‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 211 sur 281 · Archives de la Faculté de droit, d* 118, p. 3 et · texte numérisé non relu

Archives de la Faculté de droit, d* 118, p. 3 et

2. Cette augmeDtation des droits ne devait durer que douie ans et était destinée à rembourser la Faculté des frais qu'elle avait fait pour réparer ses édifices; en ITH, vingt nouvelles années furent concédées pour permettre d'organiser les écoles de la placé Sainte-Geneviève. (Êdit du 12 juillet ITH.)

3. Les thèses de TUniversité de Paris n'étaient que de courtes « posUiooes » affirmant la doctrine à défendre et n'avaient rien de semblable à nos thèses actuelles. La dépense provenait donc simplement de l'ornementation et non du travail matériel de la composition typographique. Dans les Universités allemandes, au contraire, les candidats se livraient à des travaux d'.une certaine étendue, mais qui rarement dépassaient 40 ou 50 pages petit in-4. Ces ouvrages étaient placés sous une invocation pieuse et dédiés à un maître ou à un magistrat. La bibliothèque de l'Arsenal possède une riche collection de thèses de droit des Facultés d'Outre-Rhin.

4. Article de M. J. Dksnoyebs dans la Revue des Soci^és savantes, 1869, t. I, p. 49. — Cf. et. Feuillet de Conches, Causeries d'un curieux, II, p. 460 et suiv.

5. La bibliothèque de la Sorbonne conserve une thèse manuscrite sur satin. Il j en a aussi une à la Faculté de médecine. Ces impressions sur soie blanche, dit M. Tranchau dans un article du BuUetin archéologique de VOrléanais, p. 300 (année 1888) étaient «... des exemplaires de luxe> destinés à des témoignages de gratitude, de respect oo

miniatures les plus fines formaient encadrement à ces luxueuses productions, et peut-être aussi repoussoir avec Tignorance du vaniteux candidat ^ Seuls les opulents seigneurs pouvaient se permettre de telles prodigalités et demandera Le Brun* d'illustrer leur doctrine. C'était un véritable abus. La Faculté, qui avait cru devoir prescrire la présence d'une image modeste comme ornement des thèses, dut interdire plus tard l'exagération orgueilleuse qui devenait trop à la mode. La plupart du temps les étudiants choisissaient chez les graveurs spécialistes les sujets qui leur convenaient, et ils modifiaient suivant leur goût au moyen de certaines additions ou retranchements ce qu'avait de trop général le type mis à leur disposition '.

Le sujet reproduit par la gravure concordait toujours avec la dédicace*. S'il consistait en un sujet mythologique ou emblématique , l'artiste s'arrangeait toujours de façon à placer quelque part un médaillon, où put paraître à loisir le portrait du personnage important qu'on voulait honorer. Beaucoup de candidats dédiaient leurs thèses à leurs parents ou encore aux saints patrons pour lesquels ils avaient une dévotion particulière.

d'afieclioD, et qui étaient adressés à des personnages dont on voulait acquérir ou consolider la protection. Il parait que ces morceaux de soie servaient quelquefois aux femmes de ceux qui les recevaient pours*en faire des robes. Cest du moins ce que nous dit plaisamment Boileau pour achever le portrait de M"»* Tardieu, femme du lieutenant criminel dont il a si rudement flagellé Tavarice dans la satire X :

Prendrai-je son japon bigarré de latin Qo'ensemble composaient trois thèses de satin Présent qu'en nn procès sur certain pririlège Firent è son mari les régens d'nn collège Et qui snr celle jnpe à maint rieur encor Derrière elle faisait lire : arffWHentabor. >

1. MM. Feuillet de Couches, Pouy et Desnoyers en faisant une remarque analogue ne peuvent s'empêcher de rapporter Tamère satire de Molière dans le Malade imaginaire, où Toinette s*exprime en ces termes : « Donnez, donnez, la thèse est toujours bonne à prendre pour Timage, elle servira à parer notre chambre. »

2. N M. Le Brun commença d'être recherché pour les dessins de thèses par les soutenants illustres, à mesure quMls montaient aux différents degrés des quatre Facultés de TUniversité. Eu Tannée 1638, célèbre par la naissance de notre grand monarque, il fit sur ce sujet un dessin de thèse pour uq soutenant très considérable, et y représenta la Providence qui rapporte du ciel un enfant nouveau-né et le vient présenter au roi Louis XIU. Ce dessin fut regardé d'un bon œil à la Cour, et la ville n'en fut pas moins satisfaite. » {Mémoires inédits stir les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, etc., t. I, p. 5.)

3. <( Les récipiendaires choisissaient les sujets déjà gravés qui leur convenaient, et les bordures ornementées entourant les textes reproduisaient tant bien que mal celles des gravures auxquelles ils étaient accolés... » Bévue des Sociétés savantes, iàid.,

4. Il arrivait parfois qu'indépendamment de cette dédicace, le candidat, pour témoigner de son attachement et de sa reconnaissance à une famille illustre ou à un protecteur influent, faisait imprimer à part un éloge spécial, orné d'illustrations concordantes.

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