‹ La Famille de Molière et ses représentants actuelsChapitre 25 sur 29 · L. POISSON (mademoiselle). — Voy. Gassot · texte numérisé non relu

L. POISSON (mademoiselle). — Voy. Gassot

M. Glaretie, qui écrit son nom Gossot du Croisy, rappelle que « ses Lettres au Mercure de France, 1673, 1722 et 1740, sont curieuses pour l'histoire de Molière. »

LI. PRÉVOST Marin , bourgeois de Paris, débuta à Versailles en 1664.

Sa femme s'appelait Anne Brillart et avait été actrice dans la troupe de Molière en province; leurs enfants furent :

1° Jeanne-Marie-Grésinde Prévost, tenue sur les fonts baptismaux par Jean-Baptiste Pocquelin, qui se qualifia valet de chambre du roy ;

2° Grésinde-Louise Prévost, dont furent parrain et marraine Louis Béjard et madame Molière.

LU. RABEL Germain, mentionné dans un acte du

13 août 1645, reçu Morel et Levasseur, notaires au Châtelet de Paris, comme étant de Y Illustre Théâtre.

LUI. RAGUENEAU del'Estang Marie, fille de Cyprien Ragueneau, pâtissier, rue Saint-Honoré, poète comique, et de Marie Brunet: femme de Charles Varlet, sieur de La Grange; elle se retira du théâtre le 1er avril 1692 et mourut le 3 février 1727.

Elle était très laide et fort coquette : aussi ne Ta-t-on point ménagée :

Si n'ayant qu'un amant, on peut passer pour sage, Elle est assez femme de bien ; Mais elle en aurait davantage, Si l'on voulait l'aimer pour rien.

LIV. RÉVEILLON Pierre, cité par M. Loiseleur comme étant entré dans la compagnie de Molière en 1648, à Nantes.

LV. RETNIS Anne, comédien de la troupe de M. le Prince de Conti, se joignit à Molière à Lyon, en 1655 : notre confrère, M. Brouchoud, a donné le fac-similé de cet acte, Origines, p. 29.

LVI. SOISSON mademoiselle de) : On prétend qu'une actrice de ce nom joua les rôles de grande coquette au théâtre du Petit-Bourbon (Soleirol, p. 124).

LVII. DESURLIS ou des Urleis) Catherine, associée de Y Illustre Théâtre, fille d'Etienne des Urlis, commis au greffe du conseil privé du Roi, et de Françoise Lesguillon. — (Voir son duel à l'article Marotte.)

Sa sœur, Étiennette des Urlis, épousa Brécourt et entra avec son mari à l'Hôtel de Bourgogne le 17 mars 1664.

LVIII. VARLET Charles, sieur de La Grange, né à Amiens, fils d'un riche procureur; devenu pauvre, il se

fit comédien, en 1659, dans la troupe du Petit-Bourbon, dirigée par Molière.

Le 25 août 1672, il épousa Marie Ragueneau de l'Estang et en eut une fille qu'il eut le malheur de mal marier : la douleur qu'il ressentit des mauvais traitements de son gendre envers son unique enfant, amena sa mort, qui eut lieu, rue de Bussy, le 11 mars 1692; il fut inhumé à Saint-André-des-Arcs.

De taille médiocre, de bonne mine, d'excellentes manières, ce fut un très grand acteur : il remplaça Molière en 1673.

Il édita, avec Vinot, en 1682, les Œuvres du maître.

Un manuscrit précieux, son Journal, conservé dans les Archives de la Comédie-Française, a été publié récemment par M. Edouard Thierry : c'est un recueil de renseignements des plus intéressants pour l'histoire théâtrale.

LIX. VILLEQUAIN Edme, sieur de Brie, était, en 1653, l'un des acteurs de la troupe de Molière à Lyon; en 1670, il se qualifiait officier du Roy; il épousa Catherine Leclerc, dite 31Ue de Brie, et mourut le 9 mars 1676.

Dans l'acte de baptême, du lo novembre 1670, transcrit sur les registres paroissiaux de Saint-Germain-en- Laye, que nous avons cité [zerbo Pitel), il est appelé « officier de Sa Majesté, à la suite de sa cour. »

Il était bretteur, difficile à vivre, et ne fut jamais qu'un comédien de deuxième ordre.

— On trouve des Wilkin en Alsace : était-il de cette ancienne province française? On trouve ce nom écrit d'ordinaire \Vilquin. — Voy. Claretie, p. 178.

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