‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 84 sur 281 · Arsenal, ms. 1121, aacieos staiuU · texte numérisé non relu

Arsenal, ms. 1121, aacieos staiuU

S. làid,f « quod est ioconveDiens, et nallo modo tolleraDdam. »

4« Ce travail coastituait ce qu'on appela de bonne heure : « glosa, glossa ».

5. •< Literam légère ». — Cf. Schults, Die Gtschichie der Queiien, etc., I, p. 212 et 213.

6. Daniel de Morley, que nous avoos déjà cité , dépeint les étudiants un crayon à la main, prenant des notes rapides : ... tenentes stylos plumbeos in manibus quibas asleriscos et obelos in libris suis... depingebant. » Wood, U. Univ,^ Oxon, — Oxon., 1674, p. 57, ad ann. 1189.

cette manière de procéder des maîtres qui a fait donner à leurs leurs leçons le nom bien connu de « litera ». De nombreux factums, résumés ou rédactions du temps, emploient fréquemment les expressions : a ordo literœ, glosam literœ addere », etc. Le maître ajoutait à cette lecture ses remarques sur la leçon la plus probable; rarement il se rapportait aux manuscrits originaux, mais il essayait du moins de concilier les diiférences des copies entre elles ^ Il arrivait alors à Texplication proprement dite, mais, afin que Tauditoire tout entier fût à même de saisir le sujet de l'entretien, ne fût-ce que d'une façon générale, un court résumé*, habituellement dicté, précédait cette exposition détaillée. C'était la partie réellement doctrinale du cours. Jusque-là, tout s'était borné à une préparation technique du sujet , aussi le maître s'étendait-il davantage et s'appesantissait-il avec complaisance quand il arrivait à son « tractatus »'. Une habileté réelle et une tactique constante présidaient au développement de ce travail. Entrant dans son sujet par la juxtaposition brutale des oppositions de son texte*, le docteur s'attachait à résoudre ces difficultés' ordinairement entassées avec abondance, mais avec un certain piquant qui réveillait la curiosité. Il proposait des cas parfois fictifs, le plus souvent réels, puisés dans la pratique du Parlement et des officialités*, et profitait de la clarté que l'exemple apporte toujours à la règle, pour développer avec une exactitude aussi rigoureuse que possible les principes juridiques ressortant du texte ^. Venaient enfin des éclaircissements plus ou moins nombreux qui résultaient ordinairement de la comparaison faite entre les principaux passages du paragraphe expliqué, ou bien avec d'autres précédemment traités, ou à exposer dans la suite (suprà, infrà).

La leçon du maître était toujours appelée lectura^. — Y avait-il

1. « Corrigere » ou « emendare litteram ». Cf. Schulte, op. cit., I, etc.

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