‹ La famille BenoîtonChapitre 47 sur 167 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MARTHE

J'ai encore une note de lingerie arriérée de six mille francs!

Ce n'est pas possible! (Elle lui remet une gravure. Jeanne et Camille sont près du piano. Adolphine est descendue à gauche et observe Marthe.) MULLER.

Vous le regretterez, madame, c'est ce que je disais ce matin à madame d'Héricourt qui mourait d'envie de les prendre...

MARTHE

Ahl madame d'Héricourt en avait envie...

MULLER

Mais elle a hésité, comme madame... qu'elle jalouse assez, du reste...

Ah! Décidément, monsieur Muller, je prends les dentelles! On vous payera demain ! (Eiie sonne.)

MULLER

Bien, madame, (n monte.) Quand viendrai-je prendre la mesure des guernesey de ces demoiselles? C'est une coupe trèsdélicate, qui demande un coup de ciseau sérieux !

JEANNE

Venez le matin, avant qu'on soit habillée.

MULLER, saluant.

Mesdames!...

ADOLPHINE

Et mon burnous, monsieur Muller!... Au fait, je sors avec vous!., (a part.) On a parlé bas, je le ferai jaser. (Eiie sort vivement

avec Muller.)

CAMILLE

Eh bien! nous habillons-nous pour les courses?

MARTHE

Ouil (a Jean qui parait1.) Dites qu'on attelle le landaulet.

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