ACTE QUATRIÈME
CHAMPROSEj les posant sur la taDle.
Si jo me bats et que je sois tué , ceci ne peut être vu chez moi!... Veuillez remettre le tout à votre amie... qui sera seule maîtresse d'en disposer à son gré. — Je ne sais que vous Clotilde, à qui je puisse confier ceci en toute sûreté!...
CLOTILDE
Oui, mais je ne les prendrai qu'à une condition...
CHAMPROSÉ, faisant un pas vers elle son portefeuille à la mal».
Laquelle?
CLOTILDE
C'est que vous allez partir à l'instant!...
CHAMPROSÉ, mécontent.
Encore!...
CLOTILDE, vivement.
Vous ne pouvez pourtant pas, Hector, avoir une explication avec le mari à la porte de la femme, et risquer un nouveau scandale devant le père, la sœur et les valets accourus au bruit!...
CHAMPROSÉ.
C'est vrai!... Mais, je ne puis pas non plus attendre une seconde visite de ce mari que j'aurais l'air de fuir!...
CLOTILDE, vivement.
Eh bien, chez moi!...
CHAMPROSiï.
Ahl chez vous, à la bonne heure!... Ce soir, alors?
CLOTILDE
Non, demain!
CHAMPROSÉ.
Si tard?
CLOTILDE
Je vous en supplie, Hector, demain!...
CHAMPROSÉ.
Allons!... C'est dit!..
CLOTILDE
Merci! (On entend un bruit de voiture.)
CHAMPROSÉ.
Une voiture 1
CLOTILDE, remontant virement, allant à la porte uu fond à gauche. G'estlui.Par là, pour l'éviter!... (Elle lui montre la porte à droite.)
CHAMPROSÉ, sur le seuil de la porte.
A demain!... (Il disparait à droite.)
CLOTILDE, qui l'a reconduit.
Oui! les lettres!... OÙ les ai-je mises? (Les apercevant aur li teble.) Ah !... Sur la table!... (Elle va pour y courir; Didier entre vivement, lui coupe le passage et se trouve placé entre eUe et la table.)