SCENE XXI ET DERNIERE
Les Mêmes, ADÈLE.
adèle, qui a entendu les derniers mois. Oui, mon cher tuteur, je sais tout maintenant...
C'est Élise qu'il aime et qu'il n'a jamais cesse d'aimer, et
sans Monsieur Gaillardin, il n'y aurait eu aucun malentendu.
GÀILLAED1N , à part.
C'est çà, encore une pierre dans mon jardin.
brémont, riant.
Eh! bien, mon cher Gaillardin, tu n© dis rien?
Laisse-moi donc tranquille. . . . Est-ce que je ne vois pas que depuis un quart-d'heure tu te moques de nous tous?
BRÉMONT
Ah! ah! tu commences à t'en apercevoir?... C'était le moins pour les deux heures de tourmens que tu m'as fait subir. . . Mais il n'est pas juste que ces pauvres enfans souffrent plus longtemps de nos querelles. ( A Eugène.) Donnez-moi la main, Eugène, je suis content de vous.... Gardez toujours votre droiture, votre amour de la vérité. . . quoique cette vertu ne soit plus de mode aujourd'hui, c'est encore le meilleur moyen pour réussir... Et la preuve c'est qu'Elise est à vous.
Eugène, enchanté.
Ah! Monsieur, que de bontés!
élise, d Adèle.
Est-ce bien vrai, cette fois-ci?
ADÈLE
Oui, ma bonne sœur.
GAILLARDIN.
Eh! bien, quand je disais que j'en viendrais à bout... J'espère que vous conviendrez tous. . . .
BRÉMONT
Toi, mon cher Gaillardin , je t'engage à ajouter à ta
chanson quelques couplets sur les devoirs de l'amitié. . .. Ce sera ma seule vengeance.
g aillardin , lui tendant la main.
Je les ferai, mon ami. ( Avec sentiment. ) Jamais je n'oublierai ta grandeur d'à me. . . c'est absolument le pardon d'Auguste â Cinna. . . Et si jamais je me mêle d'amour et de mariages. . .
nanette, à Adèle.
Ah! Mamz'elle, y n'y aura donc que moi qui n'épouserai pas mon pauvre Antoine ?
ADÈLE
Sois tranquille, j'arrangerai cela.
g aillardin, d Nanette.
Veux-tu que je te donne un coup de main ?
nanette, vivement.
Du tout, Monsieur, je vous en prie; je serais trop sûre de rester fille !
g aillardin , gaiment.
Voilà !. .. la prévention!. . . Mais je ne me fâche pas, je ne me fâche jamais. . . parce que, par état, nous autres, nous devons montrer qu'au moins nous avons l'esprit bien fait... c'est une compensation.
FIN
LA