Arsenal, cod. 1123, fol
3. Wooo, Bisioria universitatis Oxonensis, Oxon.« 1674, p. 57, ad an. liS9.
déterminés d'une façon très exacte, par TUniversité à laquelle ils appartenaient. A Paris, cette corporation avait une grande importance et possédait de nombreux privilèges; elle prétendait même jouir de l'immunité accordée aux écoliers, relativement au for séculier^ Les monastères s'employaient pour eux et gagnaient 4 ce moyen des sommes considérables'. La Faculté de droit n'eut pas à imposer aux libraires des règlements spéciaux, car le conseil supérieur universitaire avait établi des lois générales qui furent toujours suffisantes'. Les statuts de l'Université de Bologne, relatifs aux libraires chargés de la vente des ouvrages juridiques, pourraient fournir quelques détails intéressants sur le com« merce de leurs confrères parisiens. On pourra consulter avec fruit les rubriques : « XXIX Juramentum stacionariorum libro- « rum et petiarum; XXX Ad quid teneantur stacionarii librorum; « XXXI De venditione facta per stacionarios vel eorum insti tores « de libris; XXXn Quantum recipere debeant stacionarii de vena ditione librorum*. »
Les manuscrits du Décret sont conservés aujourd'hui encore, en nombre relativement considérable : la nature de l'œuvre entraînait cette multiplicité de copies, comme conséquence inévitable. Les manuscrits des Décrétales sont aussi en nombre colossal, bien qu'ils dussent avoir été moins souvent transcrits à cause de la fixité du texte. La Bibliothèque nationale possède plusieurs exemplaires de ces anciens cahiers qui passèrent par tant de mains et furent payés si cher. L'un d'eux, n« 491 (ancien 7052), écrit sur vélin, avec miniature, en langue française, contient deux parties : a) « Décrétales en françois », commençant par : « Gregorius, Grégoires evesque sers à tous les sergans de Dame- « dieu, à ses treschiers fils... » et finis.sant par : « Que aucuns soit « contrains de faire homage par les choses espirituels. » — &) « Les « Décrétales que li disimes Grégoires fist >, folio 295, commençant par : « Ubi periculum maius. U li plus grans perins est en- « tendus... » et finissant par : « A entredit déglise frankement est « otroiée. » Le manuscrit n<>493 (ancien 7053), aussi sur vélin, du xm* siècle, renferme encore les Décrétales en français. Ces ma-