CHAPITRE PREMIER
Modifications apportées dans le corps enseignant
par le Parlement.
Kéformes nécessaires, immixtion du Parlement et élection de régents.
Caractère de la nouTelle Faculté.
Le Parlement, nous Tavons fait remarquer en terminant le premier livre, avait pris sur ITTniversité un pouvoir que celle-ci récusait^ mais auquel il lui fallait, malgré tout, se soumettre. La négligence des docteurs-régents, leur attachement à leurs commodités et Foubli de leurs devoirs avaient dans la Faculté de décret fourni de trop justes motifs à cette surveillance, pour qu*on eût aucun droit à se plaindre d*une intervention si souventes fois motivée. Les juges de la haute Cour qui, pendant bien longtemps, avaient été invoqués comme arbitres dans les différends survenus entre la Faculté et TUniversité, ou bien entre les professeurs euxmêmes, se décidèrent à agir en maîtres. Dès 1532, ils rendirent un arrêt ordonnant à la Faculté de produire ses statuts, et provisoirement, lui faisant défense de procéder à aucune promotion au doctorat et à la régence'. Si les docteurs eussent encore été cette assemblée forte et respectée dont nous avons admiré la puissance et l'éclat aux siècles précédents, nul doute qu*ils n*eussent résisté avec avantage, et que des réformes opportunes n'eussent réparé à temps le mal, il n'en était hélas plus ainsi! Robert du Gast et