‹ La famille d'AilleboutChapitre 28 sur 46 · otarie Madeleine, baptisée à Montréal le 28 mars · texte numérisé non relu

otarie Madeleine, baptisée à Montréal le 28 mars

6o. — Charles Ovide, baptisé à Montréal, le 22 mai 1770 et inhumé au même endroit le 31.

VI ef - CTIAIÎLOTTE GABRIELLE JAERET DE VElîCIIEKES

Baptisée à Montréal le 27 août 1735, ayant pour parrain le marquis de Beauharnois, gouverneur général de la Nouvelle France.

A l'âge de 16 ans, le 25 janvier 1751. elle épousa en premières noces à Montréal, Pierre Marie Joseph Raimbault, seigneur de Saint- Blin, officier, âgé de 28 ans, fils de sieur Paul François Raimbault de Saint-Blin ot de feu Marie Catherine Duverger d'Aubusson.

M. Raimbault, lieutenant d'infnnterio. passait on France^ lorsqu'il périt, le 15 novembre 1761, dans le naufra<ze du ])aquebot X'\\\\~ guste".

M. Huguet-Latour nous apprend [Annuaire de Ville-Marie, lie îwr. du suppL, p. 86), d'après les archives de l'Hôpital Général de Montréal, que, le 13 novembre 1763, Marie-Anne (sic) de Verchères, veuve de M. de Saint-Blin, et sa demoiselle, âgée de 10 ans, entraient pensionnaires chez 'les Soeurs Grises.

De ce mariage était en effet née une fille, Marie Magdeleine, baptisée à Montréal le 8 octobre 1753.

Après avoir obtenu dispense du 2e au 3e degré de parenté, elle épousa à ]\Iontréal, le 6 juin 1770, à l'âge de 17 ans, Eené Amable Boucher, seigneur de Boucherville, fils de feu Pierre Boucher, seigneur de Boucherville et de Marguerite Eaimbault. De ce mariage sont nés dix enfants dont Charlotte qui épousa l'hon. Ls René Chaussegros de Léry, Charles qui fut curé de Charlesbourg, Pierre Amable qui fut conseiller législatif, et Eené Thomas Verchères de Boucherville. Mme Eené Amable de Boucherville mourut en 1825, âgée d'environ 72 ans.

Charlotte Gabrielle de Verchères se remaria à Montréal, le 5 février 1767, avec Eené 0\ade Hertel, sieur de Eouville, grand-voyer du district de Montréal, âgé de 46 ans, veuf de Louise Catherine André de Leigne, fils de Jean Baptiste Hertel de EouviJle et de Marie Anne Beaudoin.

M. de Eouville, plus tard juge, mourut à Montréal le 12 août 1793, et sa veuve, Charlotte Gabrielle de Verchères décéda à Boucherville le 14 mai 1808. Aucun enfant ne paraît être né de leur mariage.

Devenue veuve de Jean Baptiste Jarret de Verchères, en 1752, Madeleine d'Aillebout de Manthet se remaria à l'âge de 53 ans, le 14 février 1756, avec son parent Jean Baptiste Levreau de Langis, enseigne, âgé de 31 ans, "nonobstant empêchement dirimant du 2e au 1er degré." J. B. Levreau de Langis était en effet le fils de Léon Joseph Levreau de Langis et de sa deuxième femme Marguerite Gabrielle Jarret de Verchères, et par conséquent le neveu du premier époux de sa propre femme, Jean Baptiste Jarret de Verchères.

Le second mari de Madeleine d*x\illebout de Manthet est-il le même Levreau de Langy qui s'est rendu célèbre par ses hardis exploitav^endant la guerre de sept ans, que l'on appelait communément "le brave hangy'', qui fut blessé aux côtés du chevalier de Lévis à la bataille de Carillon, et pour lequel Montcalm et les autres officiers

supérieurs français, peu enclins à flatter les Canadiens, n'eurent jamais que des mots d'éloge dans leur correspondance ? Le Dr Doughty, l'éditeur du "Journal de Kiiox" [Champlain Society édition) et un grand nombre d'autres, présument que le fameux chef de partisans tant apprécié de Montcalm s'appelait J. B. Levreau de Langy, mais nous ne savons sur quelle autorité ils s'appuient.

Il y avait dans le même temps au moins quatre frères du nom de Langy ou Langis dans les troupes avant 1760, les deux premiers nés d'un premier mariage de Léon Joseph Levreau avec Marguerite Trottier: Jacques Joseph, né en 1708, et Alexis, né en 1712; les deux derniers, nés d'un second mariage de Léon Joseph Levreau avec Marguerite Gabrielle Jarret de Verchères: Antoine Joseph, né en 1720, et Jean Baptiste, né en 1723. Les uns ou les autres sont fréquemment mentionnés dans les pièces militaires et dans les documents de l'époque, mais sans que jamais l'on prenne soin d'ajouter leur prénom. L'on ne parle que de Langy l'aîné, de chevalier de Lang}-, de Langy Fontenelle et de Langj'-Montégron. Ce qui est certain, c'est que Langy-Montégron est bien celui qui fut blessé à Carillon et qui mérita par sa bravoure l'admiration de ^Montcalm, Lévis et Bourlamaque. Or, dans les quelques rares actes notariés que nous avons pu consulter et qui le concernent, Jean Baptiste est appelé J. B. Levreau, sieur de Langy, et jamais Langy-Montégron.

Nous croyons pouvoir affirmer cependant que J. B. Levreau de Langy et Langj'-Montégron sont le même. Il va de soi que Langy l'aîné est Jacques-Joseph ; quant au cheralier de Langy, il est certain qu'il s'appelait Alexis, d'après un testament qu'il fit en 1756, avant de se rendre au fort Carillon avec un parti de guerre, et, par une donation qu'il c-onscntit à son frère Jean-Baptiste, le 27 février 1749, nous savons que Antoine-Joseph s'appelait Langy-Fontenelle.

S'il restait quelque doute, il suffirait pour le lever du passage suivant du Journal de M. de Malartic à la date du 18 avril 1760:

"M. de Montégron, fameux partisan fort estimé, s'est noyé en allant à la chasse, un banc de glace ayant fait chavirer le canot qui le portait." (Malartic et Gaffarel: Journal des Campagnes au Canada de M. de Malartic, p. 313).

Il est connu en effet que l'époux de Madeleine d'Aillebout de Manthet, J. B. Levreau de Langy se noya près de l'île Saint-Paul, dans le printemps de 1760, après Pâques, et fut inhumé à Longueuil, le 1er juin de la même année. {Tanguai/, A frarers le.<i registres, p. 179).

LA FAMIIXE D'AILLEBOUT

Quelques jours auparavant, le 23 avril 1760, il avait très opportunément fait son testament devant Danré de Blauzy, "étant sur son départ pour combattre les ennemis de l'Etat."

Sa veuve, Madeleine d"Aillebout de Manthet, mourut à l'âge d'environ 80 ans, le 8 avril 1T82, et fut inhumée à ^lontréal le 10 du même mois.

VI f

Page 1