‹ La famille BenoîtonChapitre 100 sur 167 · F0RE3ICI1EL · texte numérisé non relu

F0RE3ICI1EL

Quelles autres?

PRUDENT

Les Lyonl... As-tu assez tripoté sur mes pauvres Lyon?

FORMICHEL.

Tripoté!...

PRUDENT, à Benoîton.

Dame! Vous allez voir!... ma pauvre maman me laisse trente

Lyon à 612,50... Total... (Calculant avec une extrême volubilité.) 3,5,

45, — 3, 2,6 et 4, 7, 3, 4,3, — 3, 6, iS : Dix-huit mille trois cent soixante-quinze î.es

FORMICHEL, émerveillé

Chiffre-t-il, 68 gredin-là!...

PRUDENT

Or, papa les vend à 675...

FOR MICHEL, regardant son calepin.

Bénéfice net : dix-huit cent soixante-quinze francs pour la

SUCCeSSion. (Fanfan, qui a regardé du côté de son père, le voyant très-atteDUf à la conversation, va sans bruit près du coffre-fort.)

PRUDENT

Mais avec ça il a l'heureuse idée d'acheter quarante Saragosse, au pair, qui ne valent plus que 345... Perte sèche de 7,400 qu'il me redoit !...

FORM1CHEL.

Comment, que je te redois!...

PRUDENT

Un peu!...

Évidemment ! (A Fanfan qui étudie la serrure du coffre-fort.) Fanfan î Yeux-tU laisser Ça!... (Fanfan se détourne et remonte au piano, puis il regarde les gravures des partitions, sans perdre de vue son père.)

Et encore je suis bien bon de ne te demander que cette différence-là ! Car enfin : les Lyon que tu as vendus à 675 sont à 831,25 et je pourrais te réclamer la différence dont je bénéficierais sans toi... et même, en y réfléchissant, je la réclame aussi, parce que ça fait encore 4,687 fr. 50 qui joints aux 7,400 francs susdits font précisément: (comptant de même.) 7, 8, 6, 4, 40; 4, 7 et 1 12. Douze mille quatre-vingt-sept francs, cinquante centimes, que tu me dois!

Moi, ce que j'admire là dedans, c'est la façon dont ce gaillai ~}-Yà calcule de tête.

FOR MICHEL, ahuri.

Moi aussi, j'admire ça !... Mais voilà tout, par exemple!...

PRUDENT

Ah ! mais, c'est que moi : les chiffres I... Ferré sur les chiffres 1...

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