‹ La Famille BoisseauChapitre 3 sur 21 · GENEVIEVE BOISSEAU · texte numérisé non relu

GENEVIEVE BOISSEAU

Née à Saint-Thomas de Montmagny le 1759. (2)

NICOLAS-GASPARD BOISSEAU Le continuateur de la lignée.

(1) L'acte de sépulture lui donne le prénom de Antoine et le dit âgé de un an, mais il s'agit de Nicolas.

(2) Entre le 21 janvier et le 22 septembre. Cette partie des registres paroissiaux a été enlevée ou perdue pendant le siège de Québec par les Anglais en 1759. Dans l'inventaire de la communauté qui a existée entre Nicolas-Gaspard Boisseau et Thérèse Couiliard, dressé par Louet fils le 15 mars 1765, on la dit âgée de sept ans.

Première génération : Nicolas Boisseau Deuxième génération : Nicolas-Gaspard Botsseau Troisième génération : Nicolas-Gaspard Boisseau

NICOLAS-GASPARD BOISSEAU

Né à Saint-Pierre de l'île d'Orléans le 15 octobre 1765.

Il commença à étudier au séminaire de Québec, mais l'attaque des Bostonnais contre Québec en 1775 le força de se retirer à la campagne où il continua ses études sous la direction de son père.

Lorsque son père reprit sa charge de greffier de la Cour des Plaidoyers Communs, Nicolas-Gaspard Boisseau travailla avec lui en qualité de commis

Le 14 janvier 1787, Nicolas-Gaspard Boisseau présentait la supplique suivante à lord Dorchester :

" A Son Excellence le Très Honorable Lord Dorchester, capitaine-général, etc, etc.

" Supplie humblement Nicolas-Gaspard Boisseau, fils, et a l'honneur d'exposer à Votre Excellence qu'il aurait travaillé pendant cinq années en qualité de commis aux greffes des Cours des Plaidoyers Communs et des Prérogatives du district de Québec (ce qui est à la connaissance des honorables juges des dites cours) et qu'il désirerait se rendre utile au public, s'il plaisait à Votre Excellence lui accorder une commission de notaire [jour la province de Québec. C'est à quoi conclue votre suppliant qui ne cessera de faire des vœux au Ciel pour la conservation de la précieuse santé et de la plus durable prospérité de Votre Seigneurie.

" Québec, le 14 janvier 1787.

Boisseau, fils."

Pour différentes raisons, M. Boisseau n'obtint sa commission de notaire que quatre ans plus tard, le 22 juillet 1791.

Le 10 juillet 1792, les électeurs de son comté natal, l'île d'Orléans, l'envoyaient les représenter à la Chambre d'Assemblée.

A la dissolution du Parlement, le 31 mai 1796, M. Boisseau abandonna la politique complètement pour se livrer à la pratique du notariat.

Il s'établit d'abord à Saint- Vallier, puis, en 1799, il transporta son étude à Saint-Thomas, où il pratiqua jusqu'à sa mort.

M. Boisseau fut tour à tour commissaire per dedimus potestatem (30 juin 18 12), commissaire d'école (15 novembre 1813) et commissaire pour les chemins du comté de Devon (24 mai 18 L7).

M. Boisseau décéda à Saint-Thomas de Montmagny le 9 mart; 1842, et fut inhumé dans l'église paroissiale. (1)

Il avait épousé, à Saint-Jean Port-Joli, le 11 janvier 1790, Marie- Catherine, tille de défunt Ignace Aubert de Gaspé et de Marie- Anne de Villiers.

Elle décéda huit ans avant son mari, à Saint-Thomas de Montmagny, le 9 août 1834, et fut inhumée dans le cimetière paroissial.

De ce mariage naquirent :

MARIK-CATHEJilNE BOISSEAU

Née à Saint- Vallier de Bellechasse le 29 mars 1791.

Mariée, à Saint-Thomas de Montmagny, le 24 novembre 1806, à Jean-Charles Letourneau, notaire,qui fut député de l'Islet de 1827 à sa mort.

Elle décéda à Saint-Thomas de Montmagny le 12 février 1833.

" Elle était douée des qualités du cœur et de l'esprit qui faisaient le bonheur d'un époux que sa perte rend inconsolable. Elle a souffert les attaques d'une maladie cruelle avec une résignation et un courage qui semblaient promettre de plus longs jours, lorsqu'une défaillance de près d'une semaine est venue dissiper des espérances si chères. Un concours nombreux des personnes les plus distinguées de la paroisse et des paroisses voisines, s'est empressé de rendre à ses restes mortels le dernier tribut d'hommages

(1) M. Boisseau a laissé des Mémoires.

que les vertus qui ornèrent sa vie lui avait si justement méritées." (1) M. Letourneau mourut à Saint-Thomas de Montmagny le 21 avril 1838, à l'âge de soixante et quelques années, après une longue et douloureuse maladie.

" Bon parent, ami sincère, citoyen dévoué, dit le Canadien du 23 avril 1838, sa mort est une perte qui sera vivement sentie. Comme homme politique, ceux mêmes qui ont pu différer d'opinion avec lui n'ont pu le soupçonner d'être mû par d'autre mobile que celui d'une honnête conviction, et d'un pur dévouement aux intérêts populaires."

IGNACE-GASPARD BOISSEAU

Le continuateur de la lignée.

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