‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 140 sur 281 · Arsenal, ms. 1121, statuts de · texte numérisé non relu

Arsenal, ms. 1121, statuts de

a apponetur. Et postmodum, osculo a doctore coryphœo, dein a ceteris coUegii fraterno amplexu excipîetur *.

Les cérémonies académiques, discussions juridiques, ai^umen^ tations et soutenances des candidats aux grades continuèrent à être des fêtes pour la Faculté. Ces séances étaient publiques, mais seuls les gradués avaient droit d*y intervenir pour y prendre une part active*. Le 15 décembre 1547, le docteur Sapin, qui s'était distingué dans ses études, fit la répétition publique qui devait le conduiris du banc des disciples au rang des maîtres. L'assemblée était nombreuse et choisie: ce in scholis, auditorio valdè celebri a docte et eieganter repetiit caput « Quum omnes, de €onstUut. » Depuis 9 heures du matin jusqu'à 6 heures du soir, il soutint Tassaut des contradicteurs, et l'auditoire émerveillé put se croire revenu aux temps les plus glorieux de la vieille école des canonistes. Les dignitaires de l'Église ambitionnaient l'honneur d'être reçus aux grades par la Faculté de Paris. Le 26 novembre 1549, un évêque recevait le bonnet de docteur des mains de M« Vedello. En face des régentsi revêtus de leurs toges, le maréchal de Saint- André et une* nombreuse suite de prélats et de gentilshommes assistaient à l'argumentation que dirigeaient les docteurs Quentin et P. Le Clerc.

Le nombre des étudiants en droit se réduisit considérablement vers la fin du règne de Louis XIII, c'est ce qui explique l'occupa* tion de toutes les chaires par un seul professeur. Les exercices scholastiques ne pouvaient manquer de se ressentir d'un état de choses aussi anormal. Buisine, qui cumulait toutes les fonctions, le vit bien; aussi, pour échapper au jugement de l'opinion qui lui reprochait hautement sa négligence ', entreprit-il de ressusciter

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