ACTE PREMIER
JULIE
Ça se balance !
BAPTISTE
Oui, ça se balance comme ça sur notre tête! Et puis, quand ça crève!... moi qui étais si heureux avec monsieur, quand il était encore garçon' — Une jolie idée qu'elle a eue là de nous marier, votre maîtresse; c'est donc sa manie à cette femme-là? Elle a donc besoin de ça pour vivre?
JULIE, revenant à lui.
Qu'est-ce que c'est?... Insolent!
BAPTISTE
Dame! à la voir!
JULIE
Apprenez, maître sot, que madame Clotilde d'Évry, ma maîtresse, est veuve d'un mari qui lui a laissé vingt bonnes mille livres de rente au soleil, et que si elle marie les gens, c'est uniquement pour son plaisir et leur bonheur!
BAPTISTE, railleur.
ExCUSez! Ce moyen!... (Il remonte pour sortir; puis s'arrêtant et regardant au fond à gauche, et faisant signe à Julie de venir.) Qli'est-Ce qU6
c'est que ça ?
JULIE, allant à Baptiste, et regardant.
Quoi donc?
BAPTISTE
Ce plumeau, là-bas!...
JULIE, regardant.
Ah! c'est encore Mlle Adolphine! (Eiie redescend à gauche.) Le diable l'emporte celle-là, elle est toujours fourrée cnez uous!
BAPTISTE
Une fille à marier?
JULIE
Oui! on ne peut pas yenir à bout de la placer?
BAPTISTE, riant.
Mâtin! je me sauvel c'est une odeur de mariage ici..- Je ne voudrais pas y demeurer, (n se sauve par u droite.)
JULIE
Eh bien I II est encore aimable!