INTRODUCTION. VU
peu développée parmi eux, ainsi que cela s' explique aisément de gens vivant à la campagne, loin des centres d'études ^ et particulièrement préoccupés de leurs intérêts matériels. On remarque cke:( eux une absence de notions générales qui ne contribue pas peu à obscurcir leurs dépositions, en dehors des faits ayant un caractère qui leur soit personnel, La matière généalogique leur est presque complètement étrangère j même pour la branche à laquelle ils appartiennent^ alors qu'il leur faut remonter au-delà de deux ou trois générations.
CTest ainsi qu'une confusion complète règne dans leurs esprits relativement à Jacques^ Jean et Pierre, frères de Jeanne d'Arc. Telle est cette confusion, qu'il y a impossibilité absolue à mettre d'accord leurs dépositions à ce sujet, et que la partie la plus claire de la question deviendrait elle-même obscure^ si Von voulait les en croire.
Mais, à côté de cela, ils apportent sur d'autres points des lumières toutes nouvelles. Quelquesunes de leurs indications sont si nettes et si limpides, qu'on est surpris d'avoir à les mettre au jour pour la première fois : on se demande comment Charles du Lys n'en a pas tiré plus de parti pour son ouvrage. Il avait cependant la