‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 14 sur 281 · GsRsomos, De examinatione doctrinarum^ odd. 1. d. ii · texte numérisé non relu

GsRsomos, De examinatione doctrinarum^ odd. 1. d. ii

pas besoin d*étre encouragée ^ Les plus hauts personnages ambitionnaient l'honneur de joindre à leurs dignités le titre de docteur en décret*; il n*est donc pas étonnant que ceux qui entraient dans la carrière fussent nombreux à poursuivre ce résultat. La prép ondéra nce des canonistesàunc certaine époque et leur grand nombre sont rendus sênsTbles par Tiniduence qu'ils conquirent dans les conciles de Constance et de BjJê, par la proportion réellement considérable^ de ceux d'entre eux qui parvinrent àl'épiscopat, et par le fait, qu'à partir du xm* siècle le Droit canon n*é • tait pas seulement la loi du clergé, mais qu'il était devenu etqull se maintint pour beaucoup de matières jusqu'à la Renaissauice, la loi de la société civile elle-même.

Les ordres mendiants n'envoyèrent plus leurs membres suivre à Paris les leçons de droit depuis la bulle d'Honorius et les autres communautés n'y laissèrent que ceux qui étaient strictement nécessaires pour défendre devant les tribunaux les questions d'intérêt matériel, maintenir leurs droits et soutenir leurs privilèges. Ce sont les Bénédictins que nous tix)uvons en majorité sur les lislês d'inscription. De quelque province qu'ils vinssent, ils se retiraient ordinairement dans la grande abbaye de leur ordre, Saint-Germain des Prés. Nous voyons encore ,un-Cg rtâin nom bre de chanoines réguliers^ dllqspitaliers,de Trinitaires, de, Prémontr^s et de Génovéfains '. Ce sont les.SfiviL^ religieux dont nous ayons rencontré les noms en parcourant les quatre volumes de Tancien Mémorial de la Faculté. Il ne faudrait pas induire de là que les autres moines se soient désintéressés de l'étude du Droit canon, car, incontestablement, chaque province religieuse avait ses professeurs et son stiuiiutn où Ton enseignait cette science. Les Mineurs, les Augustins et les moines de Cîteaux qui ne fréquentaient pas dans les Académies les cours de droit excellaient pourtant parfois dans l'exposition des Canons. Cette vérité ressort, d'ailleurs, de la multitude de canonistes qui ont écrit dans les couvents, et dont un grand nombre n'a jamais fréquenté aucune

1. Les canonistes n*aytient que treize bourses entières dans tous les collèges de r Uni- Tersité, et ils eo partageaient quatre-vingt huit sous différentes conditions de temps ou de Tolonté avec les autres Facultés.

2. Do Boulât, Histoire de l'Université, IV, p. 591. — Histoire littéraire de la France, XVI. p. 74.

3. Les papes français n'avaient pas eu les motifs d'Honorius III pour faire subsister la rigueur de sa défense , témoin cette pièce tirée des statuts de la Faculté de décret : « Privilegium Innocentii pape concessum. quod Hospitalarii et alii Monachi possint gra- « duari in decretis... Oatum aveoioâ. VUI Kol. marcii, pontificalus nostri anno 4*. » Arch. L, 311, n» 17. — Arsenal, m. 1121, p. 318.

Université *. Ces religieux étaient au courant, non seulement de renseignement parisien, ainsi que le montrent certaines allusions de leurs ouvrages, mais ils étaient encore en rapport avec les autres Facultés du royaume et avec les écoles italiennes. Les religieux qui suivaient les cours de la rue du C16t-Bruneau étaient donc en petit nombre^ et la presque totalité des décrétistes était déjà composée de clercs séculiers, dont une partie même n'avait pas les ordres sacrés et ne se destinait pas à les recevoir dans la suite.

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