‹ La famille de Jeanne d'ArcChapitre 42 sur 104 · CELLE · texte numérisé non relu

CELLE

Vaultherin, cousturier, demorant audict Marcey-soub- Brixey, aaigé d'environ cinquante-cinq ans, a dit, affirmé et attesté en sa loyaulté et conscience

Qu'il a bien veu et congneu Joffroy Tallevart et Ka-therinne sa femme...

Dit que l'année après la journée de Nancy où le duc de Bourgongne fut mort (1478), il vit feu Jehan du Lys, seigneur de Baigneaux, prés d'Orléans, venir en la maison feu Joffroy Tallevart, audict lieu de Marcey, pour avoir ung cheval et pour ce qu'il ne trouva pas son cas, il s'en vint à la maison de feu Jehan Thierselin audict Dompremy où il en trouva ung.

Auquel Jehan du Lys, luy estant en la maison dudict Joffroy Tallevart, il oyt dire et recongnoistre que dame

Jehannê sa Tiièf& et Kathérinne, femme dudict Joffroy eatoient sœurs germaines, et luy fit ledict Joffroy grant recueil pour ce quUl estoit nepveu de sa femme.

Jacob Brunet, laboureur, demorant audict Dompremy, aaigé d'environ soixante et dix ans, a dit^afirméet attesté qu'il a veu et congneu feu Henry Bau&ot et KaiherifMê sa femme, qui demorèrent longtemps audict Dompremy, et pour le* guerres s'en allèrent demorer à Gondrecourt.

Du mariage desquels sont descendus Kathetinnt et Jehanne leurs filles: Tune desquelles, cest assaroir la* ditte Jehanne j fut mariée à feu messire Pierre du Lys, à son vivant chevallier, demorant à Orléans, lesquels eurent en leur mariage un fils nommé Jehan du Lys.

Et iceulx messire Pierre^ dame Jehanne sa femme et Ic»dict Jehan i>t; Lts a vu hanter en son ^eusne aalge audict Dompremy (avant 14^0)...

Mougeon Rendelz, laboureur, demorant à Greux, aaigé d'eiiv>ron soixante ans, a dit, attesté et certifié qu'il a veu feu Jojfroy Tallbvart et Katherinne sa femme demorant à Marcey-soub-Brixey, d'où sont venus Poiré9»Ofi et feu Jehan Tallevart.

Et dit qu'il a veu Coixm Le Maire, fils de Jehan CoLtts, à son vivant maieur dudict Greux, frère de sa mère, le* quel avait eu épousée la secjr i>e la Pucelle, comme il a oy dire à son dit oncle.

Dit au Itre qu'il a oy dire à icelluy soft oncle souventes foix que dame Jehanne, femme de feu messîre Pierre du Lys, et Katherinne, femme de Joffroy Tallevart, estoient seurs germaines.

Et touttcs ces choses ont lesdits attestans chacun par soy certiffiées et affirmées en leurs loyaultés et consciences, estre vrayes. De toutes lesquelles choses dessus dictes et d'une chacune d'icelles, ledit Poiresson Tallevart aquis et demandé auxdîcts notaires royaulx avoir lectres d'attes-

tations ou instruments ung ou plusieurs, pour luy valloir et servir ce que raison devra. Ce que lesdicts notaires luy ont octroie en ceste forme, en tant que faire le povoient et dévoient.

En tesmoing de vérité, nous, garde du scel dessus nommée à la relation desdicts jurés, leurs scel et seings manuels mis à ces présentes lectres d^attestations ou instruments, avons scellé icelles du scel de ladlcte prévosté et de nostre scel en contrescel, saulfs. tous droits..

Ce fut faict Tan, Jour et lieux que dessus.

5ig7ié ;Mkngbot et RouYER, avec paraphe.

Extrait et collationné par les notaires au Chastelet d^Orléans soussignés, sur Poriginal en parchemin, estant es titres de Pisle Groslot, aujourduy 25 janvier 1752.

Signé ; Prévost et Lion, avec paraphe.

(>ontrosIé à Orléans, gratis, le i«' Janvier 1752.

Signé: Robin.

Nous avons déjà fait ressortir l'importance de la pièce qui précède. C'est en raison de son importance que nous lui avons donné, en dehors de la série chronologique, une place à part oit elle frappera plus aisément les yeux du lecteur. Sa découverte est due à la sagacité du savant Orléanais M, Boucher de Molandon : nous sommes heureux de lui en reporter tout l'honneur.

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