‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 46 sur 281 · fut chancelier de TÉglise de Paris de 1519 à · texte numérisé non relu

fut chancelier de TÉglise de Paris de 1519 à

4. Archives de la Faculté, Reg. 449, Réponse pour les doyen, syndic et docteursrégens aux agrégés, etc. (impr.), p. 8, en note : « La mort du président Dorigny fit le plus grand honneur à la Faculté; &gé de plus de soixante et dix ans, ce docteurrégent et magistrat, ne voulant rien rel&cher de ses devoirs , voulut faire à son tour dans récole la Décrétale qui se fait encore le mardi de la Semaine sainte ; c*est-à-dire la harangue sur le cap. « Omnis utriusque sexus » extra, « de pœnitentiis et remissionitnu, » n fit ce discours avec une force qui ne convenoit plus à son âge avancé ; il s'échauffa contre les nouveaux systèmes de religon qui commençoient è parottre, et mourut huit jours après, des efforts qu'il avoit fait, et de la fatigue qu'il s'étoit donnée dans ce pieux discours. » ( Vie de N, Dorigny, par M. Doujat.)

5. Il employa ses richesses à fonder, en 1556 , le collège Sainte-Barbe pour sept pauvres écoliers.

de sa sévérité, et, malgré Tinfluence que lui assuraient ses digaités et le titre de doyen de la Faculté du Décret qu'il eut à maintes reprises , le tribunal universitaire ne lui donna pas toujours raison.

Bernard Roilîet, d'abord procureur (1488), puis questeur de la nation de France (1495), fut recteur de l'Université en 1492, et exerça ensuite conjointement les fonctions de supérieur dii collège de Bourgogne et de doyen du Décret.

Etienne Poucher, docteur-régent, fut fait conseiller au Parlement puis garde des sceaux de France, et devint enfin évêque de Paris en 1502 *.

Un des décanats les plus importants à cette époque est certainement celui de Frère Nicolas Musmiet*^, de l'ordre de la Très Sainte Trinité : il y eut alors conune un dernier éclat de doctrine et de gloire qui devait trop tôt disparaître.

Galichier ou Galicier, archidiacre de Meaux et chanoine de Paris, fut ensuite doyen en 1519, 1520 et 1521, et Robert du Gast, rendu bien insouciant par la satiété des honneurs et par le poids de l'âge, gouverna depuis 1521 jusqu'en 1524, sans dépenser, dans l'accomplissement de ses devoirs , la vigilance et Tatlention qu'il exigeait parfois si durement des autres.

Avant de clore définitivement la liste des personnages connus, qui ont appartenu, pendant cette période ,> à la Faculté de décret, soit à titre de maîtres, soit à celui d'élèves,! il ne sera peut-être pas inutile de donner la nomenclature de ceux qui occupèrent de hautes situations dans les charges de la vie civile. Au nombre des maîtres, nous avons particulièrement à signaler :

Aml>roise de Cambrai, maître des requêtes en 1475. — Renaud de la Vacquerie, président à mortier au Parlement de Paris, 1480. — Martial Oalichier, président aux enquêtes, 1525. — Nicolas Dorigny, président aux enquêtes, 1526. — Beaucoup de docteurs régents furent conseillers au Parlement de Paris, ainsi : Jean Chu/fard, 1437 ; Milon dCniiers, 1445; Jean de Courcelles, 1446; Martin de Fresnes, 1446 ; Jacques Jung, 1461 ; Jean le Picard, 1461 ; Jean du Pleis, 1461 ; Robert Tulleu, 1475 ; Claude de ffangest, 1495.

Parmi les élèves sortis de la Faculté sans y avoir enseigné, et ayant dans la suite conquis de hautes positions dans la société , nous remarqiierons : Co^m^ ^i^ymier/ président de la Chambre des enquêtes, 1500; Louis Séguier, 1503, et Louis Courtin, 1515, qui furent conseillers au Parlement.

1 . Archives de la Facalté de droit : Réponse pour Us doyen , syndic et docteurs' régens au mémoire des agrégés, elc. (imprimé), n* 119, p. 8.

Page 1