Arsenal, ms. 1123, fol. 2 et
3. On n'exigeait cependant pas d'eux comme des étudiants en théologie et en médecipe, qu'jls eussent un grade dnos la faculté des arts. — Af^/nona/, passim.
c gam cuiusdam baccalarii... ^ » Ainsi, la première leçon commençait à 5 heures et durait une heure seulement. Toutes les autres classes qui se succédaient pendant la journée occupaient le même laps de temps.
Le maître n'enseignait pas « cum candelà, nec ad pennam, sivè c ad calamum' >, c'est-à-dire ne dictait pas son cours et parlait assez rapidement pour que la plume de ses auditeurs ne pût suivre son débit. Les statuts lui interdisaient même de reprendre la lecture du texte, sauf dans les passages difficiles et importants, encore, même dans ces cas exceptionnels, ne devait-il pas recommencer plus de deux fois. En agir autrement, disent d'anciens règlements relatifs aux « legentes de manè > serait empêcher les progrès, et devrait être considéré comme un véritable abus ^ Ces prescriptions avaient pour but d'éviter aux étudiants sérieux l'ennui naturel que leur aurait fait éprouver cet usage, d*exciter l'attention, et surtout d'empêcher la Faculté d^être déshonorée par des leçons peu intéressantes et trop puériles. On attachait une gprande importance à ces recommandations, car on en renouvelait fréquemment la lecture, et une fois par an on les proclamait d'une façon solennelle devant les bacheliers enseignants. Le commentaire qu'on joignait à cette lecture était généralement bref : un mot suffisait parfois. Dans d'autres cas, c'était une rapide allusion à une disposition analogue d'une autre loi ou encore une citation de l'Écriture ou des Pères *.
Jusque vers la fin du xu* siècle, nous l'avons dit, le Décret demeura le fondement de toute étude canonique. Les Décrétales, même après leur envoi solennel à la Faculté, ne devinrent pas le texte des leçons doctorales avant la publication des Extravagantes, et c'est seulement alors que les maîtres se départirent de leur réserve primitive. -— La base de l'enseignement oral du Décret était son texte même*. On le lisait avec une certaine gravité, qui dégénérait parfois en lenteur, comme le font supposer les statuts auxquels nous faisions plus haut allusion. Les auditeurs qui, le plus souvent, n'avaient pas les moyens suffisants pour se procurer des manuscrits, saisissaient ainsi l'occasion de copier, au moins partiellement, les passages les plus intéressants*. C'est