SCENE XVI
les mêmes , MARTEL , Ouvriers en plus grand nombre.
CHŒUR
Air : Enfin il revoit le séjour.
En avant ! ne balançons plus , Tant pis sur qui je frappe!
En avant ! ne balançons plus , Guerre à tous les abus !
MARTEL
Oui , des machines aujourd'hui , Qu'pas une n'nous e'chappe , Brisons les toutes.
( 3o ) colignon , à part.
C'est fini , •F vais la danser aussi.
CHŒUR
En avant ! ne balançons plus . . .
Etc. , etc.
MARTEL
Ah ! ça, nous v'Ià en force. . . commençons par les mécaniques.
COLIGNON, les arrêtant.
Hein ! qu'est-ce qui a dit cela ?
Quoi?
COLIGNON.
Qu'est-c' qui a dit les mécaniques?
MARTEL
C'est toi, tout-à-l'heure
tous.
Oui ! c'est toi !
COLIGNON.
Voyons , voyons , mes amis , entendons-nous • il faut dis-' tinguer les machines à vapeur des simples mécaniques. . . Les machines à vapeur sont de grandes machines , d'immenses machines ... où la puissance du levier demande une quantité énorme de calorifique... alors, c'est abusif... Mais, les simples mécaniques, mes enfans... ce que nous appelons les toutes petites mécaniques . . . gardezvous de leur ôter un cheveu d' la tête . . . car enfin , raisonnons... Si vous brisez le pain à la mécanique... je dis le pain, parce que ça vient naturellement à la bouche, qu'est-c' que vous mangerez demain ?
tous , sourdement.
Nous mang'rons. . . nous mang'rons. . .
COLIGNON , avec chaleur.
Vous mang'rez rien dutout... parce que vous n'aurez pas de pain avec ! . . . Ce qu'il faut poursuivre , c'est un tas d' machines inutiles , comme les métiers à tisser. . . les. . .