‹ La Famille Demers d'Etchemin, P.QChapitre 26 sur 38 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

A NOS CTIERS PARENTS

Notre tâche est achevée. Le passé de la famille Deniers d'Etchemin est maintenant devant vos yeux, avec ses joies et ses peines, ses tiavaux et ses troubles, ses beaux exemples de Tertus chrétiennes.

Notre premier ancêtre — Jean Domers — a eu douze enfants et ses petits enfants étaient au nombre de soixante huit. Ces soixante huit petits enf'.snts se sont multipliés et se sont fixés sur plusieurs points du Canada ou sur la terre étrangère. Nous n'avons pu les suivre, et nous nous sommes contentés de redire la vie de nos ancêtres directs qui sont au nombre de six, à Etchemin.

Nous, les enfants de Benjamin Demers, nous sommes, ainsi que nos cousins et cousines, dans la septième génération. La huitième génération compte déjà plusieurs représentants et même la neuvième est commencée.

Voilà donc, frères et sœurs, neveux et nièces, cousins et cousines, voilà le passé de notre famille, tel que nous avons pu le retracer.

A vous, maintenant de préparer l'avenir ! A vous de continuer les tradifons de la famille !

" Franc et sans dol " voilà, si je ne me trompe pas, la devise que vous avez dû lire avec moi, sur l'écusson de la famille Demers.

Soyez donc comme vos ancêtres, francs, honnêtes et exempts de ces ruses et de ces fourberies qui souillent le caractère d'un citoyen.

Comme eux encore, tenez haut et ferme le drapeau de cette église catholique qui a baptisé nos ancêtres, qui les a mariés et qui est venu les consoler au lit de la mort.

Cette sainte église vous tracera vos devoirs et en même temps vous montrera une autre famille, le modèle le plus beau et le plus parfait qui soit sorti des mains divines, la famille de Nî^zareth, sanctuaire du devoir, de la vertu et de l'amour de Dieu. Là, dans cette humble maison de Nazareth, vous n'aurez pas honte de votre berceau qui a ressemblé au berceau du Christ. Vous verrez le Christ à l'œuvre. Il a voulu naître humble et pauvre, il était le fils du charpentier. Il a travaillé et il a honoré et ennobli le travail. Frères, neveux, cousins, allez apprendre de lui les leçons de sobriété, de simplicité, de frugalité et d'amour du travail, qu'il a données à vos ancêtres et que vo3 ancêtres ont mises en pratique.

N'ayez pas honte du travail. Le travail est la sève qui nourrit les familles et les nations.

Vous, parents chrétiens, imitez saint Joseph, le chef de cette famille bénie. Il était tout à sa famille et non point au dehors, dans les clubs et les théâtres. Il était dans sa famille, la joie, le bonheur et la vie.

Vous, tantes et cousines, mères chrëtienues, jetez les yeux sur la mainte Vierge Marie, modèle et protectrice de vos ancêtres appelées par la Providence à élever de nombreux enfants. Que votre maison soit i^aie et parfumée de piété. Pratiquez l'économie, veillez à tout et distribuez à tous, comme la femme forte des Saintes Ecritures, les rôles que chacun doit remplir.

Alors votre famille içrundira dans la paix, dans l'harmonie et dans la pratique des vertus qui sont la gloire des familles chrétiennes.

^'oubliez pas aussi, de temps en temps, de prendre la plume pour enregistrer la naissance d'un nouveau né, le mariage d'un frère ou d'une sœur, la mort d'un père ou d'une mère, tel événement tant soit peu important qui vient apporter la joie ou la tristesse dans la famille.

Et alors vous continuerez ce livre d'or dont nous avons ébauché la première partie.

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