‹ La famille d'Irumberry de SalaberryChapitre 36 sur 53 · CHARLES-MICHEL DE · texte numérisé non relu

CHARLES-MICHEL DE

A Beauport, ler décembre 18 12.

Mon très-cher fils,

Je viens de voir les ordres généraux. Il ne se peut

'Tien de plus flatteur pour toi, et conséquemment pour moi. Reçois, mon enfant, les félicitations de ton père après celles de ton général. Je suis pénétré d'une indicible satisfaction. Elle est bien partagée par ta mère et "toute la famille. On te rend une justice qui t'est bien due. Malgré cela j'éprouve un sentiment de reconnaissance pour sir George, de te l'avoir rendue d'une manière si honorable. Tu as eu bien du tourment, bien des peines : eh ! bien, t'en voilà payé. Tu reçois le prix le plus précieux pour le bon militaire et l'homme d'honneur. ly'un et l'autre se trouvent éminemment en toi, et jamais personnelle le fut davantage. Le bonheur que tu mérites en ces deux qualités et aussi comme un si bon fils, t'accompagnera toujours 'si mes voeux sont exaucés. Je te souhaite toutes les bénédictions que r Etre Suprême puisse répandre sur les humains. Je t'assure, mon enfant, qu'un des plus heureux instants de ma vie a été celui oii j'ai vu r ordre-général qui te désigne si honorablement. En effet, que peut-on avoir dans la vie de plus agréable que de voir un fils qu'on aime et qu'on estime, signalé à l'estime publique, et recevoir ce tribut d'honneur à la tête des troupes par le général-en-chef. Je félicite notre chère aimable Marie-Anne sur ces circonstances si flatteuses pour son mari et conséquemment bien précieuses pour elle. Assûre-la de notre tendre attachement, de toute la famille qui se joint aussi à tous les sentiments que je viens de t'exprimer. Tu penses aisément que tout cela vient du cœur. Ainsi en est-il dn parfait attachement de ton bon père et ami,

Ls. de Salaberry

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