‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 103 sur 281 · B. N. Mss · texte numérisé non relu

B. N. Mss

.4. Sa vie fut aussi active que variée, et son bras aussi solide que son esprit était puissant. — Cf. GcUlia Ckristiana , t. I , col. 94. — Histoire littéraire de la France, t. XVI, p. 78.

a d'ennemis de Dieu. » Cest Texplication que donne Richard de Bury, évêque de Durham, du soin qu'avaient les membres du haut clei^é d'excepter cette catégorie d'ouvrages de leurs générosités posthumes * .

Les docteurs trouvaient donc moyen » malgré la rareté des livres, de satisfaire leur légitime curiosité et d'acquérir une véritable érudition dans les diverses branches de la science juridique. Mais, ce sont assurément les livres des anciens suppôts de la Faculté et ceux des professeurs qui y enseignaient encore, qui fournissaient le contingent le {dus considérable à la littérature canonique que les libraires parisiens pouvaient offrir à leurs avides clients. On arriverait à des résultats instructifs au plus haut degré, si, prenant un à un les ouvrages que nous ne pouvons même mentionner ici, on les étudiait en particulier, et on les groupait soigneusement par familles et par époques, pour trouver, dans leurs détails et dans leur rapprochement, les traces de la progression des études j.uridiques. En classant ainsi les don* nées multiples qui s'offriraient naturellement, on ferait une histoire complète de l'enseignement du Droit, car, c'est dans les manuscrits qui nous sont restés qu'il faut aller chercher les vestiges des leçons orales. Chaque maître, en effet, condensait le résultat de ses recherches et de ses études dans un ou plusieurs livres, qui conservaient ce qu'il y avait de plus substantiel dans ses cours. Les programmes qui nous sont restés, quoique plus ré^ cents que beaucoup des ouvrages auxquels nous faisons allusion^ peuvent servir à nous montrer la préoccupation constante des docteurs. Les maîtres s'attachaient à un traité, à un titre, quelquefois à un chapitre du Droit ; ils y revenaient à mainte reprise, en creusant les difBcultés , en éclairant les ombres, et ils développaient quelquefois, non pas pendant une année seulement, mais pendant des séries d'années, le môme sujet devant leurs auditeurs. Sans; doute ces auditeurs changeaient, et le régent devait répéter les principes, proposer à nouveau des divisions identiques, mais, en s'appliquant si longuement à une même matière , il était arrivé à en scruter tous les détails, à corriger peut-être des conclusions hasardées, à découvrir parfois des horizons nouveaux. C'était là une préparation lente, mais féconde, du livre que le maître devait publier, qui faisait le rêve de sa vie. Aussi, en soi, ce livre qu'a précédé une consciencieuse préparation est-il le tiec plus ultra de la science personnelle de son auteur, le résultat absolu de son enseignement. Étudier avec soin de tels documents aurait donc

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