CONCLUSION
comme il le dit lui-même» « aux yeux de ses contem-
i> porains la vie honnête et laborieuse de ces juristes
> probes et religieux, qui nous apparaissent à la fois » comme lettrés et savants, partagés entre Tétude » et la pratique des affaires, détachés de toute pré- 9 occupation de leurs intérêts matériels, bornant
> leur ambition au soin de leur honneur et de leur ) considération personnelle, dont tous les actes » portent l'empreinte d'une vive sollicitude pour le » bien public, saintement animés qu'ils étaient par » l'amour de la patrie le plus pur et le plus » éclairé, i»
Pour nous, notre ambition sera satisfaite si, en assemblant ces matériaux pour une œuvre plus complète, nous avons été l'humble cause qui aura suscité à ces hommes de Plutarque un historien digne d'eux.
En terminant ce travail, qui, tout imparfait qu'il soity m*a coûté plusieurs années de recherches, je dois témoigner ma reconnaissance à toutes les personnes qui ont bien voulu m*aider de leurs conseils, ou mettre & ma disposition les documents imprimés ou manuscrits de nature à éclairer mon sujet. J*ai rencontré auprès de tous ceux auxquels je me suis adressé, une grande bienveillance et un égal empressement à me confier toutes les pièces qu'ils pensaient pouvoir me servir.
Mais je dois à la mémoire de M. Weiss un tribut tout particulier de reconnaissance, car j'ai obtenu de lui tous les secours que sa vaste érudition le mettait à même de prodiguer. Il m'a fourni de nombreux détails tombés dans Toubli ; il m'en promettait d'autres encore : l'âge, la maladie et enfin la mort ont trompé ses intentions.
Cette mort a été pour moi la cause de regrets d'autant plus vifs, qu'en me léguant l'honneur de dépouiller sa correspondance, cet homme, que les qualités du cœur distinguaient autant que sa science, ajoutait une dernière marque d'affection à celles si nombreuses que j'ai reçues de lui.