L. I Cod. de pactis
P. C; Godefroy
Ex. C. C. Boucbaud, Goolliart, Belin, Dumenil
Godefiroy. »
nions officielles, ou du moins, elle crut prudent de n'en point rédiger le procès- verbal, car alors tout était compromettant. Le dernier acte auquel elle prit part fut lexamen de droit français de François Pottier (7 septembre). Le décret du 15 septembre 1793 mit ûu à cette longue agonie en tranchant à la fois Texistence de toutes les universités françaises : « Les collèges de plein exercice et les facultés de théalogie, de médecine, des arts et de droit sont supprimées sur toute la surface de la République. »
Immédiatement les bâtiments de la Faculté furent à la disposition du gouvernement qui les fit occuper en partie par le Comité révolutionnaire et par les sections du 12" district de la ville de Paris '. Les registres de la vieille école furent jetés dans un fourgon, les meubles éparpillés et vendus, les professeurs expulsés et Tignoble bande des sans-culottes souilla de sa présence le sanctuaire du droit.
Avant de quitter le seuil de cette vénérable école si profondément humiliée et de dire un dernier adieu aux maîtres que nous avons accompagnés pendant six siècles, il nous reste à défendre Tancienne Faculté contre Tinjuste mépris avec lequel on parle d'elle aujourd'hui. Nous en avons d'autant plus le droit, qu*on ne saurait nous reprocher d'avoir dissimulé ses misères et que nous avons conscience de les avoir dévoilées sans pitié. Des faiblesses temporaires ; des vices personnels à quelques-uns de ses membres ; les défauts généraux d'une époque crûment accusés avec la liberté d'autrefois ; des luttes intestines, conséquences de règlements imparfaits, voilà ce qui, vu ensemble el grossi par la distance, nous fait tant décrier les vieilles institutions universitaires. Fourcroy exagérait quand il lisait devant la Chambre son sévère rapport, le 17 ventôse an XII (8 mars 1804)*.
c La France » disait-il « possédait avant 1793 un assez grand nombre d'écoles de droit; mais un long relâchement dans la discipline de ces écoles en avait fait des institutions inutiles, pottr ne pas dire illusoires ou dangereuses. Ce que je disais dans cette enceinte il y a un an sur les anciennes facultés de médecine, je puis le dire avec la même vérité des anciennes facultés de droit, et peut-être même, le reproche avait-il été plus justement encouru parcelles-ci que parles premières. Les études y étaient nulles, inexactes ou rares, les leçofis négligées ou non suivies. On achetait des cahiers, au lieu de les rédiger soi-même. On était reçu