk, du gouvernement de Tauride, r. f. (Bull. Comité Géol., IX, 1890, p. 123-'U4)<

post-carbonifères indiquent Texistence d'une zone de dislocation à la limite du terrain houilier. A TOuest de cette région, les gneiss sont découpés en horsts et en fossés*.

9. Résumé. — Le résultat des nombreux détails qui précèdent est le suivant :

La plate-forme russe, constituée par des plis précambriens arasés, s'étend de la Mer Glaciale à la Mer d*Azov et jusqu'au 27** de long. E. Vers TOuest, ses limites ultérieures sont indéterminées. Du Sud jusque par delà le lac Onega vers le Nord, la direction N.N.W. ou N.W. est très prépondérante, et en Finlande, ainsi que dans tout le Nord d'une façon générale, la direction N.N.W. , plus voisine du méridien, prédomine. Mais vers la côte Pomorskaïa, sur la Mer Blanche, on voit s'introduire la direction N.N.E. et même E.N.E. La bande de granulite du lac Enare a la forme d'un croissant, dont l'allure rappelle tout à fait celle de l'arc de la Novaïa Zemlia.

La disposition générale des lignes directrices est analogue à celle que l'on observe dans la chaîne beaucoup plus récente de l'Oural, et r Oural peut être défini: une formation posthume , conforme au plan primitif. 11 en va de même pour le faisceau Timan-Kanin.

La partie méridionale de la plate-forme est sillonnée de dislocations plus jeunes, orientées W.N.W., qui sont parallèles au Caucase et s'écartent des directions anciennes de ce domaine. Karpinsky, depuis longtemps, a non seulement reconnu ce contraste, mais il a vu aussi que les divers compartiments archéens de la plate-forme jouent le rôle de horsts, modifiant l'allure des plis plus récents : la courbure du Caucase à la Crimée, en particulier, serait probablement déterminée par le horst d'Azov^.

Ce sont les prolongements des dislocations W.N.W. qui ont été désignés sous le nom de « lignes de Karpinsky » (I, p. 611, fig. 89, mm). On y constate des mouvements postérieurs au terrain crétacé. Le pointement inattendu d'anamésite de Rovno, en Volhynie, et la présence d'intrusions volcaniques plus récentes sur le bord nord-est du horst d'Azov, vers la limite du bassin carbonifère du

1 . J. MorozewicZy Sur la composition lithologique du plateau granitique de Marioupol, r. f. (Bull. Comité Gcol., XVII, 1898, p. 133-167); du même, Recherches géologiques dans le district de Marioupol, r. f. (Ibid., p. 287-295), et Recherches géologiques dans le dùtnct de Berdiansk, r. f. (Ibid., XVIII, 1899, p. 371-382).

2. A. Karpinsky, Sur le caractère général des mouvements de Vécorce terrestre dans la Russie d'Europe^ r. (Bull. Acad. Imp. Se. St*Pëtersbourg, 5« sér., 1, 1894, n» 1 ; en particulier p. 18, note 20).

Donetz, indiquent qu'il s'agit là, en partie, de dislocations très profondes.

10. Les lignes calédoniennes. — Sur le bord de TOcéan Atlantique, à l'Ouest des grands chevauchements calédoniens (II, p. lH), subsiste un fragment de Tavant-pays primitif. Il comprend les Hébrides occidentales, et en particulier l'île de Lewis, puis quelques promontoires de l'Ouest de l'Ecosse et un certain nombre d'îles intermédiaires (II, p. 113, fig. 23).

Le terrain le plus ancien de ce domaine est le «Lewisian Gneiss ». A ses plissements prennent part, sur le Loch Marée, des schistes anciens qui sont assimilés à 1' « Algonkien » inférieur. La surface de ces roches plissées est profondément érodée, et au-dessus vient en discordance très marquée lé grès brun de Torridon, qui n'est pas plissé. Son rôle est donc analogue à celui qui revient au grès de Dal en Suède, à la série « jotnienne » en Finlande, et peut-être aussi aux étages A et B de Barrande en Bohême.

Dans le Sutherland et le comté de Ross, on voit des vallées d'érosion de 2 000 à 3 000 pieds de profondeur dans lesquelles ce grès est venu se loger*.

Le gneiss le plus ancien est recoupé par d'innombrables filons, presque toujours basiques (direction W.N.W.),qui sont l'indice d'un morcellement linéaire de tout le territoire gneissique. Ils sont suivis par un groupe de dykes très basiques (direction E.-W.), et enfin apparaissent des intrusions granitiques et syéni tiques. Toutes ces formations sont postérieures au plissement des gneiss et des schistes anciens, et antérieures au grès de Torridon*.

Sur ce « Vorland » des Hébrides s'avancent les écailles calédoniennes, dont nous avons déjà parlé. Elles ont été poussées du S.E. auN.W. Les surfaces de discontinuité suivant lesquelles a eu lieu ce glissement sont d'ordinaire peu inclinées sur Thorizon, mais

i. Report on the Récent Work ofthe Geological Survey in the North- West Highlands of Scotland, based on the Fietd-Notes and Maps of Messrs. B. N. Peach, J. Home, W. GuDn, G. T Clough, L. HinxmaQ, and H. M. Cadell; communicated by A. Geikie, Director-General (Quart. Journ. Geol. Soc, XLIV, 1888, p. 378-441). Voir en outre : B. N. Peach and J. Home, The Olenellus Zone in the North-West Highlands of Scotland (Ibid., XL Vin, 1892, p. 227-242, pi. V); A. Geikic, Annual Report of the Geological Survefj for the Year ending Dec. 3f, 189i (45 ^^ Rep. of the Science & Art Dept., 1893, p. 259 et suiv.); Annual Report.,, for iS9S, p. 262 et suiv. [Voir aussi J. Horne, Récent advances in Scottish Geology (Report 71 ^^ Meeting British Assoc. Adv. Se, Glasgow, 1901, p. 615-631; reprod. Geol. Mag., Dec. 4, VIII, 1901, p. 452-470).].

2. Arch. Qeikie, The llistory of Volcanic Action in the Area of the British Isles (Anniv. Presidential Addresses Geol. Soc. of LondoOi 1891 and 1892); ot The Aneienl Volcanoes of Great Britain, 2 vol. in-8'», London, 1897.

il arrive parfois qu'elles se redressent brusquement. Les mouvements paraissent avoir été intermittents; c'est ce qui résulte du fait qu'un chevauchement est quelquefois recoupé par un autre, et que des intrusions volcaniques se sont produites dans l'intervalle*.

Une circonstance, en particulier, est très importante : c'est quHl existe dans les bandes calédoniennes des roches provenant d'une transformation de roches de Favant-pays. A M. Lapworth revient le mérite d'avoir montré le premier que le gneiss oriental ou « calédonien » représente un mélange de gneiss « hébridien », de terrains sédimentaires et de roches eruptives plus récentes, le tout modifié par les mouvements orogéniques*. Les travaux du Geological Survey ont établi, de même, que des lambeaux de grès de Torridon sont encastrés dans les écailles calédoniennes, qu'ils passent aux « Moine schists » et contribuent pour une large parla la formation des roches calédoniennes de ^Est^

A une plus grande distance du bord externe des écailles calédoniennes, la majeure partie des horsts écossais est formée de roches ayant subi un métamorphisme dynamique intense, et s'étendant du Nord-Ouest de l'Irlande jusqu'à la Mer du Nord. Arch. Geikie les désigne sous le nom collectif de « Dalradian »*. Au cours de ces dernières années, on est parvenu à distinguer dans ces roches profondément modifiées toute une série d'étages siluriens (fig. 86). Ce groupe renferme d'ailleurs des intercalations nombreuses de diorite, d'épidiorite, de schistes amphiboliques, de schistes verts, et aussi des filons intrusifs de diabase. La pierre oUaire qu'on y rencontre est

1. Report on the Récent Work of the Geological Survey in ihe North-West Highlands of Scotlandf etc., 1888, p. 412, 436. Au début, on n'avait constaté que des écailles, sans aucun plissement ou renyersement; d'où Ton concluait qu'il s'était produit des phénomènes différents de ceux obseryés sur le bord d'autres régions plissëes. Mais depuis, on a trouvé aussi de grands renversements, en particulier sur le Loch Garron (Anntial Report for i89S, p. 261). Voir sur ce point : H. M. Cadell, Trans. Royal Soc. Edinburgh, XXXV, pt. 7, 1888, p. 342; Marcel Bertrand, Les Montagnes de l'Ecosse (Revue générale des Sciences, III, 1892, p. 817-824); A. Rothpletz, Geotektonische Probleme, in-8«», Stuttgart, 1894, p. 100 ; A. Pcnck, Geomorphologische Probleme aus Nordwest-Schottland (Zeitschr. Ges. f. Erdkunde, Berlin, XXXII, 1897, p. 161 et suiv., pl. 6). II va de soi que la discontinuité se produit de préférence le long des bancs les moins résistants, dont la direction coïncide à peu près avec celle de la poussée. Qeikie a montré que ces chevauchements peuvent se produire suivant le plan de filons intrusifs, quand leur inclinaison est favorable; il arrive alors que la roche eruptive est réduite en miettes, tandis que les terrains sédimentaires encaissants sont épargnés.

2. M. Gallaway, qui regardait à Torigine le gneiss orienta) comme un produit indépendant, s'est également rallié plus tard à cette interprétation; C. Gallaway, The Présent State of the Archsean Controversy in Britain (Geol. Magazine, Dec. 3, VI, 1889, p. 323).

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