CHAPITRE IV Mœurs et Discipline
Usages. — Entreprises contre le corps enseignant.
Les étudiants en droit étaient soumis^ comme leurs maîtres, au vieux règlement qui prescrivait le célibat. Pour la plupart d*entre eux, la règle n*était pas trop dure, mais, pour certains hoiounes de loi qui, après avoir pris leurs degrés en droit romain ou pratiqué dans les justices civiles, se décidaient à compléter des études imparfaites pour arriver par les grades en Droit canon à des carrières plus honorables ou plus lucratives, elle devenait une gêne. Dès 1534, la Faculté réclama une exemption, dont les médecins étaient déjà depuis longtemps en possession. Cette demande fut Tobjet de vives discussions, non seulement au conseil de Saint- Jean de Beauvais, mais aussi aux Mathurins, dans les réunions plénières de TUniversité. Ce ne fut que deux ans plus tard que l'autorisation si instamment demandée fut enfin accordée.
Les exploits bruyants dont le quartier Saint-Germain et le Préaux-Clercs étaient le théâtre, continuaient encore, et, comme par le passé, les Pécrétistes se gardaient bien de demeurer à Técart quand une occasion de faire du tapage se présentait. La Faculté fit donc utilement connaître à ses suppôts Tarrét du Parlement prohibant, sous peine de lahart,à tous les écoliers, le port a d'espées, bâtons longs, pistolets à feu, chemises de mailles et autres armes '. » Pour éviter les jeux inconvenants et les modes efféminées, elle renouvela aussi la défense de porter des chapeaux bas, des ceintures et des chausses de couleur ou déchiquetées.
1. En 1553, on certain « Marinas de Vintimilla, Bononis italas », vient s'inscrire poar cinq années de présence à la Faculté.