‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 89 sur 281 · octobre>29 juin · texte numérisé non relu

octobre>29 juin

que Toccupation préalable de toutes les salles des docteurs. En tous les cas, le bachelier enseignant les Décrétales était sous la dépendance d'un m^tre; il n'occupait sa place que pour une année *, et s'il avait commencé à donner ses leçons sous les auspices d'un docteur, il devait les continuer dans les mêmes conditions jusqu'à l'expiration du temps ordinaire.

L'ordre daas lequel les bacheliers exposaient les textes confiés à leur science n'était pas exactement celui du Corpus Juris, Ils commençaient par le premier livre , puis passaient au second et au troisième, laissaient de côté le quatrième, prenaient ensuite le cinquième et le sexte, revenaient au quatrième dont les matières délicates et compliquées exigeaient plus de savoir et de maturité , et finissaient par les Clémentines, sorte de résumé rapide de toute la doctrine. Un si vaste travail exigeait plusieurs années; il leur était donc loisible de s'étendre sur les sujets qui leur semblaient de plus grande importance, sauf à laisser un livre inachevé et à le reprendre l'année suivante. Les bacheliers avaient besoin d'une sérieuse préparation pour donner à leur enseignement des Décrétales la valeur et l'utilité qu'il comportait; malheureusement, le dédain affiché par les docteurs pour ces matières, le manque de contrôle, et peut-^tre aussi les préoccupations de leurs études personnelles les firent souvent s'acquitter avec assez peu de soin de leur charge. Il fallut leur interdire de parler d'abondance , tant leurs leçons étaient peu préparées, et par conséquent remplies d'inexactitudes, et, dès lors, ils lurent simplement le texte suivi des commentaires que leur désignaient les docteurs*. Les résultats de ces réglementations ne furent encore guère brillants. La Faculté dut, pour assurer l'exécution de ses ordres, exiger des bacheliers que chaque année ils se fissent délivrer par leurs docteurs respectifs une cédule contenant l'indication du livre qu'ils devaient enseigner et la désignation des jours et lieux où se tiendraient leurs cours. Le doyen prenait lui-même connaissance de ces diverses indications pour tenir la main à leur bonne exécution et faire surveiller par les officiers inférieurs de la Faculté, à la fois la conduite du jeune maître et l'assiduité de ses disciples.

Dans chaque livre, le bachelier suivait l'ordre des titres et celui des chapitres. C'est ce que l'école allemande a désigné sous le nom de méthode iégale\ Avec les Décrétales, en effet, on n'avait

i. A moins d'être continaé dans son emploi par de nouvelles élections tobséqoentes.

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