‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 133 sur 281 · Cf. Preuves justificatives, etc., p · texte numérisé non relu

Cf. Preuves justificatives, etc., p

Décret, » et lui continuaient la jouissance des gages qu*il recevait à Orléans. Florent mourut dans cette ville en 1650, laissant de nombreux écrits sur des matières canoniques qui ont été pieusement recueillis et publiés par Doujat. Il avait la réputation du meilleur canoniste de son temps.

La mort de M«* Dartis, Florent et Bouthelier, survenue à quelque temps d'intervalle (1650-1651) laissa un seul docteur en possession des revenus des chaires vacantes et des rentes de la Faculté. Ce docteur était Philippe de BuisineK Intelligent, mais ambitieux et intéressé, ce régent prétendit désormais garder pour lui seul tous ces avantages, en dépit de l'intérêt des études et des réclamations de TUniversité. Il ne craignit même pas de se mettre en guerre ouverte avec Topinion, en répondant par un libelle aussi acerbe qu'exagéré aux justes réclamations de l'autorité *. Buisine fit néanmoins pour les études tout ce qu'il était en son pouvoir de réaliser par aiUeurs : il rétablit les exercices publics d'argumentation' et il ramena sévèrement au respect des statuts ceux qui manquaient à leur observation pour l'adeption des grades \ Malheureusement son exemple infirmait l'autorité de ses paroles, car lui-même, le premier, foulait aux pieds les règlements en se mariant *, et en refusant de se choisir des collègues sous le ridicule prétexte que les bâtiments de la Faculté lui étaient nécessaires pour loger sa femme et ses enfants, pour installer ses domestiques et ses écuries *. Pressé par l'Université et pour éviter

1. « De six professeuni qoi doÎTeot lire dans les escholes de décret, il n^f en a plus qii*QO seul depuis le mois d'avril 1651, et M. Philippe de Baisine, qoi est un homme marié pour la troisième fois , remplit lui seul toutes les places que Ton a yeu occupées aotresfois par de grands hommes ; ou , pour mieux dire , il jouit de la récompense de lenrs travaux , sans en faire les fonctions. » — Moyens et raisons des demandes de l'Université die Paris, en la cause mette par devant Nos Seigneurs du Parlement, touchant l'estat présent de la Faculté de Droit canon (in-4 de 32 p. Bibliothèque de lUniversité HJr. 71, p. 1 et s.).

2. Besponse avi prétendvs moyens et raisons des demandes proposées sous le nom de l'Vniversité de Paris contre la Faculté de Droict canon par quelques partievliers emvieox et calomniatevrs de cette Facvlté (in-4 de 13 p., t^.).

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