ArseDal, ms. 1121, statuts de
2. « In primis, ne quis ad perlegendum vel ordioariè, veJ eztraordinariè in auditorio noslro admittatur, nisi saltem iuztà antiquum statutum insignitus sit gradu baccalaoreatûs in aliquâ celebri academia et eius gradûs Iras decano aut eius subslituto exhibuerit. (4»« Mémorial, août 1544.)
3. Dans les Moyens et raisons , etc., T Université accuse Buisine de ces abus qui déshonoraient la Faculté : « Les degrez s'y donnent sans avoir esgard au temps d'estude ordonné par les statuts, par les saints décrets des conciles, par les déclarations de nos roys et par les arrests, sans entrer en cognoissance du mérite de ceux qui les veulent recevoir, sans observer les solennitez, la sévérité de Tespreuve et la rigueur de l'examen. L'argent de ceux qui se présentent fait luy seul toute la suffisance que l'on exige d'eux pour y estre admis; la dispute est autant incognûe en ces rencontres que le commerce y est en usage. Les lettres y sont expédiées sans difficulté et quelquefois mesme à des personnages qui n'ont jamais veu les escholes. Après que l'on a usurpé les droits de l'Université en acheptant un peu de cire et du parchemin, on se fait nommer aux bénéfices, qui est une intrusion qui ne sert qu*à entretenir l'abus, etc. » (p. let suiv.) — C*est sur ce passage que se sont appuyés tous les historiens de l'Université de Puis pour réduire l'importance de la Faculté de décret.
plusieurs renflements lombes depuis longtemps en désuétude. Les étudiants suivaient nominalement les cours de la Faculté , mais beaucoup d*enlre eux étaient sans amour pour la science; ils se contentaient en général de quelques données superficielles de droit, et avec un peu de théologie, faisaient un amalgame qu*ils trouvaient suffisant pour se présenter aux examens. Il y en avait un certain nombre qui ne recherchaient les grades que par vanité et sans songer à s*en prévaloir jamais pour la pratique , assurés qu*ils étaient qu'en ce cas il vaudrait mieux aller à Bourges ou à Toulouse. Buisine gémissait de ces abus, il sentit enfin qu'il était nécessaire de mettre un terme aux intercessions importunes et coupables des protecteurs influents qui obtenaient un grade mensonger pour des étudiants aussi paresseux qu'ignorants. Afin donc de ramener le goût de l'étude ' et de procurer l'assistance fidèle aux cours, il se décida à rétablir pour chaque samedi les discussions publiques régulières qu'on avait laissé disparaître depuis quelques années, et il se fit aider dans cette œuvre par un de ses élèves les plus studieux et les plus intelligents '.
Cependant, les abus relatifs à l'acquisition des grades ne cessèrent pas encore.. Certains grands personnages ecclésiastiques étudiaient en particulier le droit canon, et d'autres sujets habitués à la pratique des afiaires ou recommandés par leurs prélats se présentaient aux examens sans avoir suivi de cours. Il arrivait encore que les suppôts d'autres universités de France ou de l'étranger, appelés à Paris par le hasard ou par leurs emplois, postulassent pour les grades; enfin, des prêtres ayant dépassé l'âge des études et sentant le besoin de la licence ou du doctorat pour l'adeption d'un bénéfice sollicitaient humblement l'indulgence de la Faculté. Quoi qu'il en fût de toutes ces causes, elles amenaient le désarroi dans les études et enlevaient aux grades leur valeur, qui ne saurait subsister, dès qu'elle est contestable. Buisine rendit donc un nouveau décret dont l'effet fut véritablement sensible et il mit fin ainsi à un abus renaissant qui menaçait de reprendre d'anciennes et insupportables proportions :
« Iterato iussu prœcipimus et iniungimus M. Petro Portier, c parvo bidello nostro, ut tam prius quam posterius hoc pro- • gramma quamprimum ad postes et valvas maiorum scholarum
!.. Edictum 12 Xbris 1651 : « Ad acuendos et ezcitandos caoonics diiciplioc siaden* tiom inimos. » Cf. Preuves justificatives des droits des docteurs régens, etc., p. 87.
2. làid., « Porro, die Iudo 18 proximâ eiusmodi disputatioais ezemplum, pro doctoratu coosequendo eihibebit boris pomeridiaDis diligeolissimus ex nostris aaditoribas àf. Simon Fouqaes. i*
ce Jui'is CauoDici nou solum opponat, sed et aiiis celebrioribus « huius Universitatis œdibus atque compitis affigat, ne quis in ce posterum gradus atque dignitates in schola Juris Canonici am- « biat et speret, nisi studio per examen solemne probato, etiamsi « de nominationum titulo non cogitet; quod eo lubentius execu- € tioni sine fraude ullâ mandari curabimus, quod mirum in mo- « dum cœteris illustrissimis atque splendidissimis almœ Pari> (c siensis Academise Facultatibus consilium atque propositum « nostrum arrisisset'... »