‹ La famille d'AilleboutChapitre 23 sur 46 · THERESE JUDITH D'AILLEBOUT DE PERIGNY · texte numérisé non relu

THERESE JUDITH D'AILLEBOUT DE PERIGNY

Baptisée à ^NFontréal le 17 février 1702. Nous croyons que l'abbé Tanguay (Dictionnaire, III, p. 223) et "SI. Régis Roy (Famille d'Aillehout, p. S) font erreur en faisant marier Thérèse Judith, le 17 novembre 1721, avec Pierre Hertel de Montcour. C'est la dernière fille de M. de Périgny, ]\Iarie Thérèse, celle qui suit, qui devint la femme de Hertel de Montcour.

Vd MAEIE THEEESE D'AILLEBOUT DE PEEIGNY

Baptisée à Boucherville, le 3 juin 1701. A l'âge de 17 ans, comme le mentionne expressément l'acte de mariage, le 17 novembre 1721, à Montréal, elle épousa Pierre Hertel, sieur de Montcour, âgé de 33 ans, officier, fils de François Hertel de Lafrenière et de Marguerite de Thavenet.

En 1732, Pierre Hertel de Montcour, enseigne, commandait, avec son frère Hertel de Eouville, le détachement du fort de la Pointe à la Chevelure {Eapp. Archives 1904, p. 157). En 1734, il commandait au poste de la Baie des Puants. (Rapp. Archives, 1905, I, p. XLin). Il mourut à Montréal en 1739 et fut inhumé au même endroit le 1er mars de la même année.

Sa femme, Marie Thérèse d'Aillebout de Périgny était décédée l'année précédente et avait été inhumée à Montréal le 2 avril 1738.

Nous ne connaissons que deux enfants issus de ce mariage:

V da — LOUISE FRA]SXOISE HERTEL DE MONTCOUR

Baptisée à Montréal le 30 mai 1731. A l'âge de 16 ans, le 25 août 1474, elle épouse, à Montréal, Paul François Eaimbault de Saint-Blin, Sieur Duverger, âgé de 22 ans, fils de Paul Franççois Eamibault de Saint-Blin et de Catherine Duverger d'Aubusson. Le mari signe "Duverger de Saint-Blin". C'est le même qui, pendant les dernières années du régime français, commandait au poste de la Eivière aux Boeufs, et qui, sous le nom de Duverger de Saint-Blin, 'lieutenant, fut arrêté et jeté à la Bastille en 1761 pour complicité avec Bigot, Cadet et les autres concussionnaires. Il dut sortir de la Bastille en décembre 1763, après le jugement sur l'affaire du Canada qui le blâme sévèrement.

Duverger de St-Blin, après sa pénible aventure en France, ne tarda pas à revenir en Canada. Le 22 août 1764, il est à Montréal et, tant en son nom qu'en celui de sa femme, Louise Hertel de Montcour, il vend un emplacement à sa belle-soeur, la A^euve de Pierre Marie Joseph Eaimbault de St-Blin. [Faillon, vol. 10, p. 376).

Nous possédons de lui deux lettres écrites à son parent M. de Verehères, l'une de Montréal, en août 1772 et l'autre d'un poste de traite dans les pays d'en haut en juin 1773. D'ailleurs, nous lisons

aux registres de la paroisse de Montréal, à la date du 25 août 1780, l'acte de sépulture de "Paul François Duverger de St-Blin, lieutenant dans les troupes de 'la colonie (54 ans)."

Sa femme, Louise Hertel de Montcour mourut à l'Hôetl-Dieu de Montréal le 30 juillet 1814.

L'abbé Tauguay (Dictionnaire, VI, 500) attribue aux époux Duverger de St-Blin et Louise Hertel de Montcour, un fils Jean-Baptiste, baptisé en 1751, sans indication de lieu, et inhumé à Verchères, le 6 février 1752.

V db — PIERRE HERTEL DE MONTCOUR

Baptisé à ]\Iontréal le 13 février 1738.

Dans la liste des officiers servant en Canada avant la cession, nous trouvons Joseph Hertel de Montcour, enseigne en second depuis 1757. {Rapp. ArcJiives 1886, p. CLXXXVIII). Est-ce que Pierre Hertel de Montcour fils aurait eu un frère du nom de Joseph ou luimême s'appelait-il Pierre Joseph ?

Nous savons que Pierre Hertel de Montcour vivait encore en 1757 ipuisque nous le rencontrons parrain à Montréal le 25 août de la même année.

Il prit une part active aux opérations militaires de 1758 et do

Dans les Relations et journaux de la Collection des Manuscrits (h Lévis {Vol. XI, p. 86), nous lisons cette entrée d'un Journal de Niagara à la date du 17 juin 1757:

"De la Eivière aux Boeufs, le retour de MonLcourt, cadet; après quatre-vingt-cinq jours qu'il a bien jeûné, il a rapporté deux chevelures. Tl avait été en Pensylvani© où différents partis ét<iient ramassés. Il dit que l'on a fait cinq prisonniers et quatre clievelures."

Le jeujie Hertel de Montcour fut tué en 1759 par un sauvage de ses amis peu de temps après avoir été fait prisonnier au cours du combat qui précéda presque immédiatement la capitulation du fort Niagara. Voici comment le capitaine Pouchot raconte cette peu banale variante de la fable de I^aFontaine: l'Ours et l'Amateur des Jardins: ^

"A cette occasion, il arriva une aventure tragique, ^fontcourt, cadet de la colonie, avait pris en affection un Sauvage avec qui il s'était lié d'amitié. Ce sauvage qui était dans l'armée anglaise, voyant son ami prisonnier, 'lui témoigna sa sensibilité sur sa situa-

tion. Il lui dit: "Mon' frère, je suis au désespoir de te voir mort: mais sois tranquille, je veux empêcher qu'on te fasse souffrir." Il le tua d'un coup de casse-tête, croyant lui éviter les tourments auxquels sont destinés les prisonniers parmi eux." (Mémoires de Pouchot, t. II, p. 123).

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