CHAPITRE II Mœurs scientifiques
Rapports avec les maîtres. — Frais d'études. — Préférence des clercs pour Bologne. — Diflërence entre Bologne et les écoles françaises.
Chaque étudiant s^attachait à un docteur auquel il était en quelque sorte inféodé : a Nullus audiens Decretales , dumtaxat in
« manè vel aliâ horà reputabitur scholaris in jure canonico,
ff nisi ipse audierit Decretum à doctore actu régente in facultate a prtedictâ, ad minus, bis vel ter in septimanà'. > La régularité malheureusement n^était pas chose commune, et la réforme de 1452 nous ouvre de tristes aperçus sur ce point. Quoi qu'il en soit, le do cteur au qugl les^j[eunes gens s'attachaient devenait pour eux un p rotecte ur assuré : il les arrachait à la prison du prévôt', les défendait devant le corps de la Faculté et les présentait aux épreuves des différents grades*. Ce dévouement des professeurs que les élèves reconnaissaient à la réception des grades par des rémunérations considérables, leur était imposé par les statuts, mais il ne les empêchait pas d'être parfois sifQés, accueillis par du tapage , peut-être même par de plus mauvais traitements , ce qui
1. M. F. de Schulle a classé avec beaucoup de soin et de méthode les noms des professeurs ou écrivains canonistes appartenant à chaque ordre religieux : Geschichie der QueUen, 1. H. pi 465.