‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 86 sur 281 · Cf. Saviony, m, ch. XXIH, § 198 (Irad. Guenoux · texte numérisé non relu

Cf. Saviony, m, ch. XXIH, § 198 (Irad. Guenoux

en dehors de ces cours d^autres sujets choisis indépendamment du commentaire textuel et adaptés aux besoins particuliers de répoque, aux causes célèbres, aux questions du jour? Nous pensons pouvoir affirmer que non. Les solutions de cas juridiques déterminés, et Tétude de matières spéciales n*étaient jamais envisagées séparément ; elles rentraient comme appendices dans la structure de la « lectura », mais ne la remplaçaient en aucun cas. Nulle part le Mémorial ne nous fournit d'indices de cette nature, les décisions de la Faculté rappellent, au contraire, à mainte reprise, Tobservation exacte des statuts, qui interdisent formellement toute innovation de ce genre ^

Il est ioutile d'insister sur la différence de proportion qui pouvait exister entre les diverses parties de la leçon. La variété d'esprit des docteurs conune la science préalable de leur auditoire contribuaient à modifier, sans pour cela altérer la méthode, la manière de procéder suivant les cas. Il serait facile à qui voudrait se rendre compte des éléments littéraires, des leçons et des habiletés de métier des docteurs, de prendre les ouvrages que beaucoup d'entre eux nous ont laissés, et d'établir des comparaisons éminemment instructives. En effet, la méthode employée dans la confection des livres de droit qui suivent l'ordre des titres était identique à celle observée dans l'enseignement oral, car le maître au sortir de sa chaire composait lui-même les traités qui entraient dans les bibliothèques, ou tout au moins, les auteurs canonistes s'inspiraient dans leurs écrits de la façon de procéder des maîtres de l'École.

A côté du Décret, le docteur exposait les Gloses qui, on le sait, devinrent presque innombrables*, chaque professeur composant ou complétant la sienne. Il devait aussi comparer scientifiquement les travaux connus des glossateurs et mis en œuvre par eux. Ainsi la collection Dyonisxo-Hadriana était certainement employée. M. de Schulle semble croire que YHispana était connue de l'auteur de la Summa Parisietisis, peut-être aussi le Pseudo- Isidore. Quoi qu'il en soit, on y retrouve des traces de la Brevialio canofium de Fulgence Ferrand, et de Cresconius. Le décret de Burchard, cette collection si chère à tous les glossateurs du xii* siècle, la Pannormie d'Ivo sont aussi fréquemment cités dans les Sommes, ce qui montre qu'on en faisait un usage fré-

1. Les Sommes manifestent des tentatives de partition plus philosophique. Leors aoteors adoptaient on ordre logique dans lequel ils essayaient de faire rentrer les titres et les chapitres les plus importants , en les accommodant et en les comparant au droit en ▼igueur, mais les cours oraux suivaient strictement Tordre du texte.

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