‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 251 sur 281 · Oratio à consuUùs, D. Eo. Marti.«i. ann · texte numérisé non relu

Oratio à consuUùs, D. Eo. Marti.«i. ann

adaugetur incnria, ut bono publico me consuluisse putaverim, si quâ parte possem, illa sicscitare conarer! »

L'expérience apprend qu'avancer dans une science sans en avoir sérieusement saisi les principes est une chose impossible, mais alors on en était arrivé à ce point d'aberration, parmi les élèves de l'École de droit, qu'on n'y attachait plus d'importance. Les vaines plaisanteries d'étudiants, les vantardises des jeunes avocats, lès propos imprudents de certains magistrats même, contribuaient malheureusement à enraciner dans'^les esprits cette erreur pratique si funeste. L'opinion publique s'en révoltait*, mais les jeunes gens continuaient à fermer l'oreille aux conseils d'une méthode qu'ils accusaient d'être plus vénérable par son antiquité caduque, que par une judicieuse coordination *. Ce reproche, nous l'avons déjà fait comprendre ailleurs, aurait uniquement dû s'adresser aux textes imparfaits qui faisaient nécessairement l'objet des cours, plutôt qu'à la méthode des professeurs. Ce qui manquait principalement en 1777, et ce dont le besoin se faisait plus sentir même que l'unification des lois françaises , c'était en réalité l'amour de l'étude :

a Ponamus igitur, non perfunctoriè,neque dicis causa, sed animosè et diligenter Jurisprudentiae studiis adolescentes incumbere ; Juriura scholas ab illis assidue frequentari ; illos Juris, tùm canonici, tùm civilis collectiones nocturnà versare manu, versare diurnâ. Ponamus eos in scholis Juris utriusque principia primùm, deindè et uniuscujusque materi© juridicœ prœcipua capita combibisse ; quae tune nova rerum faciès exurget in imperio'! »

Ce souhait devait être stérile* et la Faculté n'allait plus que traîner une vie languissante jusqu'au moment où le grand boule-

i. « Palam et publiée testantur, qus quotidiè, tum dictis, tum scriptis ad^ersus buDc ipsum studiosorum Juris Deglectum sparguotur ia vulgus expostulationes, querels, dicteria. » Orado à C. D. Martin, die « Xàrù /777 (1781), p. 4.

2. n Guipât ille Dostram docendi ratioDem, in quft plus antlquitatis est, ioquit, quam ordiois et metbodi ; plus Juris veteris et obsoleÛ quam vigentis et novi deprebeodere est. » (Ibid.)

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