SCÈNE XVII
Les Mêmes, NANETTE.
nanette, accourant.
Eh! bien, Monsieur Eugène. . j'espère que vous-êtcs content de moi.., hein ?
gaillardin , L'interrompant.
Oui, oui., c'est bien., c'est fort bien, petite; nous n'avons pas le tems de causer. . ( A part. ) J'ai une peur de* explications!
EUGÈNE , troilbli'.
Ma chère Naneltc, plus lard je te rcmcrcîrai, car dans ce moment je suis au désespoir...
NANETTE
Ah! dame! ce n'est pas étonnant, ça a dû faire un fier escandale. . .
GAILLARD I X , Uiquîct.
[Bas.) Tais-toi donc. {Haut. ) Allons, Eugène, viens vite. ..
eu g È mb , vivement.
Mais, du moins, en la recevant, Elise a -l -elle paru offensée?. . .
nanette , étonnée.
Mamz'elle Eiise ?. . . comment, c'était donc. . .
gaillardin , vivement.
Eh ! oui , c'était une déclaration. . ; car elle ne comprend rien , cette petite. . . C'est fort mal à mon neveu de t'avoir chargée d'un pareil message.. ; du reste, ce n'est pas ta faute. . . tu t'es acquittée de ta commission comme un petit amour.. . Ce n'est pas la faute d'Eugène, qui ne pouvait pas prévoir. . . ce n'est pas la mienne , qui me suis mis en quatre... ce n'est la faute de personne... Mais, enfin, l'important est de tout réparer : le temps presse , le danger redouble. . . Mon neveu, je vous ordonne de me suivre a l'instant , ou je vous abandonne à votre malheureux sort.
NANETTE , seule.
Ah ! là ! là ! il paraît que j'en ai fait de belles !. . .La lettre était pour mamz'elle Elise !.. . je le disais bien , moi.. .
C'est ce monsieur Gaillardin ; . . aussi , est-ce que j'aurais dû écouter un ustuberlu comme ca , qui n' sait jamais ni ce qu'il dit, ni ce qu'il fait , et qu'est malin !. . . malin comme un bossu, quoi!... (En soupirant.) Via mon mariage flambé ! . . . Monsieur Brémont doit être d'une colère !. . . Mamz'elle Elise qui s' désole !. . . Mamz'elle Adèle qu'est furieuse!... et monsieur Eugène qui m' tuera , pour le moins. . . De quelque côté que je m' tourne. . . j'ai une jolie petite perspective ! .. . Ah! mon Dieu ! c'est not' maître !... que d'venir ?. . . S'il savait que c'est moi. . .