SCÈNE XIX
les mêmes , DUVERGER.
DUVERGER
Que vieus-je d'apprendre? Quoi, madame Poligny?..,
Mme BÉGUINET.
Ah ! c'est notre bonne étroile qui vous ramène! M. Bernard est allé vous chercher rue de Sèvres.
Que je me sais bon gré, Madame. . . moi qui donnerais ma vie . . . ( S 'approchant de madame Poligny. ) Mais qu'éprouvez-vous ? Comment cela vous a-t-il pris?
Mme POLIGNY.
Je ne sais. . . je crois. . .
Mme BÉGUINET.
Ne vous fatiguez pas, Madame, je vais rendre compte à Monsieur. . . c'est le devoir des gardes-maiades.
Mme poligny, à pari.
L'insupportable femme ! si elle se met à bavarder! . . .
Mme BÉGUINET.
Imaginez -vous , M. le Docteur, j'étais chez la portière à lui donuer des conseils pour son dernier enfant qui h eu la coqueluche , voilà que j'entends un cri. . .
Mxne poLIGNY.
Ah !.. . madame Béguinet !. . .
Mme BÉGUINET.
Madame...
Mme poLIGNY.
Allez me chercher mon flacon de sels.
DUVERGER
Courez vite !
Mme BÉGUINET.
Où donc?
Mme poLIGNY.
Dans ma chambre , je crois , ou sur la cheniine'e du boudoir.
Mme BÉGUINET.
Du boudoir?. . .
Mme poLIGNY
Peut-être dans le salon... Cherchez bien, je vous prie.
Mme BÉGUINET.
J'y vole! M. le Docteur, je suis à vous... je n'ai pas fini de vous rendre compte.
( Elle sort en courant. )