Année
4. C*est PHospital, chancelier delà duchesse de Berry, qui eut l'honneur de distinguer le jeune jurisconsulle et de le faire agréer.
5. Les adversaires dont renvie avait causé son départ venaient de mourir. U demeura alors à Bourges une période de six ans (1560-1566).
en elle-même, que Paris eut Tavantage de le posséder*. Le Parlement permit à la Faculté d'enseigner officiellement le droit civil, et au célèbre professeur d'en délivrer les grades*. Ce fut pour trop peu de temps, car Cujas s'empressa de regagner Bourges, d'où les offres de Grégoire XIII et les supplications de Toulouse et de Valence ne purent jamais le déterminer à partir*.
Le vieux livre des statuts nous fournit une dernière liste de docteurs ajoutée postérieurement à son texte par un de ses possesseurs. Elle porte la date de 1596, et contient les noms suivants :
D. Olignis Magnam doctor senior (obiit anno 1605);
D. ClaudiusMynos;
D. Johannes Le Clerc ;
D. Rob. Davidson ;
D. Samuel de Henault — (Alias de Beauregard) ;
D. Hugo Guyjovius — (loco defnncti Dîii Pétri Pilagueti *).
Robert Davdsson ou Davidson enseigna et remplit les fonctions de doyen pendant les dernières années de cette période. C'était un homme pratique, habile à sortir la Faculté des affaires épineuses qui ne lui manquaient pas'. A la même époque, Jean de la Robertière, Pillagtiet, Magnan et Minos donnaient leur enseignement aux rares élèves qu'Orléans et Bourges a'avaient point enlevés à Paris. Jean Le Clerc et d'Harmoniâ les secondaient sans rendre beaucoup d'éclat à l'école délaissée. Le plus connu d'entre eux est encore Minos ou plutôt Claude Mignault, que l'Université choisit en 1595 comme membre de la commission chargée d'élaborer une réforme générale. Miuos professa à Paris les lustitutes. Nous avons de lui un discours très intéressant, intitulé : « Claudii Minois Panegyricus, seu relatio pro scholà Jaris Parisiensis*.
Jehan Passerai, qui fut l'un des auteurs de la Satire Ménippée,
1. Cojas dut partir pour Paris vers le mois de mars 1576 comme il semble résulter de certaines inductions basées sur une lettre datée de Bourges 31 janvier 1576. Les élèves effrayés conmiençaient alors à déserter les cours, et au bout de quelque temps le professeur se serait décidé à aller enseigner ailleurs. (Cf. Ms. Dupuy. fol. 700, n* 31, ap. Berriat S«-Prix, op. cit.)