‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 8 sur 281 · Concordat de · texte numérisé non relu

Concordat de

4. Souvent même ils étalent plus nombreux à cette époque aux réunions universitaires que les théologiens. En 1393, TUniversilé s'était réunie pour aviser aux moyens d'extirper le schisme ; il y avait : « guatuordecim in sacrft pagina professores, decem et ocio in iure canonico... » etc. Cf. Collection des documents inédits de l'Histoire de France, Chronique de Charles VI, éd. Bellagnet, p. 100.

de protester contre les abus, de quelque part qu'ils vinssent. L*évêque de Paris * et le tribunal de l'Université en eurent la preuve en diverses occasions. — La Faculté se montra particulièrement courageuse et même téméraire en 1365 quand elle entreprit de refuser au Recteur et aux Procureurs le droit de connaître par appel des causes sur lesquelles elle avait elle-même prononcé comme juge. Le doyen alla jusqu'à répondre publiquement au Recteur : « Je ne tiens pas plus compte de vos ordres que d'une obole! » Un long procès s'en suivit, mais, si la Faculté consentit à blâmer l'expression dont s'était servi le doyen Jean Barbier *, elle s'obstina pourtant à maintenir le principe. Il est donc indéniable que l'écolç de droit avait su acquérir une force personnelle considérable.

Jusqu'à la^ fin du xiy* siècle, les renseignements exacts et circonstanciés sur la Faculté sont malheureusement trop rares, nous serons donc nécessairement plus "sobres de détails historiques en toute c^èTtè première période. Pour reconstituer l'histoire de la Faculté, nous avons surtout puisé à deux sources : 1® les Archives de la Faculté de droit, que M. P. VioUet nous a ouvertes avec la plus grande bienveillance; 2^^ deux petits manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal.

i^ Les archives de l'École de droit renferment cent vingt-quatre registres répartis sous cent-dix-neuf numéros '. Quand l'école de Paris fut réorganisée, en 1806, le directeur obtint du préfet Frochot la restitution par la préfecture de la Seine de ces volumes qui y avaient été transportés pendant la Révolution. L'inventaire dressé alors et conservé depuis sans grandes modifications, afin de ne pas dérouter les recherches, les classe en douze catégories, dont nous rétabUssons les dates véritablement trop inexactes. On a ajouté depuis une treizième section constituée par un don de M. G. Demante.

Noi 1 , 2, 3, i. Délibérations de la Faculté de Pan . 1414-1627. N* ibii. MisceUanécs* 1631-1677.

1. Ainsi en 1272 It Faculté suspendit ses leçons parce qu'elle se croyait lésée par TéTéque « DeclanUio facoltatis... quoad suspensionem lectionum contra* episcopum... et SU08 officiarios et satellites pro quîbuitdam facinoribus. » — Cf. Ars., 1121, f. 157; DiiriFLi et Châtelain, Chariul. Univ. Paru, p. 502, n* 445.

Page 1