‹ La famille de Molière et ses représentants actuels; d'après les documents authentiquesChapitre 24 sur 32 · L. POISSON (mademoiselle). — Voy. Gassot · texte numérisé non relu

L. POISSON (mademoiselle). — Voy. Gassot

M. Claretie, qui écrit son nom Gossot du Croisy, rappelle que « ses Lettres au Mercure de France, 1673, 1722 et 1740, sont curieuses pour Thistoire de Molière. »

LI. PRÉVOST Marin, bourgeois de Paris, débuta à A'crsailles en 1664.

Sa femme s'appelait Anne Brillart et avait été actrice dans la troupe de Molière en province; leurs enfants furent :

1" Jeanne-Marie-Grésinde Prévost, tenue sur les fonts baptismaux par Jean-Baptiste Pocquelin, qui se qualifia valet de chambre du roij;

2" Grésinde-Louise Prévost, dont furent parrain et marraine Louis Béjard et madame Molière.

LU, liABEL Germain, mentionné dans un acte du

13 août 1648, reçu Morel et Levasseur, notaires au Ghâtelet de Paris, comme étant de Vlllusire Théâtre.

LUI. RAGUENEAU deTEstang Marie, fille de Gyprien Ragueneau, pâtissier, rue Saint-Honoré, poète comique, et de Marie Brunet; femme de Charles Varlet, sieur de La Grange; elle se retira du théâtre le l«i" avril 1692 et mourut le 3 février 1727.

Elle était très laide et fort coquette : aussi ne l'a-t-on point ménagée :

Si n'ayant qu'un amant, on peut passer pour sage, Elle est assez femme de bien ; Mais elle en aurait davantage.

Si l'on voulait l'aimer pour rien.

LIV. RÉVEILLON Pierre, cité parM. Loiseleur comme étant entré dans la compagnie de Molière en 1648, à Nantes.

LV. REYNIS Anne, comédien de la troupe de M. le Prince de Conti, se joignit à Molière à Lyon, en 1655 : notre confrère, M. Brouchoud, a donné le fac-similé de cet acte, Origines, p. 29.

LYI. SOISSON (mademoiselle de) : On prétend qu'une actrice de ce nom joua les rôles de grande coquette au théâtre du Petit-Bourbon (Soleirol, p. 124).

LVII. DES URLIS (ou des Urleis) Catherine, associée de V Illustre Théâtre, fille d'Etienne des Urlis, commis au greffe du conseil privé du Roi, et de Françoise Lesguillon. — (Voir son duel à l'article Marotte.)

Sa sœur, Étiennette des Urlis, épousa Brécourt et entra avec son mari à l'Hôtel de Bourgogne le 17 mars 1664.

LVIII. VARLET Charles, sieur de La Grange, né à Amiens, fils d'un' riche procureur ; devenu pauvre, il se

fit comédien, en 1639, dans la troupe du Petit-Bourbon, dirigée par Molière.

Le 2o août 1672, il épousa Marie Ragueneau de TEstang et en eut une fille qu'il eut le malheur de mal marier : la douleur qu'il ressentit des mauvais traitements de son gendre envers son unique enfant, amena sa mort, qui eut lieu, rue de Bussy, le 11 mars 1692; il fut inhumé à Saint- André-des- Arcs.

De taille médiocre, de bonne mine, d'excellentes manières, ce fut un très grand acteur : il remplaça Molière en 1673.

Il édita, avec Vinot, en 1682, les Œuvres du maître.

Un manuscrit précieux, son Journal^ conservé dans les Archives de la Comédie-Française, a été publié récemment par M. Edouard Thierry : c'est un recueil de renseignements des plus intéressants pour l'histoire théâtrale.

LIX. VILLEQUAIN Edme, sieur de Brie, était, en 1653. l'un des acteurs de la troupe de Molière à Lyon; en 1670, il se qualifiait oy^aVr du Roy; il épousa Catherine Leclerc, dite Jî/He de Brie, et mourut le 9 mars 1676.

Dans Facte de baptême, du 15 novembre 1670, transcrit sur les registres paroissiaux de Saint-Germain-en- Laye, que nous avons cité [verho Pitel), il est appelé « officier de Sa Majesté, à la suite de sa cour. »

Il était bretteur, difficile à vivre, et ne fut jamais qu'un comédien de deuxième ordre.

— On trouve des Wilkin en Alsace : était-il de cette ancienne province française? On trouve ce nom écrit d'ordinaire Wilquin. — Voy. Glaretie, p. 178.

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