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5. Nous en rapportons une partie qui nous montre les arguments et la procédure mis en œuvre pour arriver aux conclusions dont nous constatons Teffet
c requête verbale faite ea ladite Gour par aucuns desdits délé- « gués, requérants que le plaisir de ladite Cour fut pourvoir à ce c que les articles qui par eux seront faits pour la réformation de a ladite Faculté... puissent être exécutés nonobstant oppositions « ou appellations quelconques,' et sans préjudice d'iceux; une re- « quête baillée à ladite Cour aujourdhui par maître Spifame, con- « seiller en ladite Cour et chancelier en l'Église et Université de c Paris, par laquelle il requérait qu'il fut ordonné par ladite « Cour être par lui procédé comme chancelier d'icelle Univeràité, c présents et appelés tels qu'il plairoit à ladite Cour, mêmement « les réformateurs députés à réformer ladite Université... Et tout « considéré, etc.. »
En conséquence de la modification complète apportée dans les rouages de la Faculté par les dispositions que nous avons rapportées plus haut, un concours public fut ouvert, et les candidats à la régence soutinrent leurs disputes juridiques devant des commissaires du Parlement '. Pierre Parpas nous donne les noms et les qualités de ceux qui se présentèrent : <c Responderunt de « lure : Magister loan, Fabri qui antè fuerat regens per quindea cim aut sexdecim annos et huius reformationis author. Mugis- « ter Petnis Rebuffics, doctor utriusque luris, qui fuerat doctor « regens Biturigibus cum Alciato, et legerat ibi per multos annos, a comes luris. — Scripsit multos libres in iure. — M. Regnard, « — M. Peines Le Clerc, — M. Frandscus FloreltiSy — M. lac-a quelot, advocatics in Curiâ, — M. Lecoq, — M. Demalassi, — « M. Boicchard, — et ego Peines Parpas, doctor Tolosanus, ce qui veniens Tolosâ, reperi priores repetitiones iam factas. »
Les choix furent heureux. Pierre Rebuf, dont le nom était déjà célèbre à Bourges ; Parpas, qui s'était fait avantageusement connaître à Toulouse, et Fabri, dont la persévérance et l'honnêteté avaient enfin vaincu l'indolence coupable de l'ancienne Faculté promettaient pour l'avenir un renouvellement de vigueur et d'entrain. Floret, Regnard et Le Clerc étaient moins connus, mais pouvaient être, sans crainte, placés sous les ordres de chefs de ligne tels que leurs trois collègues. Ce fut un soulagement général dans le monde des études que la nouvelle de cette réformation. Parpas laisse percer cette satisfaction dans les premières lignes de son livre décanal : a Divinâ providentiâ, anno millO quingen- <c tesimo trigesimo quarto, facultas decretorum fuit per Curiam
1. Ces commissaires étaient : Pierre Lifet, premier président au Parlement ; un second président dont le nom est illisible dans le Mémorial; MM. Lejuste et Poyllet, conseil* 1ers; MM. Poyet et Monthelet, avocats royaux.
a parlameiiti reformata et magno bono reipublice cepitcôualescere. « Per Guria, aresto fuit edictum sex doctores deligi , quorum très c mane, très a prandio lus caoonicû publiée interpretarëtur... ^ » Telle est la nouvelle Faculté que le Parlement constitua pour ainsi dire de toutes pièces, en prenant à peine à Tancienne quelques-uns de ses débris. Les arrêts dont nous avons cité quelques passages nous ont montré que cette institution n'était encore que transitoire : nous devons nous demander les motifs de cette rénovation imparfaite. — C*est à l'état général des esprits et à l'incertitude des méthodes qu'il faut attribuer ce caractère particulier. L'Université , en effet, dans son ensemble, devenait de jour en jour plus séculière, et la théologie, qui ne pouvait suivre la même voie, se cantonnait davantage dans le collège de Sorbonne, avec lequel on l'identifiait déjà depuis longtemps. Au contraire, la Faculté de décret, que la nature même de son enseignement ramenait toujours du côté de la politique humaine, se laissait aller à l'entraînement général auquel s'étaient déjà abandonnées les Facultés des arts et de médecine. Nous assisterons à cette évolution lente et pourtant constamment progressive, en suivant pendant cette courte période, qui n'embrasse guère plus d'un siècle (1534-1656) le mouvement irrésistible que constatèrent tour à tour les rois François !•', Charles LS et Henri IV.