Annual Report for 1893, p
4. Arch. Geikie, Anniversary Adress Geol, Society, 1891, p. 72-75.
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comparée à celle de Trondbjem, et on Tutilise comme en Norvège pour des usages arcbitectoniques.
La présence en grandes masses, dans les couches paléozoîques inférieures, de roches eruptives principalement basiques, dont l'importance ne diminue guère qu'à partir du Silurien supérieur, est caractéristique pour le développement de ces formations dans la Grande-Bretagne. Il y a là un contraste* frappant avec les terrains paléozoïques^ horizontaux des bords de la Baltique.
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11. Le chevauchement Scandinave (II, p. 75-96). — Dans le domaine dont nous abordons Tétude, les dernières années ont amené de grands progrès, et il sera nécessaire, pour la clarté de l'exposition, de reproduire ici certains détails déjà signalés précédemment.
Tout le monde admet que les plis^ calédoniens se prolongent par les îles^ Orcades et Shetland vers la Norvège.
Judd, qui a étudié les cassures marginales du Nord-Est de TÉcosse, pense même que la séparation de la Scandinavie et de la Grande-Bretagne ne s'est peut-être produite que depuis l'apparition de THomme. Reusch, à qui Ton doit une excellente carte des îles du Sud- Ouest de la Norvège, dit que les plis de rÉcosse et ceux de la Norvège forment sûrement un même système, qui n est interrompu que par la dépression de la Mer du Nord*.
Un coup d œil sur la carte montre
i. Judd, Address British Association^ Sect. C, Aberdeen,1885,p.l008; H. Reosch, Bômtnelôen'og KarmÖen med omffivelser geologisk beskrtvne^
d'ailleurs que, du moins dans le Sud de la Norvège, on ne peut guère chercher le prolongement de la zone externe d'ErriboU, mais seulement celui des parties de Tédifice calédonien situées plus à TËst. De fait, ces montagnes norvégiennes présentent de nombreuses analogies avec l'Ecosse, tandis que sous d'autres rapports on remarque un contraste difficile à expliquer. En général, elles sont plus profondément dégradées que les monts écossais, sans cependant être aussi complètement rasées que les plis de l'Oural oriental; le stade d'érosion dans lequel elles se trouvent parait être propre à nous renseigner sur les relations, si rarement observables, entre une chaîne plissée et un plateau adjacent. C'est à A. E. Törnebohm que revient le mérite très grand d'avoir ouvert la voie, par une hypothèse des plus hardies, à l'interprétation de la structure de cette région*.
La ceinture horizontale des couches paléozoïques, commençant avec les sédiments cambriens, se poursuit du Golfe de Finlande, par les îles d'Àland et l'Uppland, Dago et OEsel, à Gotland, à OEland et sur la côte occidentale du détroit de Kalmar^. Cette ceinture, morcelée en lambeaux, se retrouve en Scanie(ll,p.69, fig.H); d'autres fragments affaissés occupent la fosse qui s'étend de Kristiania jusqu'au lac Mjösen (II, p. 71, fig. 12) Dans l'intérieur du pays affleurent les terrains précambriens, mais au-dessus, on voit également çà et là des lambeaux épargnés par la dénudation générale, grâce à la présence de failles, ce qui montre que tout le bouclier a dû être recouvert jadis par ces couches cambriennes et siluriennes. On observe souvent des cassures et des affaissements, mais jamais de plissements, à l'exception peut-être d'un anticlinal surbaissé aux îles d'Àland ^ Après avoir traversé une partie notable de la largeur de la péninsule, on arrive au glint, qui court du Sud au Nord sur toute sa longueur, c'est-à-dire sur plus de 10 degrés de latitude, sous la forme d'un imposant escarpement, profondément découpé d'ailleurs par l'érosion.
Sur toute la longueur du glint, ou du moins du Hardangervidda
udgiyet af den geologisk Undersögelse, gr. in-8«', Kristiania, 1888, 422 p., 3 cartes; en particulier p. 420.
1. A. E. Tômebohm, Om fjâllproblemet (Geol. Foren, i Stockholm FôrhaindU, X, 1888, p. 328-336); Om hogfjällsqvartsüen (Ibid., XIII, 1891, p. 37-44) ; FörsOk HU en tolkning a fdetnordligaste Skandinaviens fjallgeologi (Ibid., XV, 1893, p. 81-94); Toir aussi même recueil, XVI, 1894, p. 161, etc., et surtout le mémoire d'ensemble du même auteur : Grunddragen afdet Centrala Skandinaviens Bergbyggnad (K.Sy. Vetensk.-Akad. Handl., Stockholm, XXVIII, n« 5, 1896,212 p., 4 pi. dont 1 carte gëol.). [Voir aussi A. G. Högbom,5Mr la tectonigne et l'orographie de la Scandinavie (Annales de Géogr., XI, 1902, p. 117-133, pi. V : carte).]
[2. Voir la Carte géologique iniei^nationale de l'Europe, îeuiMe 18 (D III), Berlin, 1901.] 3. C. Wiman, Ueber das Silurgebiet des Bottnischen Meeres (BuU. GeoL Iiwtittttioii Univ. of Upsala, éd. by Hj. Sjögren, I, 1892-1893, p. 65-75).
(60® de lat. N.) jusque dans les Lappmarken, au delà du 68®delat.N., la présence du terrain cambrien est démontrée par des fossiles. Sur un grand nombre de points, en particulier dans le Jemtland, on connaît en outre, au-dessus du Cambrien, des couches siluriennes. Entre 61® et 64® de lat. N., la coupe, d'après les indications détaillées de Törnebohm (II, p. 80), est la suivante : 1® à la base se trouve la « Sparagmite », c'est-à-dire un grès quartzeux, feldspathique, dont répaisseur atteint 900 mètres entre le Gudbrandsdal et le Glommen, mais diminue assez rapidement ensuite ; 2® au-dessus, le calcaire de Biri, souvent dolomitique, atteint 300 mètres, et parfois même 500 ; 3® puis vient la Sparagmite supérieure, dont la puissance est de 1 000 mètres dans le Rendal. Ces trois étages, qui selon toute* probabilité sont plus récents que le grès de Dal, recouvrant le terrain primitif à TEst du glint, n'ont encore fourni aucun débris organique. Au-dessus vient un conglomérat, désigné sous le nom de « Quartz bleu », qui se rattache intimement à des couches cambriennes fossilifères, et sur ce conglomérat repose la série silurienne, dont Högbom et Wiman ont fait connaître la coupe dans le Jemtland. Cette série monte jusqu'au Silurien supérieur, exactement jusqu'aux schistes à Graptolithes qui surmontent ThcH'izon du calcaire à Pentamères de Kristiania*.
On peut dire que les sédiments cambriens et siluriens qui s'étendent au pied et dans les contreforts du glint présentent le faciès des dépôts contemporains de Kristiania et du lac Mjösen, ainsi que de la ceinture silurienne de la Baltique, avec intercalation à la 'base de sédiments non fossilifères très épais. Dans la ceinture baltique, les couches ont une allure tranquille ; il en est de même en avant et au-dessous du glint, et de part et d'autre, la série surmonte en discordance le terrain primitif du bouclier.
Sur cette série de couches normales repose à plat ime seconde série de terrains tout différents. Quelques observateurs ont commencé par y voir un rivage, contre lequel les couches siluriennes normales s'appuieraient par le pied (II, p. 80) ; cette interprétation n'a pas été confirmée. La série en question comprend des quartzites et des phyllades, souvent absolument identiques à la sparagmite, et aussi, sur de grandes étendues, des micaschistes, des schistes amphiboliques et des gneiss. Törnebohm considère ces dernières roches comme de la sparagmite modifiée par pression et les désigne
i . Sur ces coupes, voir aussi G. Wiman, Kambrisch-silurische FaciesôUdungen in Jemtland (Bull. Geol. Instituüon Univ. XJpsala, III, 1896-1897, p. 269-304, pi. V-VII, dont 1 carte).
SOUS le nom de« Groupe d'Are », toute la série de recouvrement étant appelée « Groupe de Sève ».
La superposition de ces roches profondément modifiées à des sédiments paléozoïques normaux a été mise hors de doute par de nombreux observateurs (II, p. 95, note 2), et cela sur une distance de 9 degrés de latitude et une largeur pouvant atteindre 90 à 100 kilomètres*.
Le bord antérieur du giint est souvent découpé en lambeaux (pi. II); le groupe de Sève forme alors le couronnement de ces buttes. Quelquefois, le groupe de Sève est interrompu par Térosion ou par des inégalités originelles du substratum ; ainsi se produisent des « fenêtres », et par ces fenêtres on aperçoit la succession normale des terrains inférieurs. C'est ce qui a lieu par exemple, dans le Jemtland, à TOuest du Kallsjön, pour la chaîne du MuUfjäll, et
1. Plusieurs exemples de la succession des couches dans le glint ont été signalés au t. II, p. 16 et suiv. On peut y ajouter les indications plus récentes qui suivent :
1. Hardangervidda (60<* de lat. N.) : terrain primitif (granité et 'gneiss); schistes alunifères (45 à 30 mètres), d'où provient le Dictyograptus flabelliformis du Huulberge =: zone cambrienne 2e de Kristiania; « Blauqvarts » (40 m.) ; marbre (10 m.) ^ probablement le calcaire à Orthocéres (Silurien inférieur, étage 3); phyllades d'un gris verdàtre (220 m.) = vraisemblablement les schistes à Graptolithes du Qausdal de Bjdrlykke (Silurien inférieur, étage 4) ; au-dessus, ensemble dont la puissance atteint 300 m. de Hälleflinta, micaschistes, schistes amphiboliques, gneiss, comprenant aussi de la sparagmite et un conglomérat quartzeux au Nord-Est (diaprés W. C. Brögger, Lagßlgen pä Har^ dangerviddüy Norges Geol. Undersög., No. 11, 1893, 142 p. (résumé alH),et K. 0. BjOrlykke, GraptoUtßrende ski ferne i veslre Gatisdal, Ibid., Aarbog for 1891, p. 1-10). —
2. En allant du Storsjön vers l'Offerdal et le Kallsjön (63*> et 64o de lat. N.) : terrain primitif; Cambrien et Silurien jusqu'au calcaire à Pentamères (Silurien supérieur) et aux schistes à Graptolithes de la Scanie, en couches horizontales ou plongeant à l'Ouest, avec schistosité et traces de pression près d'Offerdal; au-dessus, plus à l'Ouest, le groupe de Sève (schistes d'Are, gneiss grenatifëre, etc.) et par-dessus encore deux grands lambeaux de grès et de schiste que l'on compare au Silurien occidental de Trondfajem (d'après A. G. Högbom, Geologisk ôeskrifning öfter Jemtlands län; Sveriges Geol. Unders., Ser. C, n? 140, in-4<», 106p., 1 pi., 1 carte, 1894). — 3. Dans leNorrôotten, entre 66» et 69** de lat. N., la coupe est analogue. Sur le Kamanvare oriental, on trouve au-dessus du terrain primitif 50 m. de grés à Scolithes; 15 m. d'un schiste à Hyolites d'un vert brunâtre (Cambrien) ; 30 m. de schiste argileux noir, avec grès quartzeux et conglomérat phosphaté; 90 m. de « schistes de Raman ». Au-dessus, et presque toujours un peu en retrait vers TOuest, micaschistes et schistes quartziteux très épais, puis gneiss clair passant au H&lleflinta, ou gneiss ordinaire, zone foncée avec roches amphiboliques, puis série de phyllades formant la masse principale des montagnes, associée à des micaschistes calcaires, etc. Au sommet, roches amphiboliques avec schistes analogues à des éclogites, gneiss et marbre blanc. 11 y a des intercalations de roches à divine (d'après Fr. Svenonius, Om berrggrunden in NorboUens Lan, Sveriges Geol. Unders., Ser. C, n» 126, in-8'', 1 carte, 1892; voir aussi W, Petersen, Om de geologiska forhâllandena i irakien omkring Siangeli kopparmalmsfält i Norbottene län, Geol. Foren, i Stockholm Förhandl., XIX, 1891, p. 296-306, pi. 4 : carte; et ailleurs). Pour les intercalations de roches à olivine, voir Svenonius, Geol. Foren. Förhandl., VII, 1884-85, p. 205, et XV, 1893, p. 16. Sur la composition microscopique du lambeau de FÂxeskutan, voir H. Reusch, En dag ved Âreskuian (Norges Geol. Undorsog., Aarb. f. 1891, p. 22-32). ,
5i8 LA FACE DE LA TERRE-
an Sud-Onest de celle-ci, pour la longue arête qui se termine au Skarsfjeld. A TÂreskutan, h TEst du Kallsjön, les « schistes d'Are » du groupe de Sève, qui sont à Télat de schistes amphiboliques et de roches gneissoïdes, ont de 1 200 à 1 800 mètres d'épaisseur, et on peut constater à TEst comme à l'Ouest leur superposition au Silurien fossilifère. L'Àreskutan est donc un lambeau de recouvrement (fig. 87).
En s'appuyant sur ces faits incontestés, Törnebohm a exprimé
Mullfjëllflt AraaIttJtan
Fjo. 87. — Coupe de l'Âreskatan, d*ftprës Törnebohm {Grunddragen af det central skandinaviska bergbygnad, 1896, p. 192).
&, Schistes d'A.re ; «, Silurien ; g, Qnartzite ; ir, Porphyre ; 8, Diabase. — Échelle des longoears :