‹ La famille BenoîtonChapitre 133 sur 167 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

CHAMPROSEj les posant sur la taDle.

Si jo me bats et que je sois tué , ceci ne peut être vu chez moi!... Veuillez remettre le tout à votre amie... qui sera seule maîtresse d'en disposer à son gré. — Je ne sais que vous Clotilde, à qui je puisse confier ceci en toute sûreté!...

CLOTILDE

Oui, mais je ne les prendrai qu'à une condition...

CHAMPROSÉ, faisant un pas vers elle son portefeuille à la mal».

Laquelle?

CLOTILDE

C'est que vous allez partir à l'instant!...

CHAMPROSÉ, mécontent.

Encore!...

CLOTILDE, vivement.

Vous ne pouvez pourtant pas, Hector, avoir une explication avec le mari à la porte de la femme, et risquer un nouveau scandale devant le père, la sœur et les valets accourus au bruit!...

CHAMPROSÉ.

C'est vrai!... Mais, je ne puis pas non plus attendre une seconde visite de ce mari que j'aurais l'air de fuir!...

CLOTILDE, vivement.

Eh bien, chez moi!...

CHAMPROSiï.

Ahl chez vous, à la bonne heure!... Ce soir, alors?

CLOTILDE

Non, demain!

CHAMPROSÉ.

Si tard?

CLOTILDE

Je vous en supplie, Hector, demain!...

CHAMPROSÉ.

Allons!... C'est dit!..

CLOTILDE

Merci! (On entend un bruit de voiture.)

CHAMPROSÉ.

Une voiture 1

CLOTILDE, remontant virement, allant à la porte uu fond à gauche. G'estlui.Par là, pour l'éviter!... (Elle lui montre la porte à droite.)

CHAMPROSÉ, sur le seuil de la porte.

A demain!... (Il disparait à droite.)

CLOTILDE, qui l'a reconduit.

Oui! les lettres!... OÙ les ai-je mises? (Les apercevant aur li teble.) Ah !... Sur la table!... (Elle va pour y courir; Didier entre vivement, lui coupe le passage et se trouve placé entre eUe et la table.)

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