Ibid., III, p
Pasquier fournit im argument favorable à notre thèse, bien que peu important en lui-même, en rapportant qu*il y avait dans le Chapitre des Augustins de Paris le tombeau de Philippe de Valogniac € Legum professoris ». Il semble bien que ce maître a enseigné à Paris, quoiqu'il ne soit pas fait mention de cette Faculté, car, au moment de sa mort\ Orléans n'existait que depuis cinq ans, était encore peu fréquenté, et il n*y avait guère que Paris qui eût quelque notoriété.
Un arrêt du Parlement de Paris (20 décembre 1319) désigne Jean de Châlon, professeur de lois, pour commissaire dans un procès*.
Henri Bohic, qui naquit en 1310 au diocèse de Léon, étudia à Paris et devint ensuit docteur-régent. En 1349 il enseignait encore la jurisprudence. Nous trouvons, dans l'introduction de son ouvrage Distinctiones in libros V Decreialium le passage suivant : t Venerab. et discretis viris doctoribus, licent., baccal. et aliis t scholaribus, auditorium suum leclurœ Deere talium de mane t Par. intrantibus, Henricus Bohic, Leonensis diœcesis in Bri- « tanniâ, inter alios tUriusqtie Juris professores, minimus '. > Les maîtres de Paris étaient donc docteurs c in uiroque ». Il suffit au reste de parcourir cet ouvrage intéressant pour se convaincre que le Droit Romain était utilisé et vénéré à Paris. Les civilistes, sur-, tout ceux de Bologne, sont fréquemment cités dans ce livre, qui n'est autre chose que la reproduction écrite des c lecturœ » du docteur. Azo, Odefroy, Hugo, Placentin, Jean Fassole, Jacques de Ravenne, Lambertin, Pierre de Belleperche apportent à chaque page leur témoignage autorisé et donnent à ce compendium le caractère distinctif de netteté et d'exactitude qui le fit tant estimer au xiv« et au xv« siècle.
Deux rescrits d'Innocent VI, datés de 1355^ et 1357*, consta-
1. Il mourut en 1317. — Pasquier, Recherches de la France, ch. ixriii, p. 854, dit au sujet de la Faculté de Décret : « Et ce qui in*iaduit mesme de peoser que noDobstant cen prétendues deffenses, ou y faisoit leçon de ce droict ; c'est que ie trouve tu Epitaphe sur yne tombe qui est dedans le Chapitre des Augustins de Paris : « Hic iacet o(k>iiis Tir Philippus de Valogniaco, Legum professor, qui obijt anno 1317, die Dominica post Assumptionem Beat» Marie Virginis, cuius anima requiescat in pace. Amen. » — II est vrai que Pasquier ijoute, un peu plus bas, dans sa deuxième édition, qtie néanmoins il pouvait appartenir à la nouvelle école d*0rléans.
2. BouTARtc, Actes du Parlement de Paris, t. II, p. 301, n* 5931. — Cf. Caillimi», loc. cit.