Lellre du 17 aoûl 1771. {Ibid
Tallure scientifique qui lui manquait, entreprit de réduire tout le droit canon en quatre livres d'Institutions analogues pour leur division aux Institutes de Justinien ^ La Faculté accepta la dédicace de ce livre et le fit examiner par quelques-uns de ses membres '. Ceux-ci partagèrent tellement les travaux de rectification et d'éclaircissement qu'on avait jugé à propos d'ajouter à l'œuvre originale, que Martin lui-même pouvait écrire : « Nous étions pour ainsi dire sept autheurs réunis ensemble, et si on avoit vu vos commissaires travailler ainsi, à peine auroit-oo pu distinguer le véritable autheur d'avec ses collègues'. » Ce travail devait, hélas! bien peu servir, car déjà roulaient les grondements lointains du grand orage, quand le livre fut lancé dans le public. — Avant de clore ce chapitre nous citerons encore quelques lignes d'un compte rendu de Martin qui nous fera connaître ce que la Faculté pensait de son enseignement canonique à la veille de la Révolution, et de quels éléments elle le composait :
(c Nec minus sedulam felicemque operam juri canonico impendit Consultissimus Antecessor noster. Veteris disciplinas venerandamonumenta, varies Juris cauonici progressus, Galliœ nostrs allarumque Gentium usus, mores ac ritus, Pontificum Regumque gesta, nonnullorum Capitulorum ac Monasteriorum originis historias, facta denique tùm publica, tùm privata ex quibus lucem accipiunt Canones Decretalesque in elegantissimo, eodemque brevissimo ad Decretales Commentario, mira quàdam arte complexus*. »