‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 266 sur 281 · Plus lard mairie du 12* arroodissemeot · texte numérisé non relu

Plus lard mairie du 12* arroodissemeot

2. Moniteur universel, 18 veotdse ao XII : • I^s conseillers d'ÊUl Foorcroy, Regnaud de SaiDl-JeaD-d*Angely et Boulay (de la Meurthe) préseoleol uo projet de loi sur les Écoles de droit. Le premier de ces orateurs en dérdoppe ainsi les noCifs, etc. »

après des épreuves si faibles, qu'elles ne méritaient plus le nom d'examens. Les lettres de baccalauréat et de licence n'étaient véritablement qu'un titre qvCon achetait sans études et sans peines, et qu'on portait sans gloire, parce qull n'était qu'un préliminaire indispensable pour arriver à la possession ou à l'acquisition d'un autre état. Cet ordre de choses, ou plutôt le désordre qui existait avant l'époque de 1789 appelait depuis longtemps la censure et la réforme. »

Ces reproches sont trop afiQrmatifs et trop universels. Certes il y eut des maîtres indolents, des étudiants paresseux, mais à côté d'eux il y avait de nobles et nombreuses exceptions. Que la science juridique n'eût subi une effrayante dépression en France, nous n'irions pas jusqu'à le nier, on ne pourrait pourtant pas admettre que toutes les intelligences fussent si complètement abaissées, les études si généralement délaissées que l'avançait le rapporteur du gouvernement ^ Une preuve indiscutable de ce fait, c'est, que même après la grande tourmente qui renversa toutes nos institutions, il s'est encore trouvé des hommes capables de rédiger le Gode civil et de l'appliquer. Le doyen Martin semblait se douter qu'un grand rôle était réservé à ses élèves, quand il leur disait avec une sorte d'iospiration prophétique : a Yestrum illa subeat animum cogitatio,sortem œtatis qus nostram proximè sequetur in vobis esse repositam*. > Non, la Faculté de droit, pas plus que l'Université tout entière, pas plus que le régime sous lequel elles ont vécu, n'a été méprisable : qu'elle ait eu des faiblesses nous l'avouons, mais elle eut aussi ses gloires !

i. Cette réflexion peut s*appliquer à toutes les Universités et à Tensemblede chacaoe d'elles. Nous la rencontrons ainsi présentée sous la plume de M. A. Siltt (LeM Uni" versiiés en France sous l'ancien régime, wL de {& Réforme sociale, oct.,noy., 1889, p. 588) « Pourrait-on dire maintenant que les Universités aient mérité leur deslnictiOQ, et qu'elles ne fussent plus réformables 7 Rien de plus inexact, grâce à nne enquête approfondie poursuivie depuis dix ans par l'assemblée du clei^ et dont les parlements contrôlaient eux-mêmes les résultats, tout semblait prêt, au contraire, pour une réformation générale. L'opinion publique se montrait unanime sur ce point, qu'il fallait des réformes, non une destruction. »

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