X AVERTISSEMENT
les matériaux de cet essai, destiné à ajouter une pierre de pins au couronnement de V édifice élevé par Grimarest, Bret, Voltaire, au siècle dernier, et depuis par MM. Aimé-Martin, Auger, Taschereau, Bazin et Loiseleur, à la mémoire d'un des hommes qui ont le plus illustré le grand siècle.
Nous serions heureux que notre modeste concours pût quelque peu aider à ce mouvement d' émulation, qui, depuis quelques années, se fait autour de Molière, et tend, de plus en plus, à glorifier son nom en faisant mieux connaître cet homme de lien et tous les siens, qu'on ignorait deqmis si longtemps.
N'oublions pas qu'au milieu des chagrins domestiques dont sa femme V abreuva, ou des indignes calomnies des envieux de sa gloire et de son génie, directeur infatigable d'une troupe dont il était l'âme et la vie, il composa, en vingt ans, trente et une comédies, dont la moitié sont des chefs-d'œuvre, auxquels rien ne peut être comparé, et dont l'autre moitié renferme des scènes que ses successeurs les plus illustres n'ont pu égaler (1).
(1) Vie de Molière, écrite en 1724.