ACTE DEUXIÈME
FANFAN, près du coffre-fort.
Toi, tu as une serrure à secrel à ton coffre!... A la bonne heure! voilà un beau coffre que celui de papa.
CHAMPROSÉ, à Benoîton.
Et quatrième vertu !... Une juste aspiration au coffre-fort de papa... qui est l'idéal !...
BENOITON, lui serrant la main.
Vous êtes digne de me comprendre!
CHAMPROSÉ.
Heureux père!
BENOITON, à Fanfan.
Allons, cher enfant, va retrouver tes bons petits camarades et jouer avec eux...
FANFAN, à demi-voix.
A la hausse, papa ?
A la hausse, toujours!... (A Champrosé.) Hein? (Le suivant des
yeux avec am«ur.) Est-il gentil avec son coffre!... Il a déjà l'air
d'un petit Caissier! (Il accompagne Fanfan jusqu'à la porte.) CHAMPROSÉ, à part.
Je suis fâché d'être venu, moi!... Je recommence à avoir chaud!...